Dans les grands espaces verts du Domaine de Luchin, centre névralgique du football lillois, tous semblaient intimement persuadés que cette saison devait être celle d'Amadou Onana. Le tout frais Diable rouge, lancé par Roberto Martinez sous la tunique nationale au mois de juin dernier, était destiné à devenir un incontournable du onze des Dogues. Une saison suffirait, dirait-on, pour convaincre les clubs de Premier League à empiler les millions pour valider une traversée de la Manche.

Le scénario était soigneusement écrit. Le départ annoncé de Renato Sanches, pas toujours régulier mais parfois époustouflant dans le Nord, libérait une place dans l'équipe de Paulo Fonseca pour le milieu belge, alors que la récente arrivée d'un jeune milieu de terrain aux paramètres physiques hors du commun permettait déjà d'envisager la saison 2023-2024, planifiée sans Onana. Finalement, l'appétit inattendu des clubs de Premier League pour un joueur qui ne facture "que" 40% de temps de jeu lors de l'exercice écoulé chamboule les plans lillois. West Ham, puis Everton se sont manifestés, à des sommes déjà vertigineuses pour un joueur qui s'apprête seulement à fêter ses 21 ans.

Si la Belgique se frotte les mains en pensant à ce transfert vers la ligue la plus compétitive au monde pour celui qu'elle imagine déjà comme le successeur d'Axel Witsel, ce n'est pas dans un rôle de sentinelle ou de bouclier défensif qu'Onana a convaincu l'Angleterre de passer les millions sur la table de multiplications. S'il est capable de faire le "sale boulot" dans un milieu à deux, notamment grâce à sa puissance physique doublée d'une belle vélocité pour son gabarit, c'est surtout en possession de balle que l'ancien milieu de terrain d'Hambourg se met en évidence, jouant plus volontiers un rôle de numéro huit que de "six".

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Balle au pied, Amadou Onana fait des ravages. Une conduite à la fois puissante et agile, doublée d'une volonté incessante de faire avancer le jeu. Capable de casser les lignes ballon au pied grâce à une orientation du corps qui fait des différences puis une foulée rapide et maîtrisée, le Diable rouge n'a pas encore la régularité d'un taulier, mais sait déjà distribuer quelques coups de poignard bien sentis au milieu de terrain adverse. Au sein d'une Premier League qui raffole des profils semblables, Onana dispose d'une matière première intéressante pour le transformer en box-to-box de référence sur les prés anglais. Si sa productivité reste encore faible (trois buts et une passe décisive la saison dernière), la marge de progression en la matière est néanmoins considérée comme conséquente par ceux qui le suivent de près.

La principale question en vue de l'avenir du Belge est plutôt de savoir s'il saura briller sur nonante minutes comme il est actuellement capable de le faire par épisodes. En cas de réponse positive, la Premier League n'a pas fini de couvrir nos compatriotes de louanges.

Dans les grands espaces verts du Domaine de Luchin, centre névralgique du football lillois, tous semblaient intimement persuadés que cette saison devait être celle d'Amadou Onana. Le tout frais Diable rouge, lancé par Roberto Martinez sous la tunique nationale au mois de juin dernier, était destiné à devenir un incontournable du onze des Dogues. Une saison suffirait, dirait-on, pour convaincre les clubs de Premier League à empiler les millions pour valider une traversée de la Manche. Le scénario était soigneusement écrit. Le départ annoncé de Renato Sanches, pas toujours régulier mais parfois époustouflant dans le Nord, libérait une place dans l'équipe de Paulo Fonseca pour le milieu belge, alors que la récente arrivée d'un jeune milieu de terrain aux paramètres physiques hors du commun permettait déjà d'envisager la saison 2023-2024, planifiée sans Onana. Finalement, l'appétit inattendu des clubs de Premier League pour un joueur qui ne facture "que" 40% de temps de jeu lors de l'exercice écoulé chamboule les plans lillois. West Ham, puis Everton se sont manifestés, à des sommes déjà vertigineuses pour un joueur qui s'apprête seulement à fêter ses 21 ans.Si la Belgique se frotte les mains en pensant à ce transfert vers la ligue la plus compétitive au monde pour celui qu'elle imagine déjà comme le successeur d'Axel Witsel, ce n'est pas dans un rôle de sentinelle ou de bouclier défensif qu'Onana a convaincu l'Angleterre de passer les millions sur la table de multiplications. S'il est capable de faire le "sale boulot" dans un milieu à deux, notamment grâce à sa puissance physique doublée d'une belle vélocité pour son gabarit, c'est surtout en possession de balle que l'ancien milieu de terrain d'Hambourg se met en évidence, jouant plus volontiers un rôle de numéro huit que de "six".Balle au pied, Amadou Onana fait des ravages. Une conduite à la fois puissante et agile, doublée d'une volonté incessante de faire avancer le jeu. Capable de casser les lignes ballon au pied grâce à une orientation du corps qui fait des différences puis une foulée rapide et maîtrisée, le Diable rouge n'a pas encore la régularité d'un taulier, mais sait déjà distribuer quelques coups de poignard bien sentis au milieu de terrain adverse. Au sein d'une Premier League qui raffole des profils semblables, Onana dispose d'une matière première intéressante pour le transformer en box-to-box de référence sur les prés anglais. Si sa productivité reste encore faible (trois buts et une passe décisive la saison dernière), la marge de progression en la matière est néanmoins considérée comme conséquente par ceux qui le suivent de près.La principale question en vue de l'avenir du Belge est plutôt de savoir s'il saura briller sur nonante minutes comme il est actuellement capable de le faire par épisodes. En cas de réponse positive, la Premier League n'a pas fini de couvrir nos compatriotes de louanges.