"Un goût amer dans la bouche." Voilà ce que ressentaient Janice Cayman et ses équipières au lendemain de la claque reçue face aux Pays-Bas de Vivianne Miedema, Jackie Groenen, et Lieke Martens sur la pelouse du stade Roi Baudouin (1-6). On les comprend. Auréolée d'une qualif' acquise avec style contre la Suisse (victoire 4-0 sur la pelouse de Den Dreef début décembre), la sélection belge n'a pas fait le poids face à un (très) gros morceau, vice-champion du monde et champion d'Europe en titre. "Ça nous remet un peu les pieds sur terre", expliquait d'ailleurs Cayman à ce propos. "Pas qu'on était en train de planer, mais on a senti la différence entre les grandes et les très grandes équipes. Et les Pays-Bas, cela fait partie du gratin mondial."

"On doit être plus solides collectivement. C'est ça qui nous a manqué ce jeudi."

Janice Cayman

Plus fortes techniquement, physiquement, plus agressives et expérimentées, les Oranje Leeuwinnen ont dominé leurs adversaires dans tous les compartiments du jeu. Avec une défaite 1-6 douloureuse, mais finalement logique pour les Flames. "On a commencé le match un peu comme si on était impressionnées par les Néerlandaises", poursuivait la joueuse de l'Olympique Lyonnais. "On a vite senti qu'en face, ça jouait très bien entre les lignes et ça nous a un peu mises dedans. Elles sont très fortes dans ce domaine-là et ce sont toutes des joueuses de grande qualité (certaines évoluent à Arsenal, Manchester United, l'Ajax ou encore l'Atlético, ndlr). On ne trouvait pas de solutions. Je pense qu'on a bien tenu en première mi-temps, avant de nous effondrer en seconde. C'est ça qui nous laisse ce goût amer. On peut faire mieux que ce qu'on a montré. Après le match, je me suis dit que j'aurais pu en faire plus. Mais c'est un travail d'équipe et on doit être plus solides collectivement. C'est ça qui nous a manqué ce jeudi."

Mais aussi cette agressivité, qui elle, n'a pas fait défaut aux Néerlandaises. En conférence de presse, le coach Ives Serneels soulignait d'ailleurs que la clé de la rencontre face à l'Allemagne serait sans doute ce mental à aiguiser au moment d'affronter les Teutonnes à Aix-la-Chapelle ce dimanche. "On avait toujours un temps de retard dans les duels", rappelait de son côté Cayman. "On était un peu perdues, mais je pense qu'on doit apprendre de ce match, être plus présentes dans les duels, faire preuve de plus de grinta. Être cette équipe belge qui parvient à rester organisée contre les ténors."

"C'est en jouant avec cette intensité qu'on progresse le plus, même si ça peut nous mettre une claque. C'est comme ça qu'on avance."

Janice Cayman

Il le faudra face à la deuxième nation au classement FIFA, quart de finaliste au dernier Mondial. "C'est en jouant avec cette intensité qu'on progresse le plus, même si ça peut nous mettre une claque. C'est comme ça qu'on grandit. On a déjà progressé, mais on doit encore bosser pour rejoindre ces pays qui ont de l'avance sur nous. À tous les points de vue : au niveau des duels, tactiquement, techniquement et physiquement."

On ne doute pas une seconde que les Allemandes, emmenées par Dzsenifer Marozsán, superbe playmaker capable de lire le jeu comme nulle autre ("La meilleure joueuse avec laquelle j'ai évolué", de l'aveu même de Cayman, qui a tout de même côtoyé des stars du calibre d'Ada Hegerberg, Wendie Renard et autres Lucy Bronze, pour ne citer qu'elles...), feront office de parfaites professeures pour les Red Flames. "Elle est techniquement impressionnante, elle trouve les espaces et est intelligente. Ce sera intéressant de voir comment on peut la contrer", concluait Janice à propos de sa partenaire à Lyon. Et il n'y aura pas qu'elle à faire déjouer dimanche !

"Un goût amer dans la bouche." Voilà ce que ressentaient Janice Cayman et ses équipières au lendemain de la claque reçue face aux Pays-Bas de Vivianne Miedema, Jackie Groenen, et Lieke Martens sur la pelouse du stade Roi Baudouin (1-6). On les comprend. Auréolée d'une qualif' acquise avec style contre la Suisse (victoire 4-0 sur la pelouse de Den Dreef début décembre), la sélection belge n'a pas fait le poids face à un (très) gros morceau, vice-champion du monde et champion d'Europe en titre. "Ça nous remet un peu les pieds sur terre", expliquait d'ailleurs Cayman à ce propos. "Pas qu'on était en train de planer, mais on a senti la différence entre les grandes et les très grandes équipes. Et les Pays-Bas, cela fait partie du gratin mondial."Plus fortes techniquement, physiquement, plus agressives et expérimentées, les Oranje Leeuwinnen ont dominé leurs adversaires dans tous les compartiments du jeu. Avec une défaite 1-6 douloureuse, mais finalement logique pour les Flames. "On a commencé le match un peu comme si on était impressionnées par les Néerlandaises", poursuivait la joueuse de l'Olympique Lyonnais. "On a vite senti qu'en face, ça jouait très bien entre les lignes et ça nous a un peu mises dedans. Elles sont très fortes dans ce domaine-là et ce sont toutes des joueuses de grande qualité (certaines évoluent à Arsenal, Manchester United, l'Ajax ou encore l'Atlético, ndlr). On ne trouvait pas de solutions. Je pense qu'on a bien tenu en première mi-temps, avant de nous effondrer en seconde. C'est ça qui nous laisse ce goût amer. On peut faire mieux que ce qu'on a montré. Après le match, je me suis dit que j'aurais pu en faire plus. Mais c'est un travail d'équipe et on doit être plus solides collectivement. C'est ça qui nous a manqué ce jeudi." Mais aussi cette agressivité, qui elle, n'a pas fait défaut aux Néerlandaises. En conférence de presse, le coach Ives Serneels soulignait d'ailleurs que la clé de la rencontre face à l'Allemagne serait sans doute ce mental à aiguiser au moment d'affronter les Teutonnes à Aix-la-Chapelle ce dimanche. "On avait toujours un temps de retard dans les duels", rappelait de son côté Cayman. "On était un peu perdues, mais je pense qu'on doit apprendre de ce match, être plus présentes dans les duels, faire preuve de plus de grinta. Être cette équipe belge qui parvient à rester organisée contre les ténors."Il le faudra face à la deuxième nation au classement FIFA, quart de finaliste au dernier Mondial. "C'est en jouant avec cette intensité qu'on progresse le plus, même si ça peut nous mettre une claque. C'est comme ça qu'on grandit. On a déjà progressé, mais on doit encore bosser pour rejoindre ces pays qui ont de l'avance sur nous. À tous les points de vue : au niveau des duels, tactiquement, techniquement et physiquement." On ne doute pas une seconde que les Allemandes, emmenées par Dzsenifer Marozsán, superbe playmaker capable de lire le jeu comme nulle autre ("La meilleure joueuse avec laquelle j'ai évolué", de l'aveu même de Cayman, qui a tout de même côtoyé des stars du calibre d'Ada Hegerberg, Wendie Renard et autres Lucy Bronze, pour ne citer qu'elles...), feront office de parfaites professeures pour les Red Flames. "Elle est techniquement impressionnante, elle trouve les espaces et est intelligente. Ce sera intéressant de voir comment on peut la contrer", concluait Janice à propos de sa partenaire à Lyon. Et il n'y aura pas qu'elle à faire déjouer dimanche !