Des joueurs sifflés et insultés par leurs supporters à la fin d'un match, une scène de déjà-vu. Un gardien accusé de racisme par ses propres fans, c'est plus inhabituel. Nul doute que le Bordeaux-Montpellier du 20 mars dernier aura été un tournant dans la saison bordelaise. Cela fait quelques semaines que le torchon brûlait entre le groupe de supporters des Ultramarines et deux des cadres du vestiaire, Benoit Costil et Laurent Koscielny. Lors de la rencontre face à Montpellier, les tensions ont éclaté au grand jour. Et symbolisent le malaise qu'il existe aux Girondins.

Un nouvel investisseur bien connu

En 2018, le groupe M6, jusqu'alors propriétaire du club bordelais, vendait le club à un fonds d'investissement américain. Le lien entre les supporters et les directions qui se succèdent ne cesse de se dégrader depuis lors. Le 9 avril 2021, King Street, devenu actionnaire unique, a annoncé sa volonté de vendre le club. Une course contre la montre s'amorce pour trouver une personne ou un groupe capable de reprendre le club, pensionnaire de Ligue 1. Gérard Lopez, bien connu en France avec la reprise du LOSC quelques années auparavant et chez nous puisqu'il détient encore l'Excel Mouscron, se présente. L'homme n'a pas laissé que des bons souvenirs, à l'Excel où les joueurs se sont mis en grève en décembre à cause de salaires non-payés. Finalement l'homme d'affaire reprendra le club bordelais le 23 juillet 2021, malgré les problèmes qu'il a laissé dans le Nord. "Le problème Gérard Lopez est passé au second plan parce qu'il fallait sauver le club", explique Adrien Mathieu, journaliste indépendant français et supporter des Girondins de Bordeaux. Beau parleur, Gérard Lopez a pris le soin de se mettre les supporters en poche à son arrivée. "Sa première annonce a été qu'il allait revenir à l'ancien logo du club. C'était une annonce phare pour les supporters. Il a directement annoncé vouloir rejouer l'Europe dans les trois ans". Neuf mois après la reprise du club, on en est loin.

Des erreurs de casting

Champions il y a treize ans, les Girondins sont lanterne rouge avec quatre petites victoires seulement après 30 journées de championnat. La rencontre de ce dimanche face à Metz est importante et une victoire est indispensable pour pouvoir envisager le maintien. Ce week-end, Bordeaux a enregistré sa première clean sheet de la saison. La première depuis le mois de mai, une éternité. "Je pense que beaucoup de supporters se sont dit qu'il pourrait reproduire à Bordeaux, ce qu'il avait fait à Lille. C'est-à-dire chercher un titre qui est attendu à Bordeaux depuis 2009. Mais les qualités dans l'effectif ne sont pas les mêmes", poursuit le suiveur bordelais. En arrivant à la fin du mois de juillet, le nouveau propriétaire a du s'activer en très peu de temps, sans étudier les profils. En découlent de nombreux joueurs qui n'ont pas le niveau de jeu requis et un entraineur, symbole de ces erreurs de casting. Annoncé juste après l'élimination de la France à l'Euro par son équipe Suisse, Vladimir Petkovic, arrive au Haillan dans le doute. Avec un jeu sans ambition, sans idée tactique claire, il prend la porte après 23 journées et des défaites 6-0 à Rennes et 5-0 à Reims. Son bilan est faible avec 20 points et 58 buts encaissés.

Reculer pour mieux avancer

Le match contre Metz, 19ème avec le même nombre de points, ressemble à la rencontre de la dernière chance pour les Girondins de Bordeaux. Pour Adrien Mathieu, descendre en Ligue 2 pourrait permettre au club de se restructurer et de repartir avec un vrai projet. "On voit qu'il y a eu quelques réussites dans les transferts cette saison. Jean Onana, que vous avez connu en Belgique, à Mouscron, par exemple. Descendre d'une ne serait pas une catastrophe en soit si on repart avec un projet clair. Il faut effectuer une purge dans l'effectif, repartir avec une identité de jeu et faire jouer des jeunes du club qui ont envie". Il reste huit journées à Bordeaux pour faire le travail et éviter une relégation de ce club historique qui n'a plus connu la Ligue 2 depuis la saison 1991-1992.

