Hors de France, c'est évidemment en Espagne que le retentissement est le plus important. En bientôt douze ans au Real Madrid, Benzema y est reconnu comme l'un des plus grands joueurs du Championnat, et les médias n'ont jamais caché leur étonnement face à sa longue mise à l'écart.

Mardi, après cinq ans et demi d'absence consécutifs à son implication dans l'affaire de la sextape de son ancien coéquipier en sélection Mathieu Valbuena, Benzema a finalement été rappelé par le sélectionneur Didier Deschamps, qui a passé l'éponge sur certains de ses propos.

Non convoqué pour l'Euro-2016 en France, l'attaquant madrilène avait notamment estimé que "DD" avait "cédé sous la pression d'une partie raciste de la France".

Dans la presse madrilène, Benzema apparaît donc en Une du quotidien sportif As vêtu d'un maillot français, la main sur le coeur, avec ce titre en gros caractères: "Gracié", et ce sous-titre "Il composera une attaque de rêve avec Mbappé et Griezmann".

Pour le journal, "avec Benzema, Deschamps emmène son meilleur joueur" pour l'Euro, un attaquant "devenu au fil des saisons le leader du Real Madrid (...) un joueur d'exception, un neuf et demi, un attaquant devenu un joueur total".

Benzema "déconfiné"

Pour Marca, le quotidien le plus vendu d'Espagne, cette annonce est tout simplement "la bombe de l'Euro".

"Jusqu'à aujourd'hui, personne n'aurait parié que le sélectionneur français se laisse tordre le bras. Mais au final, du fait de plusieurs circonstances, Deschamps l'a rappelé", s'émeut le journal, estimant que Benzema a "purgé" sa "punition" aux yeux du public français.

Le quotidien catalan Sport souligne pour sa part que "l'aspect sportif a éclipsé l'aspect extrasportif" dans le choix du sélectionneur Didier Deschamps, annoncé mardi soir.

En France, L'Equipe évoque en Une la "surprise du chef" du technicien, après avoir un temps écrit en lettres majuscules "IL REVIENT" sur son site internet, un titre en référence à la Une mythique de 2005 lors du retour en Bleu de Zinédine Zidane après une brève éclipse internationale.

Le quotidien Le Parisien, le premier à avoir annoncé le retour de Benzema en équipe de France mardi à la mi-journée, joue la carte du clin d'oeil en lançant que "Deschamps déconfine Benzema", au jour de la réouverture des terrasses en France.

Les Bleus font peur

Dans la presse anglaise, la nouvelle fait moins parler mais The Athletic remarque que Deschamps "n'a jamais eu la réputation d'être un adepte des ondes de choc" et n'a d'ailleurs "jamais donné la plus petite indication qu'il ferait quelque chose d'aussi peu conventionnel, d'aussi inattendu, d'aussi révélateur".

"L'apparition soudaine de Karim Benzema, tel un génie bleu invoqué pour enchanter l'attaque française, était le joker le plus évident à sortir de sa manche (... mais) personne n'a jamais imaginé qu'il serait utilisé", poursuit le journal, estomaqué comme la majeure partie de l'opinion en France.

Quant à la Gazzetta dello Sport en Italie, il insiste sur le "coup de théâtre retentissant" là où Tuttosport insiste sur la "marche arrière" de Deschamps.

Toute la presse, en revanche, est unanime pour s'inquiéter du niveau du possible trident Benzema-Mbappé-Griezmann à l'Euro (11 juin-11 juillet).

Le Corriere dello Sport insiste: "avec lui l'équipe de France est plus forte", tandis qu'en Belgique, La Dernière Heure/Les Sports affirme que "la France fait trembler l'Europe encore un peu plus" et met même en avant un quatuor Mpabbé-Griezman-Coman-Mbappé "qui fait déjà très peur".

"Un trident avec Griezmann, Benzema et Mbappé paraît plus que solide pour faire de la France, sans aucun doute, une des grandes favorites à la victoire finale dans le tournoi", poursuit Sport en Espagne.

Et Marca confirme: "Seul le phénomène Mbappé a pu rivaliser avec Karim dans le football français. Son rendement promet d'être une aide précieuse pour une sélection où les buts ne pleuvaient pas vraiment ces derniers temps."

