On s'attendait à une 3e étape plus calme après les deux feux d'artifice tirés ce week-end par Julian Alaphilippe, samedi sur la montée de la Fosse-aux-Loups et parMathieu Van der Poel à Mûr-de-Bretagne dimanche, il n'en fut rien... Dans un final marqué par les chutes, la fin de l'histoire était belge mais certains favoris faisaient la grimace.

Dans un début de course pluvieux, deux hommes partaient à la faute sur un ralentisseur, Robert Gesink et Geraint Thomas. Le vainqueur de l'édition 2018 devait se faire remettre son épaule démise par le médecin mais parvenait à réintégrer le peloton en serrant les dents. Le Néerlandais était en revanche contraint à l'abandon. Un premier coup dur pour l'équipe Jumbo de Primoz Roglic et Wout Van Aert. Mais pas le dernier...

L'ÉPAULE DOULOUREUSE DE GERAINT THOMAS

Cinq hommes ont animé cette étape se déroulant entièrement dans le Morbihan. On retrouvait Ide Schelling, déjà à l'attaque lors des deux premières étapes, qui remettait le couvert une troisième fois. Il était accompagné des Français Barthe et Chevalier mais aussi du Belge Wallays et du Suisse Schär. Après avoir empoché au sommet de la côte de Cadoudal le point lui permettant de prendre le maillot à pois sans le porter grâce au maillot jaune de Van Der Poel, Schelling se laissait décrocher, laissant seuls ses quatre camarades de fugue. A 15 km de l'arrivée, les routes devenaient plus sinueuses et étroites et la nervosité s'installait au sein du peloton. Valentin Madouas était le premier coureur à tomber, mais pas le dernier.

Peter Sagan et Caleb Ewan ont chuté dans le dernier virage, iStock
Peter Sagan et Caleb Ewan ont chuté dans le dernier virage © iStock

ROGLIC AU TAPIS

Quelques kilomètres plus loin, un Jumbo tombait violemment dans le bas côté. Il s'agissait ni plus ni moins que de Primoz Roglic, le dauphin de Pogacar en 2020. Le cuissard et le haut du maillot déchirés, le Slovène parvenait à repartir, aidé par ses équipiers Mike Teunissen et Tony Martin .

Alors que Roglic tentait de limiter les dégâts au général, une nouvelle chute à 3 km de l'arrivée envoyait Arnaud Démare et Jack Haig, le 4e du général, au tapis. Elle scindait le peloton en petits morceaux mais la majorité des cadors du sprint avait réussi à rester devant, au contraire d'un Tadej Pogacar qui se retrouvait dans un second groupe.

MERLIER, 160e VAINQUEUR BELGE AU TOUR

Dans le dernier kilomètre, Mathieu Van der Poel himself emmenait le peloton pour ses équipiers sprinteurs Merlier et Philipsen. Les deux Belges étaient en position idéale aux 300 mètres mais toujours sous la menace de sprinteurs redoutables comme Caleb Ewan et Peter Sagan qui allaient finalement chuter dans le dernier virage.

Après avoir levé les bras au Giro lors de la 2e étape, Tim Merlier, lui aussi issu de l'école de cyclo-cross, en faisait de même sur la Grande Boucle pour son premier sprint. Il devient le 160e coureur belge différent à s'imposer dans l'épreuve française. Grâce à Jasper Philipsen, l'équipe Alpecin et la Belgique réalisent même le doublé. On n'avait plus connu pareil résultat depuis l'édition 2007 où Gert Steegmans avait devancé Tom Boonen lors d'une étape arrivant à Gand.

Merlier et Philipsen tombent dans les bras l'un de l'autre avec un Mathieu Van der Poel triomphant derrière eux., iStock
Merlier et Philipsen tombent dans les bras l'un de l'autre avec un Mathieu Van der Poel triomphant derrière eux. © iStock

CARAPAZ LE GRAND GAGNANT, VAN AERT REMONTE À LA 4e PLACE

Au classement général, Mathieu Van der Poel conserve sa tunique de leader. Mais le reste du top 10 a quelque peu changé. Si Julian Alaphilippe reste son premier dauphin à 8 sec, c'est désormais Richard Carapaz qui est sur la troisième marche du classement. L'Equatorien, vainqueur du Giro 2019, fait d'ailleurs la bonne opération parmi les favoris. Wout Van Aert ,à qui l'équipe Jumbo n'a pas demandé d'attendre Roglic, remonte à la quatrième à 31 sec. Le citoyen d'Herentals conserve (en théorie) ainsi ses chances de prendre la tunique jaune à Van der Poel lors du contre-la-montre individuel de 27 km qui se disputera mercredi.

POGACAR À 39 SECONDES, ROGLIC À 1'35

Carapaz qui est devenu le leader unique de la formation Ineos suite aux chutes et pertes de temps de Richie Porte et Geraint Thomas possède désormais 7 secondes d'avance sur Wilco Kelderman, 8 sur Tadej Pogacar et 9 sur Enric Mas et Nairo Quintana.

Si ces favoris s'en sortent encore bien d'autres ne peuvent pas en dire autant. David Gaudu , 12e, et Rigoberto Uran , 15e, accusent désormais 21 secondes de retard sur Carapaz. Si Geraint Thomas, 18e, a chuté, il s'en sort finalement sans perdre de temps aujourd'hui et se trouve toujours à 36 sec de son équipier. Primoz Roglic, 20e, est lui désormais à 1'04" du coureur équatorien.