Des joueurs sifflés et insultés par leurs supporters à la fin d'un match, une scène de déjà-vu. Un gardien accusé de racisme par ses propres fans, c'est plus inhabituel. Nul doute que le Bordeaux-Montpellier du 20 mars dernier aura été un tournant dans la saison bordelaise. Cela fait quelques semaines que le torchon brûlait entre le groupe de supporters des Ultramarines et deux des cadres du vestiaire, Benoit Costil et Laurent Koscielny. Lors de la rencontre face à Montpellier, les tensions ont éclaté au grand jour. Et symbolisent le malaise qu'il existe aux Girondins.Un nouvel investisseur bien connuEn 2018, le groupe M6, jusqu'alors propriétaire du club bordelais, vendait le club à un fonds d'investissement américain. Le lien entre les supporters et les directions qui se succèdent ne cesse de se dégrader depuis lors. Le 9 avril 2021, King Street, devenu actionnaire unique, a annoncé sa volonté de vendre le club. Une course contre la montre s'amorce pour trouver une personne ou un groupe capable de reprendre le club, pensionnaire de Ligue 1. Gérard Lopez, bien connu en France avec la reprise du LOSC quelques années auparavant et chez nous puisqu'il détient encore l'Excel Mouscron, se présente. L'homme n'a pas laissé que des bons souvenirs, à l'Excel où les joueurs se sont mis en grève en décembre à cause de salaires non-payés. Finalement l'homme d'affaire reprendra le club bordelais le 23 juillet 2021, malgré les problèmes qu'il a laissé dans le Nord. "Le problème Gérard Lopez est passé au second plan parce qu'il fallait sauver le club", explique Adrien Mathieu, journaliste indépendant français et supporter des Girondins de Bordeaux. Beau parleur, Gérard Lopez a pris le soin de se mettre les supporters en poche à son arrivée. "Sa première annonce a été qu'il allait revenir à l'ancien logo du club. C'était une annonce phare pour les supporters. Il a directement annoncé vouloir rejouer l'Europe dans les trois ans". Neuf mois après la reprise du club, on en est loin. Des erreurs de castingChampions il y a treize ans, les Girondins sont lanterne rouge avec quatre petites victoires seulement après 30 journées de championnat. La rencontre de ce dimanche face à Metz est importante et une victoire est indispensable pour pouvoir envisager le maintien. Ce week-end, Bordeaux a enregistré sa première clean sheet de la saison. La première depuis le mois de mai, une éternité. "Je pense que beaucoup de supporters se sont dit qu'il pourrait reproduire à Bordeaux, ce qu'il avait fait à Lille. C'est-à-dire chercher un titre qui est attendu à Bordeaux depuis 2009. Mais les qualités dans l'effectif ne sont pas les mêmes", poursuit le suiveur bordelais. En arrivant à la fin du mois de juillet, le nouveau propriétaire a du s'activer en très peu de temps, sans étudier les profils. En découlent de nombreux joueurs qui n'ont pas le niveau de jeu requis et un entraineur, symbole de ces erreurs de casting. Annoncé juste après l'élimination de la France à l'Euro par son équipe Suisse, Vladimir Petkovic, arrive au Haillan dans le doute. Avec un jeu sans ambition, sans idée tactique claire, il prend la porte après 23 journées et des défaites 6-0 à Rennes et 5-0 à Reims. Son bilan est faible avec 20 points et 58 buts encaissés.Reculer pour mieux avancerLe match contre Metz, 19ème avec le même nombre de points, ressemble à la rencontre de la dernière chance pour les Girondins de Bordeaux. Pour Adrien Mathieu, descendre en Ligue 2 pourrait permettre au club de se restructurer et de repartir avec un vrai projet. "On voit qu'il y a eu quelques réussites dans les transferts cette saison. Jean Onana, que vous avez connu en Belgique, à Mouscron, par exemple. Descendre d'une ne serait pas une catastrophe en soit si on repart avec un projet clair. Il faut effectuer une purge dans l'effectif, repartir avec une identité de jeu et faire jouer des jeunes du club qui ont envie". Il reste huit journées à Bordeaux pour faire le travail et éviter une relégation de ce club historique qui n'a plus connu la Ligue 2 depuis la saison 1991-1992.