On ne va pas se mentir, quand votre gardienne est votre meilleure joueuse après avoir pris six pions dans la casquette, c'est que ça ne s'est pas trop bien passé pour vous. Trop fortes, tout simplement trop fortes, les Néerlandaises, qui ont dominé les Red Flames dans tous les compartiments du jeu sur la pelouse du stade Roi Baudouin, lors d'une rencontre amicale qui s'inscrivait dans le cadre du projet "Three Nations, One Goal", la triple candidature de la Belgique, de l'Allemagne et des Pays-Bas pour l'organisation du Mondial 2027.

Techniquement, d'abord, avec un ballon monopolisé par les joueuses de Sarina Wiegman derrière lequel les Flames d'Ives Serneels ont passé quasi nonante minutes à courir. Physiquement, surtout, quand ces dernières, après avoir un peu miraculeusement tenu le marquoir à 0-1 à la pause, ont lâché et se sont pris quatre buts entre la 54e et la 67e minute. La faute à des Oranje Leeuwinnen "une classe au-dessus", de l'avis même d'Amber Tysiak (21 ans), titularisée pour sa première cap aux côtés de Julie Biesmans dans l'axe central de la défense en l'absence de Laura De Neve (blessée au pied). Une première internationale où la jeune défenseuse d'OHL s'est retrouvée chargée de contrer les attaques venues des pieds de Vivianne Miedema, la superstar d'Arsenal, ou encore Lieke Martens, l'ailière de Barcelone, sacrée Joueuse UEFA de l'année en 2017 (et passée par le Standard au début des années 2010...). Paye ton baptême du feu...

"On a bien tenu en première période, ça aurait pu être 1-1 ou 0-3, mais en deuxième, au niveau du talent et du physique, cela a tout changé."

Ives Serneels

Car même si la moyenne d'âge du onze de départ était comparable (25 ans pour la Belgique, 26 pour les Pays-Bas), le niveau d'expérience au plus haut niveau, lui, ne l'était pas. "Un paramètre déterminant", expliquait d'ailleurs le sélectionneur en conférence de presse. Tout comme l'agressivité de nos adversaires, symbolisé par le duel entre l'arrière de l'Ajax Stefanie van der Gragt, 28 ans, et l'ailière du Standard Davinia Vanmechelen, 21 ans.

Trop fortes, décidément, nos voisines, dont on n'a même pas eu l'impression qu'elles aient eu à forcer leur talent pour claquer un set aux Belges. Tout au plus aura-t-il suffi de contrôler le jeu et d'accélérer quand il le fallait pour mettre Justien Odeurs (autrice d'un très bon match et sans qui le score aurait pu être encore bien plus lourd, rappelons-le) et sa défense en danger. Ce qui est arrivé souvent ce jeudi soir...

Et même s'il y a eu cette barre transversale touchée par Davina Philtjens à 0-0 (pour info, la latérale gauche est sortie à la mi-temps, touchée au genou), jamais on a vraiment cru que les Flames auraient pu obtenir nettement mieux que ce résultat logique. "Dès la première minute, on a vu que c'était très fort", ajoutait Serneels à l'issue de la rencontre. "Ce n'est pas un hasard si elles ont gagné l'EURO 2017 et atteint la finale de la Coupe du monde 2019. On a bien tenu en première période, ça aurait pu être 1-1 ou 0-3, mais en deuxième, au niveau du talent et du physique, cela a tout changé." Et démontré le chemin qu'il reste à parcourir d'ici l'EURO 2022 pour le groupe Flames, toujours en phase d'apprentissage malgré son ambition.

Feuille de match

Belgique : Odeurs, Deloose, Tysiak, Biesmans, Philtjens (46e Iliano), Missipo, Minnaert (73e Van de Velde), Vanmechelen (73e Van Kherckhoven), Cayman, De Caigny, Wullaert (73e Eurlings)

Pays-Bas : Van Veenendaal, Wilms (64e Beerensteyn), Van der Gragt (64e Van Es), Nouwen, Van Dongen, Spitse (73e Pelova), Van den Donk (84e Kaagman), Groenen, Miedema (73e Snoeijs), Martens (84e Jansen), Roord

Buts : 61e Minnaert/34e Miedema, 54e Roord, 64e Van der Gragt, 67e Martens, 81e Van de Donk, 90e Jansen

On ne va pas se mentir, quand votre gardienne est votre meilleure joueuse après avoir pris six pions dans la casquette, c'est que ça ne s'est pas trop bien passé pour vous. Trop fortes, tout simplement trop fortes, les Néerlandaises, qui ont dominé les Red Flames dans tous les compartiments du jeu sur la pelouse du stade Roi Baudouin, lors d'une rencontre amicale qui s'inscrivait dans le cadre du projet "Three Nations, One Goal", la triple candidature de la Belgique, de l'Allemagne et des Pays-Bas pour l'organisation du Mondial 2027.Techniquement, d'abord, avec un ballon monopolisé par les joueuses de Sarina Wiegman derrière lequel les Flames d'Ives Serneels ont passé quasi nonante minutes à courir. Physiquement, surtout, quand ces dernières, après avoir un peu miraculeusement tenu le marquoir à 0-1 à la pause, ont lâché et se sont pris quatre buts entre la 54e et la 67e minute. La faute à des Oranje Leeuwinnen "une classe au-dessus", de l'avis même d'Amber Tysiak (21 ans), titularisée pour sa première cap aux côtés de Julie Biesmans dans l'axe central de la défense en l'absence de Laura De Neve (blessée au pied). Une première internationale où la jeune défenseuse d'OHL s'est retrouvée chargée de contrer les attaques venues des pieds de Vivianne Miedema, la superstar d'Arsenal, ou encore Lieke Martens, l'ailière de Barcelone, sacrée Joueuse UEFA de l'année en 2017 (et passée par le Standard au début des années 2010...). Paye ton baptême du feu... Car même si la moyenne d'âge du onze de départ était comparable (25 ans pour la Belgique, 26 pour les Pays-Bas), le niveau d'expérience au plus haut niveau, lui, ne l'était pas. "Un paramètre déterminant", expliquait d'ailleurs le sélectionneur en conférence de presse. Tout comme l'agressivité de nos adversaires, symbolisé par le duel entre l'arrière de l'Ajax Stefanie van der Gragt, 28 ans, et l'ailière du Standard Davinia Vanmechelen, 21 ans.Trop fortes, décidément, nos voisines, dont on n'a même pas eu l'impression qu'elles aient eu à forcer leur talent pour claquer un set aux Belges. Tout au plus aura-t-il suffi de contrôler le jeu et d'accélérer quand il le fallait pour mettre Justien Odeurs (autrice d'un très bon match et sans qui le score aurait pu être encore bien plus lourd, rappelons-le) et sa défense en danger. Ce qui est arrivé souvent ce jeudi soir...Et même s'il y a eu cette barre transversale touchée par Davina Philtjens à 0-0 (pour info, la latérale gauche est sortie à la mi-temps, touchée au genou), jamais on a vraiment cru que les Flames auraient pu obtenir nettement mieux que ce résultat logique. "Dès la première minute, on a vu que c'était très fort", ajoutait Serneels à l'issue de la rencontre. "Ce n'est pas un hasard si elles ont gagné l'EURO 2017 et atteint la finale de la Coupe du monde 2019. On a bien tenu en première période, ça aurait pu être 1-1 ou 0-3, mais en deuxième, au niveau du talent et du physique, cela a tout changé." Et démontré le chemin qu'il reste à parcourir d'ici l'EURO 2022 pour le groupe Flames, toujours en phase d'apprentissage malgré son ambition.