Big Dan avec le maillot du Bayern, du Standard ou de l'OM : on l'a en tête. Big Dan avec la vareuse de Man City, c'est tout de suite plus interloquant. Et pourtant, le défenseur aux 83 sélections chez les Diables est bel et bien passé chez les Skyblues... de façon furtive.

Flash-back. Après près de 70 matchs disputés avec le Standard de 1999 à 2001, Van Buyten s'envole pour Marseille, alors que le Bayern était déjà intéressé par ses services, comme il nous l'explique dans cet entretien spécial réalisé pour les 40 ans de Sport/Foot Magazine.

Avec ce transfert pour l'OM, les Rouches empochent la belle somme de 12 millions d'euros. A l'époque, le montant est conséquent, encore plus pour un défenseur.

Au Vélodrome, Big Dan s'épanouit. Trois années, près de 100 matchs disputés, 15 buts inscrits et le brassard de capitaine serré au bras. Le sud de la France plait au défenseur belge. "J'étais trop heureux à Marseille. J'avais une maison à Cassis avec vue sur mer. Pour la première fois, quand mes parents venaient me voir, ils étaient en vacances. Rien que pour voir mes parents heureux, j'aurais pu rester toute ma carrière à l'OM...", explique-t-il dans nos colonnes.

J'aurais pu rester toute ma carrière à l'OM.

Et pourtant, en janvier 2004, Van Buyten prend la direction de Manchester City, sous forme de prêt payant estimé à 1 million d'euros. Un choix de carrière qui paraît surprenant au vu de son épanouissement à Marseille. "Sans doute le seul mauvais choix de ma carrière", reconnait-il dans notre entretien.

Big Dan explique les dessous de cette décision : "Quand Bernard Tapie est revenu à l'OM, en 2001, il a débarqué avec 12 joueurs et a renvoyé José Anigo chez les U21. Forcément, quand celui-ci est revenu aux affaires, il a savouré sa vengeance. Tous les joueurs qui étaient venus avec Tapie ont été appelés dans son bureau. À deux jours de la fin du mercato d'hiver, ça a été mon tour. J'étais capitaine, je venais de mettre dix buts, on était qualifié en UEFA, mais il me dit que je ne vais plus jouer, que le coach (Albert Emon, ndlr) ne veut plus de moi. J'ai su que c'était faux, mais j'ai accepté l'échange proposé avec David Sommeil en allant à City".

Manchester City, sans doute le seul mauvais choix de ma carrière.

Lors de sa demi-saison chez les Skyblues, Daniel Van Buyten dispute cinq rencontres de Premier League. Et un match de FA Cup. Le jeune défenseur a l'occasion d'affronter Man United, Liverpool ou encore Chelsea. Pour le reste, il n'est même pas repris dans l'effectif. "Je n'étais pas prêt pour l'Angleterre (...) C'est d'ailleurs pour ça que j'avais refusé d'aller à Manchester United un an plus tôt", nous avoue-t-il.

Van Buyten retenu par Ruud van Nistelrooy., iStock
Van Buyten retenu par Ruud van Nistelrooy. © iStock

La mini aventure anglaise terminée, Van Buyten est de retour de prêt à l'OM. Il n'y reviendra en réalité jamais. Hambourg l'engage et Big Dan découvre la Bundesliga. Deux années plus tard, le natif de Chimay rejoint le grand Bayern. "Ma fierté, c'est que je suis arrivé à 28 ans au Bayern et que j'y ai été un pion important jusqu'à mes 36 ans. J'y ai gagné 16 trophées en 8 ans, j'ai joué deux des trois finales de C1."

Daniel Van Buyten avec Manchester City., iStock
Daniel Van Buyten avec Manchester City. © iStock
Big Dan avec le maillot du Bayern, du Standard ou de l'OM : on l'a en tête. Big Dan avec la vareuse de Man City, c'est tout de suite plus interloquant. Et pourtant, le défenseur aux 83 sélections chez les Diables est bel et bien passé chez les Skyblues... de façon furtive.Flash-back. Après près de 70 matchs disputés avec le Standard de 1999 à 2001, Van Buyten s'envole pour Marseille, alors que le Bayern était déjà intéressé par ses services, comme il nous l'explique dans cet entretien spécial réalisé pour les 40 ans de Sport/Foot Magazine. Avec ce transfert pour l'OM, les Rouches empochent la belle somme de 12 millions d'euros. A l'époque, le montant est conséquent, encore plus pour un défenseur.Au Vélodrome, Big Dan s'épanouit. Trois années, près de 100 matchs disputés, 15 buts inscrits et le brassard de capitaine serré au bras. Le sud de la France plait au défenseur belge. "J'étais trop heureux à Marseille. J'avais une maison à Cassis avec vue sur mer. Pour la première fois, quand mes parents venaient me voir, ils étaient en vacances. Rien que pour voir mes parents heureux, j'aurais pu rester toute ma carrière à l'OM...", explique-t-il dans nos colonnes. Et pourtant, en janvier 2004, Van Buyten prend la direction de Manchester City, sous forme de prêt payant estimé à 1 million d'euros. Un choix de carrière qui paraît surprenant au vu de son épanouissement à Marseille. "Sans doute le seul mauvais choix de ma carrière", reconnait-il dans notre entretien.Big Dan explique les dessous de cette décision : "Quand Bernard Tapie est revenu à l'OM, en 2001, il a débarqué avec 12 joueurs et a renvoyé José Anigo chez les U21. Forcément, quand celui-ci est revenu aux affaires, il a savouré sa vengeance. Tous les joueurs qui étaient venus avec Tapie ont été appelés dans son bureau. À deux jours de la fin du mercato d'hiver, ça a été mon tour. J'étais capitaine, je venais de mettre dix buts, on était qualifié en UEFA, mais il me dit que je ne vais plus jouer, que le coach (Albert Emon, ndlr) ne veut plus de moi. J'ai su que c'était faux, mais j'ai accepté l'échange proposé avec David Sommeil en allant à City".Lors de sa demi-saison chez les Skyblues, Daniel Van Buyten dispute cinq rencontres de Premier League. Et un match de FA Cup. Le jeune défenseur a l'occasion d'affronter Man United, Liverpool ou encore Chelsea. Pour le reste, il n'est même pas repris dans l'effectif. "Je n'étais pas prêt pour l'Angleterre (...) C'est d'ailleurs pour ça que j'avais refusé d'aller à Manchester United un an plus tôt", nous avoue-t-il. La mini aventure anglaise terminée, Van Buyten est de retour de prêt à l'OM. Il n'y reviendra en réalité jamais. Hambourg l'engage et Big Dan découvre la Bundesliga. Deux années plus tard, le natif de Chimay rejoint le grand Bayern. "Ma fierté, c'est que je suis arrivé à 28 ans au Bayern et que j'y ai été un pion important jusqu'à mes 36 ans. J'y ai gagné 16 trophées en 8 ans, j'ai joué deux des trois finales de C1."