Michaël Verschueren n'était donc pas définitivement sur une voie de garage ?

On le pensait depuis qu'il avait dû quitter son poste de directeur sportif, qu'il a occupé de novembre 2018 à mars 2020. Sans grande réussite d'ailleurs. On a du mal à citer des gros coups qu'il aurait réalisés sur le marché des transferts. Dans le milieu, ça n'étonne pas grand monde, d'ailleurs. Verschueren n'est pas considéré comme un vrai connaisseur du foot. Il est loué pour ses qualités de businessman et aussi de négociateur. Il a un gros carnet d'adresses dans le football européen, fruit de son siège à l'association européenne des clubs. Discuter avec des dirigeants du Real, du PSG ou du Bayern, ça ne lui pose pas de problème. Mais il n'est pas le mieux placé pour juger les qualités d'un footballeur. Plusieurs agents nous ont déjà fait la remarque.
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On le pensait depuis qu'il avait dû quitter son poste de directeur sportif, qu'il a occupé de novembre 2018 à mars 2020. Sans grande réussite d'ailleurs. On a du mal à citer des gros coups qu'il aurait réalisés sur le marché des transferts. Dans le milieu, ça n'étonne pas grand monde, d'ailleurs. Verschueren n'est pas considéré comme un vrai connaisseur du foot. Il est loué pour ses qualités de businessman et aussi de négociateur. Il a un gros carnet d'adresses dans le football européen, fruit de son siège à l'association européenne des clubs. Discuter avec des dirigeants du Real, du PSG ou du Bayern, ça ne lui pose pas de problème. Mais il n'est pas le mieux placé pour juger les qualités d'un footballeur. Plusieurs agents nous ont déjà fait la remarque.On croyait donc que sa mise à l'écart, au début de l'année, signifiait son départ prochain du club. La nouvelle direction ne l'a pas licencié, mais on avait l'impression qu'il avait été rangé dans un placard avec une fonction toute symbolique. Le fait qu'il n'était pas en très bons termes avec Marc Coucke ne faisait que confirmer cette vision. Mais entre-temps, il a repris une relation constructive avec le propriétaire. Avec ce rachat d'actions, il fait un retour en force. Il en détenait 5%, il passe à 11%. Coucke et son partenaire Joris Ide plafonnent à 74%. Verschueren devient le pilier des "petits actionnaires" (Johan Beerlandt de la société de construction Besix, Etienne et Olivier Davignon, les filles de Roger Vanden Stock). Ensemble, ils détiennent une minorité de blocage. Verschueren augmente donc son investissement en expliquant que son coeur est mauve et qu'il veut aider le Sporting à se repositionner sur la carte européenne.On a longtemps cru que cet homme, le plus riche de Belgique avec un patrimoine estimé à 17 milliards d'euros amassés grâce à Inbev, allait devenir le nouveau propriétaire d'Anderlecht après le départ de Roger Vanden Stock. Ça semblait écrit. Mais il ne s'est jamais exprimé publiquement sur cette question, tout simplement parce qu'il ne parle jamais (ou presque) dans la presse. On devait donc se contenter de suppositions.Il est resté actionnaire quand le club a été racheté par Marc Coucke, mais on a vite compris qu'il s'éloignait d'Anderlecht. Sa vie est en Suisse, loin des soucis mauves. Le fait que Coucke ait attaqué plusieurs fois Vanden Stock dans les médias ne doit pas lui avoir plu, aussi. Et puis la direction, qui souhaite procéder à une augmentation de capital, misait beaucoup sur Van Damme pour l'aider dans cette opération. Mais lui ne comptait pas mettre la main au portefeuille. Il a donc décidé de tout lâcher, estimant aussi qu'avec un nouvel actionnaire fort comme Verschueren plutôt que plusieurs petits détenteurs de parts, les discussions en interne seraient facilitées.La bonne affaire réalisée récemment sur la vente de Jérémy Doku à Rennes, estimée à un peu plus de 25 millions, n'a pas fait sourire dans les bureaux. C'était simplement une opération nécessaire pour redresser les finances après deux exercices financiers catastrophiques : perte de 27 millions en 2018-2019, nouvelle perte de 36 millions en 2019-2020, et perspectives à nouveau sombres pour cette saison vu l'absence de spectateurs et de matches européens. Dans une interview qu'il nous a donnée récemment, le nouveau patron sportif Peter Verbeke a expliqué qu'il espérait ne pas devoir vendre d'autres pépites en janvier ou durant l'été prochain, style Albert Sambi Lokonga ou Yari Verschaeren. Mais il n'a pas pu promettre que le club pourrait conserver ces joueurs. S'il faut absolument faire rentrer de l'argent dans les caisses pour obtenir la licence, il y aura peut-être d'autres départs importants. Sauf si le dossier de l'augmentation de capital aboutit finalement.