Daan Goossens, ex-footballeur, 27 ans, raconte cette semaine dans Sport/Foot Magazine les abus qui lui ont été infligés par un ancien entraîneur quand il avait seize ans. "Il venait s'asseoir près de moi et il me caressait la jambe. Il me demandait si j'allais bien. J'avais envie de me sauver mais je n'osais pas. Je n'étais pas capable de me défendre."

Depuis quelques années, on a eu droit à plusieurs témoignages d'abus sexuels dans le monde du sport. Il y a eu des histoires en judo et en gymnastique. Dans le foot belge, ça reste exceptionnel. Daan Goossens n'est que le deuxième à parler dans les médias, trois ans après le témoignage d'une autre victime, Jan Van Aken, déjà dans Sport/Foot Magazine. Pourtant, des études scientifiques révèlent qu'il n'y a aucune raison pour qu'il y ait moins d'abus dans le football que dans d'autres sports ou dans d'autres domaines de la société.

"Je dépérissais"

Voici quelques années, en Angleterre, des centaines de victimes s'étaient exprimées après la confession d'un ancien professionnel, Andy Woodward, qui avait révélé avoir été abusé quand il jouait en équipes de jeunes. Mais en Belgique, c'est resté un sujet tabou. En 2018, Sport/Foot Magazine et un quotidien flamand ont essayé de mener une enquête et envoyé un questionnaire aux clubs de D1A et D1B, mais la Pro League leur a demandé de ne pas collaborer. Un personnage en vue de l'association des clubs pros nous avait lancé : "Vous cherchez du négatif là où il n'y en a pas."

Daan Goossens espère que son témoignage encouragera d'autres victimes à sortir du bois, leur fera comprendre qu'elles ne sont pas des cas isolés. Cette solitude, il l'a lui-même ressentie : "À certaines périodes, je ne mangeais plus, je ne quittais plus mon lit. Je dépérissais. Je me sentais seul au monde. J'en suis arrivé à croire que personne ne pourrait m'aider, que je ne parviendrais plus jamais à sortir de mon lit. Je pleurais, je ne faisais que ça. Je ne savais pas qu'une personne pouvait pleurer autant. Je pleurais tellement que ça me donnait des maux de tête. Je voulais que cet enfer s'arrête.

Kristof De Ryck

Daan Goossens, ex-footballeur, 27 ans, raconte cette semaine dans Sport/Foot Magazine les abus qui lui ont été infligés par un ancien entraîneur quand il avait seize ans. "Il venait s'asseoir près de moi et il me caressait la jambe. Il me demandait si j'allais bien. J'avais envie de me sauver mais je n'osais pas. Je n'étais pas capable de me défendre."Depuis quelques années, on a eu droit à plusieurs témoignages d'abus sexuels dans le monde du sport. Il y a eu des histoires en judo et en gymnastique. Dans le foot belge, ça reste exceptionnel. Daan Goossens n'est que le deuxième à parler dans les médias, trois ans après le témoignage d'une autre victime, Jan Van Aken, déjà dans Sport/Foot Magazine. Pourtant, des études scientifiques révèlent qu'il n'y a aucune raison pour qu'il y ait moins d'abus dans le football que dans d'autres sports ou dans d'autres domaines de la société.Voici quelques années, en Angleterre, des centaines de victimes s'étaient exprimées après la confession d'un ancien professionnel, Andy Woodward, qui avait révélé avoir été abusé quand il jouait en équipes de jeunes. Mais en Belgique, c'est resté un sujet tabou. En 2018, Sport/Foot Magazine et un quotidien flamand ont essayé de mener une enquête et envoyé un questionnaire aux clubs de D1A et D1B, mais la Pro League leur a demandé de ne pas collaborer. Un personnage en vue de l'association des clubs pros nous avait lancé : "Vous cherchez du négatif là où il n'y en a pas."Daan Goossens espère que son témoignage encouragera d'autres victimes à sortir du bois, leur fera comprendre qu'elles ne sont pas des cas isolés. Cette solitude, il l'a lui-même ressentie : "À certaines périodes, je ne mangeais plus, je ne quittais plus mon lit. Je dépérissais. Je me sentais seul au monde. J'en suis arrivé à croire que personne ne pourrait m'aider, que je ne parviendrais plus jamais à sortir de mon lit. Je pleurais, je ne faisais que ça. Je ne savais pas qu'une personne pouvait pleurer autant. Je pleurais tellement que ça me donnait des maux de tête. Je voulais que cet enfer s'arrête.Kristof De Ryck