Quels ont été les effets du confinement sur ta vie?

BJÖRN ENGELS: Pendant ma première saison, je me sentais très bien en Angleterre. Mais le Covid a tout foutu en l'air. Ma famille a encore pu venir une fois, pour Noël. Alors qu'avant ça, elle venait tous les quinze jours, pour nos matches à domicile, et aussi souvent à Londres vu qu'on jouait beaucoup de matches en déplacement là-bas. Pendant des mois, je n'ai plus vu personne. Ma fille est née en janvier et la famille l'a vue pour la première fois en mai. Mentalement, c'est difficile. On avait reçu des consignes claires du club: après l'entraînement, on devait directement rentrer à la maison. On devait avoir le moins possible de contacts. La priorité des priorités était que le championnat puisse continuer. En résumé, je ne jouais pas, je ne voyais pas mes amis, pas ma famille et je pouvais à peine quitter mes quatre murs. Pourquoi j'ai toujours rêvé de l'Angleterre? Pour l'ambiance dans les stades. Ça te procure une adrénaline incroyable. Là, j'étais condamné au banc et c'était mort.

Qu'est-ce que tu as appris pendant tes deux années en Angleterre?

ENGELS: La Premier League est un championnat où on fait tout pour toi. Ce n'est même pas normal. J'y suis devenu plus adulte. Ce n'est pas un reproche, mais en revenant ici, je dois me réadapter à certaines petites règles. Pas de GSM, pas de ceci, pas de cela. En Angleterre, il faut se tenir à des règles générales, mais ça ne les embête pas si tu es au téléphone. Freedom. Et puis le football... J'ai découvert le sport pour lequel j'étais allé dans ce pays. Là-bas, on ne lève jamais le pied et aucun match n'est facile. Chaque joueur a des qualités exceptionnelles. Il est soit super costaud, soit super rapide, soit super bon dans les duels aériens. Et il n'y a aucun domaine dans lequel il n'est pas bon. Je ne pensais pas que je pourrais jouer directement, mais ça a été le cas pendant la première saison. Je me souviendrai toujours de mes débuts, à Tottenham. Directement, ça y allait fort. Alors, il faut plus de temps pour récupérer. Généralement, tu as du mal le lendemain d'un match, tu es encore un peu raide le jour suivant puis tu es de nouveau au top le troisième jour. Là-bas, non. En tout cas pas au début.

Il y avait déjà eu des contacts avec l'Antwerp en janvier. Je croyais que tu allais rentrer à ce moment-là parce qu'il y avait l'EURO en ligne de mire.

ENGELS: Non, l'EURO était le dernier de mes soucis. Je voulais surtout rejouer. Mais à ce moment-là, j'estimais qu'un retour en Belgique n'aurait pas été une bonne chose. Je ne suis pas fan des transferts en janvier. D'accord, j'avais une possibilité pour revenir en Belgique, mais je ne le sentais pas parce que je ne voulais pas tout chambouler au milieu d'une saison. J'aurais dû gérer un déménagement et m'adapter à un nouveau club. Je me suis dit que si les gens de l'Antwerp étaient intéressés en janvier, ils le seraient encore en fin de saison. Et en effet, tout est allé très vite à la fin du championnat. Dès la première semaine de vacances, j'ai rencontré Sven Jaecques et le président. Ils ont été très convaincants, ils m'ont expliqué où ils voulaient en venir. Ils m'ont dit que je ne serais pas le seul transfert, qu'ils allaient encore faire venir d'autres bons joueurs. Il y a beaucoup d'ambition ici.

Quels ont été les effets du confinement sur ta vie?BJÖRN ENGELS: Pendant ma première saison, je me sentais très bien en Angleterre. Mais le Covid a tout foutu en l'air. Ma famille a encore pu venir une fois, pour Noël. Alors qu'avant ça, elle venait tous les quinze jours, pour nos matches à domicile, et aussi souvent à Londres vu qu'on jouait beaucoup de matches en déplacement là-bas. Pendant des mois, je n'ai plus vu personne. Ma fille est née en janvier et la famille l'a vue pour la première fois en mai. Mentalement, c'est difficile. On avait reçu des consignes claires du club: après l'entraînement, on devait directement rentrer à la maison. On devait avoir le moins possible de contacts. La priorité des priorités était que le championnat puisse continuer. En résumé, je ne jouais pas, je ne voyais pas mes amis, pas ma famille et je pouvais à peine quitter mes quatre murs. Pourquoi j'ai toujours rêvé de l'Angleterre? Pour l'ambiance dans les stades. Ça te procure une adrénaline incroyable. Là, j'étais condamné au banc et c'était mort.Qu'est-ce que tu as appris pendant tes deux années en Angleterre?ENGELS: La Premier League est un championnat où on fait tout pour toi. Ce n'est même pas normal. J'y suis devenu plus adulte. Ce n'est pas un reproche, mais en revenant ici, je dois me réadapter à certaines petites règles. Pas de GSM, pas de ceci, pas de cela. En Angleterre, il faut se tenir à des règles générales, mais ça ne les embête pas si tu es au téléphone. Freedom. Et puis le football... J'ai découvert le sport pour lequel j'étais allé dans ce pays. Là-bas, on ne lève jamais le pied et aucun match n'est facile. Chaque joueur a des qualités exceptionnelles. Il est soit super costaud, soit super rapide, soit super bon dans les duels aériens. Et il n'y a aucun domaine dans lequel il n'est pas bon. Je ne pensais pas que je pourrais jouer directement, mais ça a été le cas pendant la première saison. Je me souviendrai toujours de mes débuts, à Tottenham. Directement, ça y allait fort. Alors, il faut plus de temps pour récupérer. Généralement, tu as du mal le lendemain d'un match, tu es encore un peu raide le jour suivant puis tu es de nouveau au top le troisième jour. Là-bas, non. En tout cas pas au début.Il y avait déjà eu des contacts avec l'Antwerp en janvier. Je croyais que tu allais rentrer à ce moment-là parce qu'il y avait l'EURO en ligne de mire.ENGELS: Non, l'EURO était le dernier de mes soucis. Je voulais surtout rejouer. Mais à ce moment-là, j'estimais qu'un retour en Belgique n'aurait pas été une bonne chose. Je ne suis pas fan des transferts en janvier. D'accord, j'avais une possibilité pour revenir en Belgique, mais je ne le sentais pas parce que je ne voulais pas tout chambouler au milieu d'une saison. J'aurais dû gérer un déménagement et m'adapter à un nouveau club. Je me suis dit que si les gens de l'Antwerp étaient intéressés en janvier, ils le seraient encore en fin de saison. Et en effet, tout est allé très vite à la fin du championnat. Dès la première semaine de vacances, j'ai rencontré Sven Jaecques et le président. Ils ont été très convaincants, ils m'ont expliqué où ils voulaient en venir. Ils m'ont dit que je ne serais pas le seul transfert, qu'ils allaient encore faire venir d'autres bons joueurs. Il y a beaucoup d'ambition ici.