Alfred Schreuder n'a pas manqué ses débuts au FC Bruges

Une victoire à domicile contre Saint-Trond n'est certes pas un exploit incroyable, mais Alfred Schreuder a effectué quelques changements dans son onze de base et a mis en place un système différent que sous Philippe Clement. Avec trois défenseurs, Ruud Vormer comme milieu défensif et Bas Dost en point de fixation dans les seize mètres. Ces choix n'ont cependant pas conduit à un football étincelant. Au contraire.
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Une victoire à domicile contre Saint-Trond n'est certes pas un exploit incroyable, mais Alfred Schreuder a effectué quelques changements dans son onze de base et a mis en place un système différent que sous Philippe Clement. Avec trois défenseurs, Ruud Vormer comme milieu défensif et Bas Dost en point de fixation dans les seize mètres. Ces choix n'ont cependant pas conduit à un football étincelant. Au contraire.Le jeu brugeois manquait de rythme et les occasions furent trop rares. L'équipe a beaucoup joué sur la largeur du terrain, même si l'on sait que Schreuder réclame plus de patience en possession et ne veut pas abuser de longs ballons ou dans la profondeur. Néanmoins, il y a eu très peu de surprise et de variété dans le jeu proposé. À cet égard, Schreuder a encore du travail qui l'attend à Bruges. Beaucoup de travail. Mais il en a conscience.Il est en revanche remarquable que le Club n'ait pratiquement pas concédé d'occasions. C'était l'une des premières missions du nouvel entraîneur puisque le Club avait déjà encaissé 28 buts cete saison, soit autant que le voisin du Cercle qui se trouve pourtant bien plus bas dans le classement. Mais encore une fois, Saint-Trond n'est pas une référence dans notre championnat, et certainement pas dans son jeu offensif. Il faudra donc attendre et voir ce que les autres accents sur lesquels Schreuder a insisté donneront à l'avenir.Le Club veut absolument remporter les lauriers nationaux mais il voit que l'Union Saint-Gilloise ne s'effondre pas. Mais attention, les actuels leaders de la compétition vont affronter un calendrier dantesque dans les prochaines semaines : à domicile contre Genk, en déplacement au FC Bruges, à domicile contre Anderlecht et enfin sur la pelouse de l'Antwerp. Le côté imperturbable du jeu développé par les hommes de Felice Mazzu est d'ailleurs remarquable.Dans le même temps, le voisin d'Anderlecht a perdu deux points précieux contre le Standard, mettant ainsi fin à sa belle série réalisée avant la trêve hivernale. Cette contre-performance va rendre la lutte pour la quatrième place très excitante, La Gantoise ayant aussi perdu des plumes sur la pelouse de Courtrai. Dominateurs dans le jeu, les Bruxellois ont eu les occasions de faire le break contre des Standarmen peu inspirés. Ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes. Malgré cette impuissance dans le jeu, les Liégeois ont encore ramené quelque chose d'un déplacement chez l'un des ténors de la compétition après le partage au FC Bruges et la victoire à l'Antwerp. Et c'est plutôt frappant.La compétition belge reste exigeante et capricieuse sauf pour le Beerschot qui reste englué dans sa spirale négative. L'adversaire du week-end, Genk, n'était certainement pas un cadeau mais le niveau affiché par les Rats était encore totalement insuffisant. Comment sortir de cette situation ? En changeant de nouveau de coach ? Ce n'est pas une garantie de succès non plus. A Genk, cependant, les résultats du changement de pouvoir opéré sur le banc commencent à se voir. Et s'il y a bien un technicien qui est capable de changer les choses à court terme, c'est Bernd Storck. Sa méthode de travail peut être parfois un peu choquante pour certains mais au final, c'est un entraîneur très clair dans ce qu'il exige, ce qui est sans doute le plus facile pour tout le monde.Rafael Benitez a pris la porte à Goodison Park ce dimanche. Il n'a pas réussi à obtenir à Everton les mêmes résultats que lors de sa période chez le voisin de Liverpool. Parmi les successeurs de l'Espagnol, on cite un de ses compatriotes qui connaît bien les Toffees: Roberto Martinez. Le nom du sélectionneur national a souvent circulé parmi les rumeurs des clubs qui se sont séparés de leur chef d'orchestre ces derniers mois. Il en fut même question à Barcelone, mais jamais cela n'est devenu concret. La différence, cette fois-ci, serait qu'il y aurait eu des contacts noués entre les deux parties et nous devrons attendre et voir ce qu'il se passera dans les prochaines semaines. Il est évident que l'Union Belge ne souhaite pas perdre Martinez à moins d'un an de la Coupe du monde et il ne serait pas facile de trouver un successeur. D'autre part, n'arrive-t-on pas doucement à une fin de cycle après plus de cinq ans de collaboration avec l'entraîneur espagnol ? Il n'a pas réussi à remporter le trophée espéré et n'est sans doute plus aussi intouchable qu'après la troisième place acquise au Mondial en Russie. D'un autre côté, l'entente avec le groupe diabolique reste au beau fixe. Mais cela n'est évidemment pas le critère à prendre en compte lorsque vous décidez de pousuivre ou pas avec quelqu'un.