Erling Haaland pour près de 70 millions d'euros à Manchester City, Aurélien Tchouaméni pour le même montant au Real Madrid et le mercato estival n'a pourtant pas encore commencé officiellement. Face à l'activité de deux de ses concurrents, Liverpool ne pouvait pas rester silencieux et devrait annoncer dans les prochaines heures la venue de l'Uruguayen Darwin Nuñez, 22 ans, comme premier transfert important de l'entre-saison. L'attaquant va quitter Benfica pour une somme de 75 millions d'euros, qui, avec les différents bonus prévus, pourrait atteindre 100 millions d'euros, un record pour les vice-champions d'Angleterre et d'Europe.

Nuñez connait déjà bien cette étiquette d'achat le plus cher d'un club puisqu'on la lui a collée à deux reprises au cours de sa jeune carrière.Tout d'abord à Almería, modeste club espagnol, qui avait déboursé 13 millions d'euros pour lui faire traverser l'océan Atlantique. Le joueur avait été formé à Peñarol, l'une des grandes formations de son pays natal. Nuñez était également le détenteur du record à Benfica. Les Aigles avaient signé un chèque de 24 millions d'euros, alors qu'il n'avait joué qu'une seule saison avec Alméria, qui évoluait dans l'antichambre de la Liga.

Un début de carrière marqué par une déchirure des ligaments croisés

Le jeune Darwin Nuñez a effectué ses débuts professionnels à Peñarol, voici quatre ans. Il était réputé pour être un grand talent, mais certainement pas le plus grand du pays qui avait remporté la première Coupe du monde de l'histoire. L'attaquant s'était aussi déchiré les ligaments croisés et n'aurait dû être indispoible que pour une demi-saison. Sauf qu'avec les complications, il aura finalement loupé une saison complète. Une période difficile à vivre pour le jeune homme qui a même envisager de tout laisser tomber pour revenir travailler dans son village natal d'Artigas. Heureusement, son entraîneur et ses coéquipiers sont parvenus à le convaincre de ne rien lâcher.

Nuñez n'a pas joué longtemps pour l'équipe de première de Peñarol puisqu'après seulement 22 matches, des clubs européens lui faisaient déjà la cour. Il ne s'agissait pas encore des plus grandes équipes et c'est finalement Almería qui a mis le grappin dessus. L'Uruguayen ne s'est cependant pas éternisé dans le sud de l'Espagne. Après une seule saison et 16 buts en 32 rencontres, il quittait un club qui n'avait pas réussi à être promu en Liga pour Benfica, le grand club portugais. Une offre difficile à refuser.

Nunez sous les couleurs d'Alméria, en D2 espagnole. Il signera 16 goals en 32 rencontres avant de rejoindre Benfica., iStock
Nunez sous les couleurs d'Alméria, en D2 espagnole. Il signera 16 goals en 32 rencontres avant de rejoindre Benfica. © iStock

Lors de sa première saison à l'Estadio da Luz, le nouveau transfert record a impressionné l'entraîneur Jorge Jesus. "Il est aujourd'hui le transfert entrant le plus cher de l'histoire du club, et je ne doute pas que dans quelques années, il sera aussi le transfert sortant le plus cher", avait affirmé l'ancien technicien des Aigles à l'époque. Des mots presque prophétiques, même s'il n'aura pas battu les 126 millions d'euros de João Félix lors de son départ pour l'Atlético Madrid. Sa première saison dans la capitale portugaise est correcte, sans atteindre des sommets. Il plante 13 roses en 43 matches et délivre 12 passes décisives. Une bonne année d'adaptation avant de s'affirmer.

Personne n'a été plus efficace que lui dans les cinq grands championnats

C'est surtout cette saison que Nuñez a régalé les spectateurs de l'Estadio da Luz. Il a marqué à 26 reprises en 28 apparitions dans le championnat portugais. Soit une moyenne d'un but toutes les 76 minutes. Avec ces chiffres, il a fait mieux que... tout le monde dans les cinq grandes compétitions européennes. Ces statistiques sont d'autant plus impressionnantes que Benfica n'a pas livré une grande saison dans sa compétition nationale. Les Diabos vermelhos n'ont terminé qu'à la troisième place, à dix-sept points du champion, le FC Porto. La Primeira Liga portugaise est donc devenue trop petite en une saison pour le " nouvel Edinson Cavani ". Lorsqu'il a changé d'agent pour rejoindre l'écurie de Jorge Mendes, tout le monde se doutait qu'un transfert vers une grande équipe européenne allait alors se mettre en place.

