Ton grand objectif, c'étaient les Jeux Olympiques. Pourquoi ne l'as-tu pas atteint?

EVENEPOEL: "C'est vrai que j'en attendais plus. J'étais super bien préparé avec, après un bon mois de juillet, un stage presque parfait en altitude à Livigno. Les tests passés dans les cols démontraient que j'étais prêt, mais je suis arrivé fatigué. Je manquais de fraîcheur alors qu'une semaine avant, j'étais bien. Ça m'a servi de leçon."

Qu'as-tu retenu de la façon dont tu as abordé la course?

EVENEPOEL: "On m'a critiqué parce que j'ai attaqué trop vite et c'est exact. C'est arrivé au moment où le peloton éclatait en trois parties. J'ai suivi mon instinct et j'ai commis une erreur, je l'admets. Je dois parfois dompter mon tempérament, attendre le bon moment. Bref: être plus malin."

On a dit qu'il y avait eu des frictions avant la course, que tu n'avais pas voulu sortir avec l'équipe belge la veille de la course parce que tu préférais faire du rouleau.

EVENEPOEL: "Quand il ne fait pas chaud, je préfère faire du rouleau la veille d'une course, mais aux Jeux Olympiques, ce ne fut pas le cas. À l'EURO et au championnat du monde non plus. On dit beaucoup de choses. Je ne pense vraiment pas être du genre à mettre une mauvaise ambiance dans un groupe. Vous pouvez le demander aux autres." (il sourit)

LA VUELTA

Tu as dévoilé ton programme lors de la présentation de l'équipe, à Calpe. Outre les classiques ardennaises, où Quick-Step Alpha Vinyl misera sur Julian Alaphilippe, on constate que tu vas disputer pas mal de courses à étapes avant la Vuelta, ton objectif principal.

EVENEPOEL: ( Sans hésiter) "Pour moi, ces épreuves de longue haleine constituent la meilleure préparation. Même si elles ne serviront pas toutes qu'à ça. Tirreno-Adriatico, le Tour du Pays Basque et le Tour de Suisse sont des courses du World Tour, des épreuves de haut niveau. Je vais pouvoir m'y mesurer aux meilleurs et, si l'opportunité se présente, je tenterai d'y décrocher une bonne place au classement final. Mais c'est vrai que l'objectif est d'arriver en grande forme à la Vuelta, sans faire une fixation sur le résultat. Ce sera mon deuxième grand tour et je me réjouis d'y être. J'aime rouler en Espagne, car ça me rappelle de bons souvenirs."

Ton équipe n'a pas l'habitude de rouler pour le classement final dans un grand tour. Seras-tu soutenu en haute montagne?

EVENEPOEL: "C'est dans cet objectif qu'on a recruté quelques bons coureurs mais pour le moment, on ne sait pas encore qui va disputer le Tour d'Espagne. Les objectifs de l'équipe en dépendront. Sélectionnera-t-on un sprinteur? Tentera-t-on avant tout de remporter des étapes? Roulera-t-on pour le classement final? Mais même si on part avec une équipe composée pour moitié de sprinteurs, je suis sûr qu'il y aura moyen de faire de belles choses."

Retrouvez l'interview complète avec Remco Evenepoel dans leGuide cyclisme 2022 de Sport/Foot Magazine.

Ton grand objectif, c'étaient les Jeux Olympiques. Pourquoi ne l'as-tu pas atteint? EVENEPOEL: "C'est vrai que j'en attendais plus. J'étais super bien préparé avec, après un bon mois de juillet, un stage presque parfait en altitude à Livigno. Les tests passés dans les cols démontraient que j'étais prêt, mais je suis arrivé fatigué. Je manquais de fraîcheur alors qu'une semaine avant, j'étais bien. Ça m'a servi de leçon."Qu'as-tu retenu de la façon dont tu as abordé la course? EVENEPOEL: "On m'a critiqué parce que j'ai attaqué trop vite et c'est exact. C'est arrivé au moment où le peloton éclatait en trois parties. J'ai suivi mon instinct et j'ai commis une erreur, je l'admets. Je dois parfois dompter mon tempérament, attendre le bon moment. Bref: être plus malin."On a dit qu'il y avait eu des frictions avant la course, que tu n'avais pas voulu sortir avec l'équipe belge la veille de la course parce que tu préférais faire du rouleau. EVENEPOEL: "Quand il ne fait pas chaud, je préfère faire du rouleau la veille d'une course, mais aux Jeux Olympiques, ce ne fut pas le cas. À l'EURO et au championnat du monde non plus. On dit beaucoup de choses. Je ne pense vraiment pas être du genre à mettre une mauvaise ambiance dans un groupe. Vous pouvez le demander aux autres." (il sourit)Tu as dévoilé ton programme lors de la présentation de l'équipe, à Calpe. Outre les classiques ardennaises, où Quick-Step Alpha Vinyl misera sur Julian Alaphilippe, on constate que tu vas disputer pas mal de courses à étapes avant la Vuelta, ton objectif principal.EVENEPOEL: ( Sans hésiter) "Pour moi, ces épreuves de longue haleine constituent la meilleure préparation. Même si elles ne serviront pas toutes qu'à ça. Tirreno-Adriatico, le Tour du Pays Basque et le Tour de Suisse sont des courses du World Tour, des épreuves de haut niveau. Je vais pouvoir m'y mesurer aux meilleurs et, si l'opportunité se présente, je tenterai d'y décrocher une bonne place au classement final. Mais c'est vrai que l'objectif est d'arriver en grande forme à la Vuelta, sans faire une fixation sur le résultat. Ce sera mon deuxième grand tour et je me réjouis d'y être. J'aime rouler en Espagne, car ça me rappelle de bons souvenirs."Ton équipe n'a pas l'habitude de rouler pour le classement final dans un grand tour. Seras-tu soutenu en haute montagne? EVENEPOEL: "C'est dans cet objectif qu'on a recruté quelques bons coureurs mais pour le moment, on ne sait pas encore qui va disputer le Tour d'Espagne. Les objectifs de l'équipe en dépendront. Sélectionnera-t-on un sprinteur? Tentera-t-on avant tout de remporter des étapes? Roulera-t-on pour le classement final? Mais même si on part avec une équipe composée pour moitié de sprinteurs, je suis sûr qu'il y aura moyen de faire de belles choses."Retrouvez l'interview complète avec Remco Evenepoel dans leGuide cyclisme 2022 de Sport/Foot Magazine.