À Lisbonne, Bas Dostétait approvisionné par Bruno Fernandes, maintenant à Manchester United. Au VfL Wolfsburg, il était servi par Kevin De Bruyne. Ce n'est sans doute pas un hasard s'il a alors disputé ses deux meilleures saisons, marquant plus de trente buts. "Je dépends des joueurs qui m'entourent et de mon approvisionnement, mais c'est le cas de nombreux footballeurs. Fernandes avait également besoin d'équipiers qui amorçaient des actions ou créaient des brèches. De Bruyne était une exception. Extrêmement bon. Il créait lui-même ses occasions et ses espaces. Il délivrait toujours la bonne passe. Peu de joueurs en sont capables. Quand on le voit à la télévision, on pense que c'est logique, mais croyez-moi, ça ne l'est pas. La classe mondiale. Et il a encore progressé à Manchester City."

(...)

Le football est-il devenu trop commercial? Toi-même, à un moment donné, tu as perdu le plaisir de jouer.

BAS DOST: C'était au Sporting, quand les supporters s'en sont pris à leurs joueurs. Il est impossible de tomber plus bas. Ça a été très violent et j'ai perdu le plaisir de jouer. J'ai perdu ma connexion avec le public, j'ai eu peur de mes propres supporters. Sur le terrain et en dehors. Mais j'ai retrouvé ce plaisir. Je m'amuse beaucoup à l'entraînement ici. Les séances sont agréables et variées.

Tu a consulté un pyschologue du sport. Tu continues à le voir?

DOST: J'ai consulté une première fois à vingt ans, quand mon transfert d'Heerenveen à l'Ajax avait été bloqué. Je ne savais pas très bien comment me frayer un chemin dans le monde du football. Par la suite, j'ai continué à faire appel à ce psychologue, jusqu'à maintenant. Ce qui s'est passé au Portugal a été le pire moment de ma carrière. Il était très important alors d'avoir un soutien en dehors du football. Il se passe beaucoup de choses en football qu'il faut digérer, mais je ne pense pas que ce soit très différent d'un emploi normal. C'est quand même plus extrême pour nous, je pense. Nous sommes euphoriques une semaine, puis c'est le drame. Les différences sont très grandes. Notre société dans son ensemble est plus encline à la dépression ou au burn-out parce qu'elle est placée sous pression. Je n'y suis pas insensible. Moi non plus, je ne peux pas tout supporter et en fait, j'en suis très heureux.

À Lisbonne, Bas Dostétait approvisionné par Bruno Fernandes, maintenant à Manchester United. Au VfL Wolfsburg, il était servi par Kevin De Bruyne. Ce n'est sans doute pas un hasard s'il a alors disputé ses deux meilleures saisons, marquant plus de trente buts. "Je dépends des joueurs qui m'entourent et de mon approvisionnement, mais c'est le cas de nombreux footballeurs. Fernandes avait également besoin d'équipiers qui amorçaient des actions ou créaient des brèches. De Bruyne était une exception. Extrêmement bon. Il créait lui-même ses occasions et ses espaces. Il délivrait toujours la bonne passe. Peu de joueurs en sont capables. Quand on le voit à la télévision, on pense que c'est logique, mais croyez-moi, ça ne l'est pas. La classe mondiale. Et il a encore progressé à Manchester City."(...)Le football est-il devenu trop commercial? Toi-même, à un moment donné, tu as perdu le plaisir de jouer.BAS DOST: C'était au Sporting, quand les supporters s'en sont pris à leurs joueurs. Il est impossible de tomber plus bas. Ça a été très violent et j'ai perdu le plaisir de jouer. J'ai perdu ma connexion avec le public, j'ai eu peur de mes propres supporters. Sur le terrain et en dehors. Mais j'ai retrouvé ce plaisir. Je m'amuse beaucoup à l'entraînement ici. Les séances sont agréables et variées.Tu a consulté un pyschologue du sport. Tu continues à le voir?DOST: J'ai consulté une première fois à vingt ans, quand mon transfert d'Heerenveen à l'Ajax avait été bloqué. Je ne savais pas très bien comment me frayer un chemin dans le monde du football. Par la suite, j'ai continué à faire appel à ce psychologue, jusqu'à maintenant. Ce qui s'est passé au Portugal a été le pire moment de ma carrière. Il était très important alors d'avoir un soutien en dehors du football. Il se passe beaucoup de choses en football qu'il faut digérer, mais je ne pense pas que ce soit très différent d'un emploi normal. C'est quand même plus extrême pour nous, je pense. Nous sommes euphoriques une semaine, puis c'est le drame. Les différences sont très grandes. Notre société dans son ensemble est plus encline à la dépression ou au burn-out parce qu'elle est placée sous pression. Je n'y suis pas insensible. Moi non plus, je ne peux pas tout supporter et en fait, j'en suis très heureux.