Pour briller mieux que les autres dans un championnat où les plus grands talents sont en transit, Bruges comprend depuis plusieurs années que la politique du transfert idéal ne s'arrête pas quand le joueur signe son contrat dans la Venise du Nord. "Une partie de notre métier, c'est d'être capable de créer de la valeur", explique d'ailleurs Vincent Mannaert dans nos colonnes. "De faire une bonne estimation de la cote d'un joueur, et d'avoir un bon aperçu de son potentiel. Quand ces deux axes se croisent, c'est là qu'il faut laisser partir le joueur."

Pour Krépin Diatta comme pour Emmanuel Dennis, l'intersection des courbes est fixée par le Club à l'été 2020. Un an après avoir mis en vitrine le talent de Wesley, au point de ne pas recruter d'attaquant malgré les souhaits d'Ivan Leko lors du mercato hivernal alors que le géant auriverde était en pleine sécheresse et que les Blauw en Zwart chassaient un Genk lancé vers le titre. Si la réalité sportive donnera finalement raison au coach croate, la financière valide le raisonnement de sa direction, quand Aston Villa dépose vingt-cinq millions sur la table brugeoise pour faire traverser la Manche au Brésilien.

Plus régulier qu'un Emmanuel Dennis qui ne trouvera jamais d'acquéreur au prix exigé par Bruges malgré son doublé au Bernabéu, Krépin Diatta boucle la saison avortée avec un bilan de huit buts et quatre passes décisives un peu maigre pour convaincre les acheteurs potentiels de tutoyer les vingt millions en période de Covid, à l'heure d'envoyer leur offre au Jan Breydel. L'été reste donc calme, puis le passage de Philippe Clement au 4-3-3 fait décoller les statistiques d'un joueur au profil atypique, meneur droitier excentré à droite, jusqu'à la barre des dix buts atteinte en plein mois de janvier.

L'instant reste-t-il pour autant propice à la vente d'un talent prometteur? Plus que l'évolution personnelle de Diatta, c'est peut-être la réalité du noyau brugeois qui incite aujourd'hui le Club à se séparer du Sénégalais cet hiver. L'éclosion irrésistible de Charles De Ketelaere et le transfert majuscule de Bas Dost réduisent les opportunités dans un secteur offensif blauw en zwart Noa Lang a rapidement rejoint Hans Vanaken dans la colonne "incontournables". Son caractère le rendant difficile à mettre sur le banc dans les grands rendez-vous, qui n'auraient donc plus d'impact sur sa valeur marchande, le timing était sans doute idéal pour le Club, qui devrait aller dénicher un nouveau joueur prometteur, capable de faire des différences dans la plupart des rencontres nationales pour amortir la perte sportive au sein d'un calendrier surchargé.

Pour briller mieux que les autres dans un championnat où les plus grands talents sont en transit, Bruges comprend depuis plusieurs années que la politique du transfert idéal ne s'arrête pas quand le joueur signe son contrat dans la Venise du Nord. "Une partie de notre métier, c'est d'être capable de créer de la valeur", explique d'ailleurs Vincent Mannaert dans nos colonnes. "De faire une bonne estimation de la cote d'un joueur, et d'avoir un bon aperçu de son potentiel. Quand ces deux axes se croisent, c'est là qu'il faut laisser partir le joueur."Pour Krépin Diatta comme pour Emmanuel Dennis, l'intersection des courbes est fixée par le Club à l'été 2020. Un an après avoir mis en vitrine le talent de Wesley, au point de ne pas recruter d'attaquant malgré les souhaits d'Ivan Leko lors du mercato hivernal alors que le géant auriverde était en pleine sécheresse et que les Blauw en Zwart chassaient un Genk lancé vers le titre. Si la réalité sportive donnera finalement raison au coach croate, la financière valide le raisonnement de sa direction, quand Aston Villa dépose vingt-cinq millions sur la table brugeoise pour faire traverser la Manche au Brésilien.Plus régulier qu'un Emmanuel Dennis qui ne trouvera jamais d'acquéreur au prix exigé par Bruges malgré son doublé au Bernabéu, Krépin Diatta boucle la saison avortée avec un bilan de huit buts et quatre passes décisives un peu maigre pour convaincre les acheteurs potentiels de tutoyer les vingt millions en période de Covid, à l'heure d'envoyer leur offre au Jan Breydel. L'été reste donc calme, puis le passage de Philippe Clement au 4-3-3 fait décoller les statistiques d'un joueur au profil atypique, meneur droitier excentré à droite, jusqu'à la barre des dix buts atteinte en plein mois de janvier.L'instant reste-t-il pour autant propice à la vente d'un talent prometteur? Plus que l'évolution personnelle de Diatta, c'est peut-être la réalité du noyau brugeois qui incite aujourd'hui le Club à se séparer du Sénégalais cet hiver. L'éclosion irrésistible de Charles De Ketelaere et le transfert majuscule de Bas Dost réduisent les opportunités dans un secteur offensif blauw en zwart où Noa Lang a rapidement rejoint Hans Vanaken dans la colonne "incontournables". Son caractère le rendant difficile à mettre sur le banc dans les grands rendez-vous, qui n'auraient donc plus d'impact sur sa valeur marchande, le timing était sans doute idéal pour le Club, qui devrait aller dénicher un nouveau joueur prometteur, capable de faire des différences dans la plupart des rencontres nationales pour amortir la perte sportive au sein d'un calendrier surchargé.