Alors qu'ils apparaissaient, avec leurs lunettes de soleil sur le nez, comme les Blues Brothers belges juste avant le Mondial, Wout Van Aert et Remco Evenepoel ne semblent plus sur la même longueur d'ondes depuis. Alors que leur cohabitation semblait harmonieuse jusque là, l'échec de la Belgique à Louvain a semble-t-il fait ressortir les égos des deux champions belges.

La première salve est venu du cadet lors d'une émission de la VRT. "Le meilleur coureur en course derrière Alaphilippe ? C'est difficile à dire, mais j'aurais pu devenir champion du monde",avait délcaré le Brabançon sur le plateau d'Extra Time. Il estimait que le sélectionneur Sven Vanthourenhout ne lui avait pas vraiment donné sa chance. "Après le Smeysberg, j'ai été demander à Sven et Serge (ndlr: Pauwels) si je pouvais recevoir ma chance et mais leur réponse a de nouveau été négative". "C'était clair que les leaders étaient Wout et Jasper (ndlr: Stuyven). Ensuite, j'ai accompli mon travail sans rechigner, comme je l'aurais fait chez Deceuninck-Quick Step.", expliquait Evenepoel qui a aussi abordé la tactique de départ mise en place par le sélectionneur belge. "Nous avons eu une réunion d'équipe le vendredi après-midi. Je trouvais que les consignes étaient floues et j'ai passé la nuit avec tous ces doutes. Le samedi, j'ai donc été voir Sven Vanthourenhout et Serge Pauwels. Après la reconnaissance, j'avais le sentiment que je pouvais avoir des opportunités pour m'échapper sur ce parcours et qu'il y avait des scénarios dans lesquels je pouvais l'emporter.", continait celui qui a levé les bras sur la Coppa Bernocchi ce lundi.

Ces propos ont manifestement fait hérisser la mèche blanche de Wout Van Aert qui est revenu sur les déclarations du jeune prodige après sa reconnaissance du parcours de Paris-Roubaix."J'ai été très surpris quand j'ai vu ça mercredi soir, a lancé le champion de Belgique. "Je regrette ce qu'il a pu dire. Le coach a eu, à mes yeux, le mérite de mettre sur pied une tactique qui avait le mérite de la clarté. Remco l'a accepté. Personne n'a remis la stratégie en cause avant. C'est donc un peu facile de le faire après...",ironisait le coureur de la Jumbo-Visma.

Au moins Filippo Ganna a mis les deux Belges d'accord sur le contre-la-montre des Mondiaux., belga
Au moins Filippo Ganna a mis les deux Belges d'accord sur le contre-la-montre des Mondiaux. © belga

"Remco en a dit plus à la télé que dans le bus. Je peux comprendre qu'il y ait des critiques quand le résultat n'est pas là, mais c'est dommage de tenir un discours qui prend un virage à 180 degrés par rapport à celui que vous avez en interne. J'étais extrêmement déçu de ne pas avoir pu finir le boulot. À 180 km de l'arrivée, ce n'était pas prévu que Remco attaque car il devait être le dernier à m'accompagner avec Stuyven. Notre intention était de courir défensivement mais nous ne pouvions pas rappeler Remco à ce moment-là. Il n'y avait pas d'oreillettes et avec le bruit des supporters, il était très compliqué de communiquer. Est-ce que quelque chose s'est cassé avec Remco ? On va devoir en discuter pour aplanir les problèmes car on va encore être amenés à cohabiter en équipe nationale."

Troisième épisode ce samedi sur les routes d'Emilie-Romagne où Evenepoel a terminé 5e de la course après avoir travaillé pour un Joao Almeida pourtant largement battu par Primoz Roglic. Le Belge de 21 ans semblait vouloir apaiser la situation. "Je n'étais pas mal intentionnée et j'ai peut-être bien été trop négatif dans mes commentaires", confessait Remco Evenepoel. "J'ai parlé de mon ressenti. Si Wout avait été dans un bon jour, nous étions tous convaincus qu'il avait 9 chances sur 10 de l'emporter, mais ce ne fut malheureusement pas le cas. Sa réaction m'a fait un peu peur et nous nous sommes échangé plusieurs messages via Whatsapp. Mais nous avons convenu de nous concentrer sur nos derniers objectifs de la saison avant de rediscuter de tout cela plus tard à tête reposée. Nous sommes assez adultes pour savoir nous parler."La voie de la sagesse et du dialogue semblait être de retour entre les deux médaillés du championnat du monde du contre-la-montre.

