Non, ce n'était pas la saison de Diego Simeone et de l'Atlético. En Liga, les Colchoneros ont réalisé le minimum syndical en décrochant une troisième place, synonyme de qualification pour la Ligue des champions. Mais pour le reste, le mot clé était : instabilité.
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Non, ce n'était pas la saison de Diego Simeone et de l'Atlético. En Liga, les Colchoneros ont réalisé le minimum syndical en décrochant une troisième place, synonyme de qualification pour la Ligue des champions. Mais pour le reste, le mot clé était : instabilité. Un mot qui ne fait pas spécialement parti du vocabulaire d'El Cholo, adepte de la rigueur, de la certitude, de la détermination et de la constance. Lors du dernier exercice, l'on n'a rien vu de tout cela au Wanda Metropolitano. La faute aussi à l'entraîneur argentin, qui a pris conscience de ses propres erreurs et entend bien remédier à la situation. Le technicien de 52 ans a cherché en vain pendant toute la saison le système qui conviendrait le mieux à son équipe. Il a essayé la défense à quatre et la ligne arrière composée par trois défenseurs centraux. Ces hésitations tactiques ont semble-t-il semné le doute au sein de l'équipe. La solide muraille rojiblanca, qui était la marque de fabrique de l'équipe de Simeone, s'est fissurée de toutes parts. Jamais l'Atlético n'avait autant encaissé depuis la prise de pouvoir de l'entraîneur argentin. Jan Oblak a en effet dû aller repêcher 43 ballons au fond de ses filets. Pour retrouver sa stabilité défensive, les champions d'Espagne 2021 vont se mettre en quête d'un bon arrière droit, étant donné que le départ de Kieran Trippier pour Newcastle, en janvier dernier, n'a toujours pas été compensé. Le milieu de terrain devra aussi subir quelques ajustements afin de retrouver plus de force et d'équilibre. Il faudra des profils capables de penser non seulement de manière offensive mais aussi défensive.Et c'est là qu'Axel Witsel entre en scène. Simeone voit le Liégeois comme une aubaine, étant donné qu'il arriverait gratuitement du Borussia Dortmund avec lequel son contrat se terminait en juin. Mais plus que son prix, c'est surtout le profil de travailleur de l'ombre qui plaît au guide des Colchoneros. Le Diable rouge de 33 ans est considéré comme le ciment qui permettra de reboucher les fissures apparues lors de la saison écoulée.Pour le poste de numéro six, Witsel entrera en concurrence avec le Centrafricain Geoffrey Kondogbia, 29 ans, qui a porté à cinq reprises le maillot de l'équipe de France. Le Belge possède cependant une meilleure conduite de balle et est surtout beaucoup plus précis dans son passing. Axel Witsel, qui parle le français, le portugais, l'anglais et qui se débrouillerait assez bien en espagnol, est un véritable joueur de collectif qui n'hésite pas à s'impliquer dans l'encadrement des jeunes joueurs de l'équipe. "Au Borussia Dortmund, il m'a aidé à progresser fortement sur le plan mental. Il venait régulièrement discuter avec moi", racontait Sergio Gómez à Marca. L'actuel latéral d'Anderlecht n'a pas bénéficié de beaucoup de temps de jeu au Signal Iduna Park. Une période difficile à vivre, mais pendant laquelle il a pu compter sur le soutien du Diable rouge.Le jeune retraité Javi García, a bien connu Witsel à Benfica et au Zenit Saint-Pétersbourg. Il ne tarit pas d'éloges sur notre compatriote dans les colonnes de Marca. "Il s'entendait bien avec tout le monde : Russes, Portugais... C'est quelqu'un de toujours positif et d'important dans un vestiaire". Un ciment à prise rapide aussi bien sur la pelouse qu'en-dehors.Javi Garcia s'est aussi exprimé sur les qualités purement footballistiques de son ancien compagnon: "Techniquement, il est très bon, il est très solide et il est vraiment difficile de le déposséder du cuir. C'est un garçon qui a accumulé beaucoup d'expérience et qui perd vraiment rarement un ballon", détaille celui qui vient de terminer sa carrière sous les couleurs de Boavista, dans le championnat portugais.Autant de qualités que Diego Simeone devrait pouvoir utiliser à bon escient la saison prochaine.