Liverpool a alors tout mis en oeuvre pour attirer Darwin Nuñez dans le nord de l'Angleterre. Pour l'entraîneur Jürgen Klopp, il pourrait être la dernière pièce du puzzle qui doit l'aider à faire tomber City de son trône anglais et pour aller soulever une nouvelle Coupe aux grandes oreilles. L'Uruguayen est polyvalent et possède un profil unique. Avec ses 1,87 m, il est assez grand, solidement bâti et doté d'un excellent jeu de tête. Mais il est surtout dangereux grâce à son explosivité sur les premiers mètres qui lui permet de faire la différence contre ses adversaires directs. Ses courses sont aussi très intelligente, ce qui lui permet d'être un fléau pour la défense à tout moment du match.

Malgré ses nombreux buts, Nuñez ne peut pas vraiment être présenté comme un target man. Il préfère jouer sur les flancs à côté d'un vrai attaquant de pointe du style de Romelu Lukaku. Cette saison à Benfica, il jouait plutôt sur le flanc ou juste derrière les avants-centre que sont Roman Yaremchuk et Haris Seferovic. Un profil qui correspond parfaitement au jeu de Liverpool, où les attaquants changent constamment de position. L'Uruguayen va surtout apporter d'autres solutions et une arme supplémentaire grâce à ses qualités dans les airs. Un point où les attaquants de Liverpool n'excellaient pas spécialement.

S'il va apporter de la taille à l'attaque de Liverpool, Darwin Nunez est aussi un joueur avec une grande explosivité sur les premiers mètres., iStock
S'il va apporter de la taille à l'attaque de Liverpool, Darwin Nunez est aussi un joueur avec une grande explosivité sur les premiers mètres. © iStock

Jürgen Klopp va aussi hériter d'un joueur facile à gérer. L'Uruguayen est très terre à terre, comme le prouve une anecdote sur son séjour en Espagne, que son ancien coéquipier Badia a raconté à The Athletic. "Une fois, on est allé acheter un téléphone ensemble. Je pensais qu'on allait prendre les plus chers, mais ce n'était pas dans les intentions de Darwin. Finalement, on a pris des téléphones ordinaires, et quand je lui ai demandé pourquoi il avait préféré un appareil si bon marché, il m'a répondu ceci: "Avec ce téléphone, je peux passer des appels, c'est tout ce dont j'ai besoin". Darwin Nuñez est aussi présenté comme un joueur doté d'un grand professionnalisme. Quand il a débarqué à Almería en 2019, il avait déjà son propre nutritionniste et son propre préparateur physique avec lui. Il voulait tout mettre en oeuvre pour réussir son aventure européenne. Et cela semble bien fonctionner puisqu'il vient de décrocher un transfert à Liverpool.