Mais visiblement, Wout Van Aert n'a pas perçu cette volonté d'apaisement de son cadet. Sur les ondes de Radio 1, il en a remis une couche. "Pour commencer, nous aurions dû en discuter entre nous. Car nous avions une équipe pour parler de la tactique en course. Je ne pense pas qu'un plateau de télévision soit le lieu approprié pour parler de ce genre de choses", a-t-il affirmé.

"Ce que je trouve étrange, c'est que Remco confirme avoir bien compris la tactique pour ensuite dire à la télévision qu'elle n'était pas claire et qu'il voulait rouler pour lui même, car il avait les jambes. Je suis tombé des nues quand je l'ai entendu.", a ajouté celui qui a terminé 7e de Paris-Roubaix ce dimanche avant de revenir dans les détails sur le plan du clan belge pour cette course. "Remco n'a pas fait que ce qu'on lui avait demandé" "Ce n'était pas à lui d'attaquer à 180 kilomètres de l'arrivée, c'était plutôt une mission pour un Victor Campenaerts. En attaquant si tôt, Remco a gaspillé ses forces." , estime le citoyen d'Herentals.

Il faudra en tout cas que les deux hommes crèvent l'abcès étant donné qu'ils seront sûrement encore repris dans des sélections pour de prochains championnats d'Europe ou du monde. Mais Wout Van Aert a tenu à rester positif sur ce point. "Je pense que nous pouvons parfaitement courir ensemble, mais Remco doit mieux communiquer acec les autres. Si la course convient mieux à Remco, je me sacrifierai certainement pour lui. Mais nous devons discuter de ces choses entre nous et pas par médias interposés.", a-t-il conclu.