Hors de France, c'est évidemment en Espagne que le retentissement est le plus important. En bientôt douze ans au Real Madrid, Benzema y est reconnu comme l'un des plus grands joueurs du Championnat, et les médias n'ont jamais caché leur étonnement face à sa longue mise à l'écart.Mardi, après cinq ans et demi d'absence consécutifs à son implication dans l'affaire de la sextape de son ancien coéquipier en sélection Mathieu Valbuena, Benzema a finalement été rappelé par le sélectionneur Didier Deschamps, qui a passé l'éponge sur certains de ses propos.Non convoqué pour l'Euro-2016 en France, l'attaquant madrilène avait notamment estimé que "DD" avait "cédé sous la pression d'une partie raciste de la France".Dans la presse madrilène, Benzema apparaît donc en Une du quotidien sportif As vêtu d'un maillot français, la main sur le coeur, avec ce titre en gros caractères: "Gracié", et ce sous-titre "Il composera une attaque de rêve avec Mbappé et Griezmann".Pour le journal, "avec Benzema, Deschamps emmène son meilleur joueur" pour l'Euro, un attaquant "devenu au fil des saisons le leader du Real Madrid (...) un joueur d'exception, un neuf et demi, un attaquant devenu un joueur total". Benzema "déconfiné"Pour Marca, le quotidien le plus vendu d'Espagne, cette annonce est tout simplement "la bombe de l'Euro". "Jusqu'à aujourd'hui, personne n'aurait parié que le sélectionneur français se laisse tordre le bras. Mais au final, du fait de plusieurs circonstances, Deschamps l'a rappelé", s'émeut le journal, estimant que Benzema a "purgé" sa "punition" aux yeux du public français.Le quotidien catalan Sport souligne pour sa part que "l'aspect sportif a éclipsé l'aspect extrasportif" dans le choix du sélectionneur Didier Deschamps, annoncé mardi soir.En France, L'Equipe évoque en Une la "surprise du chef" du technicien, après avoir un temps écrit en lettres majuscules "IL REVIENT" sur son site internet, un titre en référence à la Une mythique de 2005 lors du retour en Bleu de Zinédine Zidane après une brève éclipse internationale.Le quotidien Le Parisien, le premier à avoir annoncé le retour de Benzema en équipe de France mardi à la mi-journée, joue la carte du clin d'oeil en lançant que "Deschamps déconfine Benzema", au jour de la réouverture des terrasses en France.Les Bleus font peurDans la presse anglaise, la nouvelle fait moins parler mais The Athletic remarque que Deschamps "n'a jamais eu la réputation d'être un adepte des ondes de choc" et n'a d'ailleurs "jamais donné la plus petite indication qu'il ferait quelque chose d'aussi peu conventionnel, d'aussi inattendu, d'aussi révélateur". "L'apparition soudaine de Karim Benzema, tel un génie bleu invoqué pour enchanter l'attaque française, était le joker le plus évident à sortir de sa manche (... mais) personne n'a jamais imaginé qu'il serait utilisé", poursuit le journal, estomaqué comme la majeure partie de l'opinion en France.Quant à la Gazzetta dello Sport en Italie, il insiste sur le "coup de théâtre retentissant" là où Tuttosport insiste sur la "marche arrière" de Deschamps.Toute la presse, en revanche, est unanime pour s'inquiéter du niveau du possible trident Benzema-Mbappé-Griezmann à l'Euro (11 juin-11 juillet). Le Corriere dello Sport insiste: "avec lui l'équipe de France est plus forte", tandis qu'en Belgique, La Dernière Heure/Les Sports affirme que "la France fait trembler l'Europe encore un peu plus" et met même en avant un quatuor Mpabbé-Griezman-Coman-Mbappé "qui fait déjà très peur"."Un trident avec Griezmann, Benzema et Mbappé paraît plus que solide pour faire de la France, sans aucun doute, une des grandes favorites à la victoire finale dans le tournoi", poursuit Sport en Espagne.Et Marca confirme: "Seul le phénomène Mbappé a pu rivaliser avec Karim dans le football français. Son rendement promet d'être une aide précieuse pour une sélection où les buts ne pleuvaient pas vraiment ces derniers temps."