Tim Merlier est donc le premier Belge à lever les bras sur ce Tour de France. Si beaucoup attendaient Wout Van Aert pour ce premier bouquet, c'est finalement un autre cyclocrossman qui y est parvenu. Merlier est d'ailleurs un bon ami du champion de Belgique qu'il a aidé par le passé lors de championnats du monde dans les labourés. Mais c'est aussi l'équipier de son grand rival Mathieu Van der Poel.

Mais une saine rivalité car pas question de calculer les coups de pédale en fonction de la personne pour qui on travaille. Le maillot jaune n'a pas hésité à se mettre à la planche pour lancer le sprint de Merlier, mais aussi de Philipsen. Les deux hommes ont donc réalisé un doublé belge de coureurs de la même formation qui n'était plus arrivé sur les routes hexagonales depuis 2007 et la victoire de Gert Steegmans devant Tom Boonen à Gand. Déjà une première performance.

Mais Tim Merlier a surtout réalisé une autre prouesse en s'imposant hier. Déjà victorieux sur les routes du Giro en mai à l'occasion de la seconde étape, le coureur de Wortegem-Petegem a rejoint la liste des autres coureurs belges à avoir gagné un bouquet sur les deux épreuves dès leur première participation. Des noms aussi prestigieux que Walter Godefroot, Willy Planckaert, Rik Van Steenbergen et bien évidemment Eddy Merckx. A la différence près que tout ce beau monde ne l'a pas fait la... même année comme Tim Merlier.

Le sprinteur Alpecin écrit donc à sa manière l'histoire du cyclisme belge et l'on pourrait rajouter pour souligner l'efficacité du coureur que ces deux victoires sont consécutives au premier sprint possible qu'il a pu disputer.

Un homme qui trouve directement la faille en Italie et en France (c'était avant l'élimination prématurée des Bleus ce lundi soir) aurait bien mérité sa place dans la sélection de Roberto Martinez.

MERLIER: "VAN DER POEL M'A RENDU UN PEU NERVEUX"

Tim Merlier n'avait toujours pas les mots pour parler de sa première victoire dans une étape du Tour de France à l'heure de la conférence de presse lundi en fin d'après-midi. Il a reçu les félicitations de sa compagne Cameron mais le sprinter d'Alpecin-Fenix n'était pas encore totalement revenu sur terre. "Ils me disent que c'est bien vrai, que j'ai gagné. Je vais donc le croire?"

"J'avais déjà vécu un rêve dans le Giro, maintenant je gagne aussi dans la plus grande course du monde. Incroyable, incroyable. Mathieu van der Poel m'a aidé, Jasper Philipsen m'a bien emmené par la suite. J'ai à peine eu à pédaler 150 mètres et le boulot était fait. C'est la plus grosse victoire de ma carrière". Il a également reçu l'aide du porteur du maillot jaune Mathieu van der Poel. "Ce qu'il a fait m'a rendu un peu nerveux", a déclaré Tim Merlier en riant. "Ce matin, je lui avais dit de ne pas aller aussi vite qu'à Tirreno-Adriatico. C'est allé trop vite là-bas, mais aujourd'hui ça s'est très bien passé."

Mardi, il y aura une autre occasion de se montrer. "Mais je ne travaille pas encore là-dessus", a déclaré Tim Merlier. "Tout d'abord, je veux profiter de cette victoire. Nous avons déjà gagné deux fois avec l'équipe et portons le maillot jaune.

Philipsen félicite Merlier sous le regard de leur leader de maillot jaune Mathieu van der Poel, iStock
Philipsen félicite Merlier sous le regard de leur leader de maillot jaune Mathieu van der Poel © iStock

LE MAILLOT VERT N'EST PAS L'OBJECTIF

Notre Tour est déjà un succès. Y avait-il un doute dans ma tête après cette chute de samedi ? Je ne pensais pas sprinter aujourd'hui, mais l'équipe le voulait comme ça. Jasper et moi ne sommes pas en très bonne forme. Il est tombé dans le Tour de Belgique et a des problèmes de genou, j'ai encore des séquelles de cette chute de samedi. Mais nous terminons premier et deuxième, ce n'est pas mal" (rires). "Qui pourra sprinter demain, moi ou Jasper ? Je ne sais pas encore", a-t-il poursuivi. "La direction de l'équipe fera le choix. Ce matin, ils ont misé sur moi. Nous ferons ce qu'ils nous demanderont, mais il y a une chance que cela soit son tour demain. On verra."

Tim Merlier ne pense pas au maillot vert. "Non, mon opinion là-dessus n'a pas changé après cette victoire. Combien de points ai-je maintenant ? (50, 30 de moins que Julian Alaphilippe, ndlr). Le maillot vert est trop ambitieux pour moi, je pense." Il veut en tout cas arriver à Paris. "Ce ne sera pas non plus une tâche facile. Je vais devoir traverser toutes ces montagnes, mais j'aimerais y sprinter. C'est l'un des plus beaux sprints qui soit". Il y a eu de nombreuses chutes en cours de route lundi. "Il y a eu effectivement beaucoup de chutes, mais tout s'est passé derrière moi. Je n'en ai pas eu grand-chose. Je suis particulièrement heureux d'avoir évité les ennuis aujourd'hui."

En 2019, Tim Merlier s'est retrouvé sans équipe pendant un certain temps, puis les frères Roodhooft lui ont donné une chance et il les a récompensés avec un maillot de champion de Belgique quelques semaines plus tard. Cette année, il a déjà remporté une étape du Giro et une du Tour de France. "Eh bien, que puis-je dire à cela ? Je vis un rêve. D'abord le Giro, puis le Tour. J'ai du mal à y croire".