Alors qu'ils apparaissaient, avec leurs lunettes de soleil sur le nez, comme les Blues Brothers belges juste avant le Mondial, Wout Van Aert et Remco Evenepoel ne semblent plus sur la même longueur d'ondes depuis. Alors que leur cohabitation semblait harmonieuse jusque là, l'échec de la Belgique à Louvain a semble-t-il fait ressortir les égos des deux champions belges.La première salve est venu du cadet lors d'une émission de la VRT. "Le meilleur coureur en course derrière Alaphilippe ? C'est difficile à dire, mais j'aurais pu devenir champion du monde",avait délcaré le Brabançon sur le plateau d'Extra Time. Il estimait que le sélectionneur Sven Vanthourenhout ne lui avait pas vraiment donné sa chance. "Après le Smeysberg, j'ai été demander à Sven et Serge (ndlr: Pauwels) si je pouvais recevoir ma chance et mais leur réponse a de nouveau été négative". "C'était clair que les leaders étaient Wout et Jasper (ndlr: Stuyven). Ensuite, j'ai accompli mon travail sans rechigner, comme je l'aurais fait chez Deceuninck-Quick Step.", expliquait Evenepoel qui a aussi abordé la tactique de départ mise en place par le sélectionneur belge. "Nous avons eu une réunion d'équipe le vendredi après-midi. Je trouvais que les consignes étaient floues et j'ai passé la nuit avec tous ces doutes. Le samedi, j'ai donc été voir Sven Vanthourenhout et Serge Pauwels. Après la reconnaissance, j'avais le sentiment que je pouvais avoir des opportunités pour m'échapper sur ce parcours et qu'il y avait des scénarios dans lesquels je pouvais l'emporter.", continait celui qui a levé les bras sur la Coppa Bernocchi ce lundi.Ces propos ont manifestement fait hérisser la mèche blanche de Wout Van Aert qui est revenu sur les déclarations du jeune prodige après sa reconnaissance du parcours de Paris-Roubaix."J'ai été très surpris quand j'ai vu ça mercredi soir, a lancé le champion de Belgique. "Je regrette ce qu'il a pu dire. Le coach a eu, à mes yeux, le mérite de mettre sur pied une tactique qui avait le mérite de la clarté. Remco l'a accepté. Personne n'a remis la stratégie en cause avant. C'est donc un peu facile de le faire après...",ironisait le coureur de la Jumbo-Visma."Remco en a dit plus à la télé que dans le bus. Je peux comprendre qu'il y ait des critiques quand le résultat n'est pas là, mais c'est dommage de tenir un discours qui prend un virage à 180 degrés par rapport à celui que vous avez en interne. J'étais extrêmement déçu de ne pas avoir pu finir le boulot. À 180 km de l'arrivée, ce n'était pas prévu que Remco attaque car il devait être le dernier à m'accompagner avec Stuyven. Notre intention était de courir défensivement mais nous ne pouvions pas rappeler Remco à ce moment-là. Il n'y avait pas d'oreillettes et avec le bruit des supporters, il était très compliqué de communiquer. Est-ce que quelque chose s'est cassé avec Remco ? On va devoir en discuter pour aplanir les problèmes car on va encore être amenés à cohabiter en équipe nationale."Troisième épisode ce samedi sur les routes d'Emilie-Romagne où Evenepoel a terminé 5e de la course après avoir travaillé pour un Joao Almeida pourtant largement battu par Primoz Roglic. Le Belge de 21 ans semblait vouloir apaiser la situation. "Je n'étais pas mal intentionnée et j'ai peut-être bien été trop négatif dans mes commentaires", confessait Remco Evenepoel. "J'ai parlé de mon ressenti. Si Wout avait été dans un bon jour, nous étions tous convaincus qu'il avait 9 chances sur 10 de l'emporter, mais ce ne fut malheureusement pas le cas. Sa réaction m'a fait un peu peur et nous nous sommes échangé plusieurs messages via Whatsapp. Mais nous avons convenu de nous concentrer sur nos derniers objectifs de la saison avant de rediscuter de tout cela plus tard à tête reposée. Nous sommes assez adultes pour savoir nous parler."La voie de la sagesse et du dialogue semblait être de retour entre les deux médaillés du championnat du monde du contre-la-montre.Mais visiblement, Wout Van Aert n'a pas perçu cette volonté d'apaisement de son cadet. Sur les ondes de Radio 1, il en a remis une couche. "Pour commencer, nous aurions dû en discuter entre nous. Car nous avions une équipe pour parler de la tactique en course. Je ne pense pas qu'un plateau de télévision soit le lieu approprié pour parler de ce genre de choses", a-t-il affirmé."Ce que je trouve étrange, c'est que Remco confirme avoir bien compris la tactique pour ensuite dire à la télévision qu'elle n'était pas claire et qu'il voulait rouler pour lui même, car il avait les jambes. Je suis tombé des nues quand je l'ai entendu.", a ajouté celui qui a terminé 7e de Paris-Roubaix ce dimanche avant de revenir dans les détails sur le plan du clan belge pour cette course. "Remco n'a pas fait que ce qu'on lui avait demandé" "Ce n'était pas à lui d'attaquer à 180 kilomètres de l'arrivée, c'était plutôt une mission pour un Victor Campenaerts. En attaquant si tôt, Remco a gaspillé ses forces." , estime le citoyen d'Herentals.Il faudra en tout cas que les deux hommes crèvent l'abcès étant donné qu'ils seront sûrement encore repris dans des sélections pour de prochains championnats d'Europe ou du monde. Mais Wout Van Aert a tenu à rester positif sur ce point. "Je pense que nous pouvons parfaitement courir ensemble, mais Remco doit mieux communiquer acec les autres. Si la course convient mieux à Remco, je me sacrifierai certainement pour lui. Mais nous devons discuter de ces choses entre nous et pas par médias interposés.", a-t-il conclu.