Erling Haaland pour près de 70 millions d'euros à Manchester City, Aurélien Tchouaméni pour le même montant au Real Madrid et le mercato estival n'a pourtant pas encore commencé officiellement. Face à l'activité de deux de ses concurrents, Liverpool ne pouvait pas rester silencieux et devrait annoncer dans les prochaines heures la venue de l'Uruguayen Darwin Nuñez, 22 ans, comme premier transfert important de l'entre-saison. L'attaquant va quitter Benfica pour une somme de 75 millions d'euros, qui, avec les différents bonus prévus, pourrait atteindre 100 millions d'euros, un record pour les vice-champions d'Angleterre et d'Europe.Nuñez connait déjà bien cette étiquette d'achat le plus cher d'un club puisqu'on la lui a collée à deux reprises au cours de sa jeune carrière.Tout d'abord à Almería, modeste club espagnol, qui avait déboursé 13 millions d'euros pour lui faire traverser l'océan Atlantique. Le joueur avait été formé à Peñarol, l'une des grandes formations de son pays natal. Nuñez était également le détenteur du record à Benfica. Les Aigles avaient signé un chèque de 24 millions d'euros, alors qu'il n'avait joué qu'une seule saison avec Alméria, qui évoluait dans l'antichambre de la Liga. Le jeune Darwin Nuñez a effectué ses débuts professionnels à Peñarol, voici quatre ans. Il était réputé pour être un grand talent, mais certainement pas le plus grand du pays qui avait remporté la première Coupe du monde de l'histoire. L'attaquant s'était aussi déchiré les ligaments croisés et n'aurait dû être indispoible que pour une demi-saison. Sauf qu'avec les complications, il aura finalement loupé une saison complète. Une période difficile à vivre pour le jeune homme qui a même envisager de tout laisser tomber pour revenir travailler dans son village natal d'Artigas. Heureusement, son entraîneur et ses coéquipiers sont parvenus à le convaincre de ne rien lâcher.Nuñez n'a pas joué longtemps pour l'équipe de première de Peñarol puisqu'après seulement 22 matches, des clubs européens lui faisaient déjà la cour. Il ne s'agissait pas encore des plus grandes équipes et c'est finalement Almería qui a mis le grappin dessus. L'Uruguayen ne s'est cependant pas éternisé dans le sud de l'Espagne. Après une seule saison et 16 buts en 32 rencontres, il quittait un club qui n'avait pas réussi à être promu en Liga pour Benfica, le grand club portugais. Une offre difficile à refuser. Lors de sa première saison à l'Estadio da Luz, le nouveau transfert record a impressionné l'entraîneur Jorge Jesus. "Il est aujourd'hui le transfert entrant le plus cher de l'histoire du club, et je ne doute pas que dans quelques années, il sera aussi le transfert sortant le plus cher", avait affirmé l'ancien technicien des Aigles à l'époque. Des mots presque prophétiques, même s'il n'aura pas battu les 126 millions d'euros de João Félix lors de son départ pour l'Atlético Madrid. Sa première saison dans la capitale portugaise est correcte, sans atteindre des sommets. Il plante 13 roses en 43 matches et délivre 12 passes décisives. Une bonne année d'adaptation avant de s'affirmer.C'est surtout cette saison que Nuñez a régalé les spectateurs de l'Estadio da Luz. Il a marqué à 26 reprises en 28 apparitions dans le championnat portugais. Soit une moyenne d'un but toutes les 76 minutes. Avec ces chiffres, il a fait mieux que... tout le monde dans les cinq grandes compétitions européennes. Ces statistiques sont d'autant plus impressionnantes que Benfica n'a pas livré une grande saison dans sa compétition nationale. Les Diabos vermelhos n'ont terminé qu'à la troisième place, à dix-sept points du champion, le FC Porto. La Primeira Liga portugaise est donc devenue trop petite en une saison pour le " nouvel Edinson Cavani ". Lorsqu'il a changé d'agent pour rejoindre l'écurie de Jorge Mendes, tout le monde se doutait qu'un transfert vers une grande équipe européenne allait alors se mettre en place. Liverpool a alors tout mis en oeuvre pour attirer Darwin Nuñez dans le nord de l'Angleterre. Pour l'entraîneur Jürgen Klopp, il pourrait être la dernière pièce du puzzle qui doit l'aider à faire tomber City de son trône anglais et pour aller soulever une nouvelle Coupe aux grandes oreilles. L'Uruguayen est polyvalent et possède un profil unique. Avec ses 1,87 m, il est assez grand, solidement bâti et doté d'un excellent jeu de tête. Mais il est surtout dangereux grâce à son explosivité sur les premiers mètres qui lui permet de faire la différence contre ses adversaires directs. Ses courses sont aussi très intelligente, ce qui lui permet d'être un fléau pour la défense à tout moment du match. Malgré ses nombreux buts, Nuñez ne peut pas vraiment être présenté comme un target man. Il préfère jouer sur les flancs à côté d'un vrai attaquant de pointe du style de Romelu Lukaku. Cette saison à Benfica, il jouait plutôt sur le flanc ou juste derrière les avants-centre que sont Roman Yaremchuk et Haris Seferovic. Un profil qui correspond parfaitement au jeu de Liverpool, où les attaquants changent constamment de position. L'Uruguayen va surtout apporter d'autres solutions et une arme supplémentaire grâce à ses qualités dans les airs. Un point où les attaquants de Liverpool n'excellaient pas spécialement.Jürgen Klopp va aussi hériter d'un joueur facile à gérer. L'Uruguayen est très terre à terre, comme le prouve une anecdote sur son séjour en Espagne, que son ancien coéquipier Badia a raconté à The Athletic. "Une fois, on est allé acheter un téléphone ensemble. Je pensais qu'on allait prendre les plus chers, mais ce n'était pas dans les intentions de Darwin. Finalement, on a pris des téléphones ordinaires, et quand je lui ai demandé pourquoi il avait préféré un appareil si bon marché, il m'a répondu ceci: "Avec ce téléphone, je peux passer des appels, c'est tout ce dont j'ai besoin". Darwin Nuñez est aussi présenté comme un joueur doté d'un grand professionnalisme. Quand il a débarqué à Almería en 2019, il avait déjà son propre nutritionniste et son propre préparateur physique avec lui. Il voulait tout mettre en oeuvre pour réussir son aventure européenne. Et cela semble bien fonctionner puisqu'il vient de décrocher un transfert à Liverpool.