Tim Merlier est donc le premier Belge à lever les bras sur ce Tour de France. Si beaucoup attendaient Wout Van Aert pour ce premier bouquet, c'est finalement un autre cyclocrossman qui y est parvenu. Merlier est d'ailleurs un bon ami du champion de Belgique qu'il a aidé par le passé lors de championnats du monde dans les labourés. Mais c'est aussi l'équipier de son grand rival Mathieu Van der Poel. Mais une saine rivalité car pas question de calculer les coups de pédale en fonction de la personne pour qui on travaille. Le maillot jaune n'a pas hésité à se mettre à la planche pour lancer le sprint de Merlier, mais aussi de Philipsen. Les deux hommes ont donc réalisé un doublé belge de coureurs de la même formation qui n'était plus arrivé sur les routes hexagonales depuis 2007 et la victoire de Gert Steegmans devant Tom Boonen à Gand. Déjà une première performance.Mais Tim Merlier a surtout réalisé une autre prouesse en s'imposant hier. Déjà victorieux sur les routes du Giro en mai à l'occasion de la seconde étape, le coureur de Wortegem-Petegem a rejoint la liste des autres coureurs belges à avoir gagné un bouquet sur les deux épreuves dès leur première participation. Des noms aussi prestigieux que Walter Godefroot, Willy Planckaert, Rik Van Steenbergen et bien évidemment Eddy Merckx. A la différence près que tout ce beau monde ne l'a pas fait la... même année comme Tim Merlier.Le sprinteur Alpecin écrit donc à sa manière l'histoire du cyclisme belge et l'on pourrait rajouter pour souligner l'efficacité du coureur que ces deux victoires sont consécutives au premier sprint possible qu'il a pu disputer. Un homme qui trouve directement la faille en Italie et en France (c'était avant l'élimination prématurée des Bleus ce lundi soir) aurait bien mérité sa place dans la sélection de Roberto Martinez.MERLIER: "VAN DER POEL M'A RENDU UN PEU NERVEUX" Tim Merlier n'avait toujours pas les mots pour parler de sa première victoire dans une étape du Tour de France à l'heure de la conférence de presse lundi en fin d'après-midi. Il a reçu les félicitations de sa compagne Cameron mais le sprinter d'Alpecin-Fenix n'était pas encore totalement revenu sur terre. "Ils me disent que c'est bien vrai, que j'ai gagné. Je vais donc le croire?""J'avais déjà vécu un rêve dans le Giro, maintenant je gagne aussi dans la plus grande course du monde. Incroyable, incroyable. Mathieu van der Poel m'a aidé, Jasper Philipsen m'a bien emmené par la suite. J'ai à peine eu à pédaler 150 mètres et le boulot était fait. C'est la plus grosse victoire de ma carrière". Il a également reçu l'aide du porteur du maillot jaune Mathieu van der Poel. "Ce qu'il a fait m'a rendu un peu nerveux", a déclaré Tim Merlier en riant. "Ce matin, je lui avais dit de ne pas aller aussi vite qu'à Tirreno-Adriatico. C'est allé trop vite là-bas, mais aujourd'hui ça s'est très bien passé." Mardi, il y aura une autre occasion de se montrer. "Mais je ne travaille pas encore là-dessus", a déclaré Tim Merlier. "Tout d'abord, je veux profiter de cette victoire. Nous avons déjà gagné deux fois avec l'équipe et portons le maillot jaune. LE MAILLOT VERT N'EST PAS L'OBJECTIFNotre Tour est déjà un succès. Y avait-il un doute dans ma tête après cette chute de samedi ? Je ne pensais pas sprinter aujourd'hui, mais l'équipe le voulait comme ça. Jasper et moi ne sommes pas en très bonne forme. Il est tombé dans le Tour de Belgique et a des problèmes de genou, j'ai encore des séquelles de cette chute de samedi. Mais nous terminons premier et deuxième, ce n'est pas mal" (rires). "Qui pourra sprinter demain, moi ou Jasper ? Je ne sais pas encore", a-t-il poursuivi. "La direction de l'équipe fera le choix. Ce matin, ils ont misé sur moi. Nous ferons ce qu'ils nous demanderont, mais il y a une chance que cela soit son tour demain. On verra." Tim Merlier ne pense pas au maillot vert. "Non, mon opinion là-dessus n'a pas changé après cette victoire. Combien de points ai-je maintenant ? (50, 30 de moins que Julian Alaphilippe, ndlr). Le maillot vert est trop ambitieux pour moi, je pense." Il veut en tout cas arriver à Paris. "Ce ne sera pas non plus une tâche facile. Je vais devoir traverser toutes ces montagnes, mais j'aimerais y sprinter. C'est l'un des plus beaux sprints qui soit". Il y a eu de nombreuses chutes en cours de route lundi. "Il y a eu effectivement beaucoup de chutes, mais tout s'est passé derrière moi. Je n'en ai pas eu grand-chose. Je suis particulièrement heureux d'avoir évité les ennuis aujourd'hui." En 2019, Tim Merlier s'est retrouvé sans équipe pendant un certain temps, puis les frères Roodhooft lui ont donné une chance et il les a récompensés avec un maillot de champion de Belgique quelques semaines plus tard. Cette année, il a déjà remporté une étape du Giro et une du Tour de France. "Eh bien, que puis-je dire à cela ? Je vis un rêve. D'abord le Giro, puis le Tour. J'ai du mal à y croire".