Pour Richie Porte (+3'03"), Miguel Angel Lopez (+ 3'12"), Simon Yates (+ 6'51"), les choses semblent déjà bien mal embarquées dans leur quête d'un bon classement à Paris. Jack Haig, le leader australien de la Bahrain, a finalement du abandonner après sa chute avec Démare. Les débuts de grand tour ne réussissent décidément pas à cette formation qui avait déjà vu son leader Mikel Landa abandonner rapidement sur chute au Giro. Il faudra trouver dans l'équipe celui qui pourra imiter Damiano Caruso.

Le constat est totalement différent du côté de l'équipe belge Alpecin-Fénix. Avec deux victoires d'étape et un maillot jaune, la formation invitée pour la première fois sur le Tour a déposé sa carte de visite. Avec la manière.

On s'attendait à une 3e étape plus calme après les deux feux d'artifice tirés ce week-end par Julian Alaphilippe, samedi sur la montée de la Fosse-aux-Loups et parMathieu Van der Poel à Mûr-de-Bretagne dimanche, il n'en fut rien... Dans un final marqué par les chutes, la fin de l'histoire était belge mais certains favoris faisaient la grimace. Dans un début de course pluvieux, deux hommes partaient à la faute sur un ralentisseur, Robert Gesink et Geraint Thomas. Le vainqueur de l'édition 2018 devait se faire remettre son épaule démise par le médecin mais parvenait à réintégrer le peloton en serrant les dents. Le Néerlandais était en revanche contraint à l'abandon. Un premier coup dur pour l'équipe Jumbo de Primoz Roglic et Wout Van Aert. Mais pas le dernier...L'ÉPAULE DOULOUREUSE DE GERAINT THOMASCinq hommes ont animé cette étape se déroulant entièrement dans le Morbihan. On retrouvait Ide Schelling, déjà à l'attaque lors des deux premières étapes, qui remettait le couvert une troisième fois. Il était accompagné des Français Barthe et Chevalier mais aussi du Belge Wallays et du Suisse Schär. Après avoir empoché au sommet de la côte de Cadoudal le point lui permettant de prendre le maillot à pois sans le porter grâce au maillot jaune de Van Der Poel, Schelling se laissait décrocher, laissant seuls ses quatre camarades de fugue. A 15 km de l'arrivée, les routes devenaient plus sinueuses et étroites et la nervosité s'installait au sein du peloton. Valentin Madouas était le premier coureur à tomber, mais pas le dernier.ROGLIC AU TAPISQuelques kilomètres plus loin, un Jumbo tombait violemment dans le bas côté. Il s'agissait ni plus ni moins que de Primoz Roglic, le dauphin de Pogacar en 2020. Le cuissard et le haut du maillot déchirés, le Slovène parvenait à repartir, aidé par ses équipiers Mike Teunissen et Tony Martin .Alors que Roglic tentait de limiter les dégâts au général, une nouvelle chute à 3 km de l'arrivée envoyait Arnaud Démare et Jack Haig, le 4e du général, au tapis. Elle scindait le peloton en petits morceaux mais la majorité des cadors du sprint avait réussi à rester devant, au contraire d'un Tadej Pogacar qui se retrouvait dans un second groupe.MERLIER, 160e VAINQUEUR BELGE AU TOURDans le dernier kilomètre, Mathieu Van der Poel himself emmenait le peloton pour ses équipiers sprinteurs Merlier et Philipsen. Les deux Belges étaient en position idéale aux 300 mètres mais toujours sous la menace de sprinteurs redoutables comme Caleb Ewan et Peter Sagan qui allaient finalement chuter dans le dernier virage. Après avoir levé les bras au Giro lors de la 2e étape, Tim Merlier, lui aussi issu de l'école de cyclo-cross, en faisait de même sur la Grande Boucle pour son premier sprint. Il devient le 160e coureur belge différent à s'imposer dans l'épreuve française. Grâce à Jasper Philipsen, l'équipe Alpecin et la Belgique réalisent même le doublé. On n'avait plus connu pareil résultat depuis l'édition 2007 où Gert Steegmans avait devancé Tom Boonen lors d'une étape arrivant à Gand.CARAPAZ LE GRAND GAGNANT, VAN AERT REMONTE À LA 4e PLACEAu classement général, Mathieu Van der Poel conserve sa tunique de leader. Mais le reste du top 10 a quelque peu changé. Si Julian Alaphilippe reste son premier dauphin à 8 sec, c'est désormais Richard Carapaz qui est sur la troisième marche du classement. L'Equatorien, vainqueur du Giro 2019, fait d'ailleurs la bonne opération parmi les favoris. Wout Van Aert ,à qui l'équipe Jumbo n'a pas demandé d'attendre Roglic, remonte à la quatrième à 31 sec. Le citoyen d'Herentals conserve (en théorie) ainsi ses chances de prendre la tunique jaune à Van der Poel lors du contre-la-montre individuel de 27 km qui se disputera mercredi.POGACAR À 39 SECONDES, ROGLIC À 1'35Carapaz qui est devenu le leader unique de la formation Ineos suite aux chutes et pertes de temps de Richie Porte et Geraint Thomas possède désormais 7 secondes d'avance sur Wilco Kelderman, 8 sur Tadej Pogacar et 9 sur Enric Mas et Nairo Quintana.Si ces favoris s'en sortent encore bien d'autres ne peuvent pas en dire autant. David Gaudu , 12e, et Rigoberto Uran , 15e, accusent désormais 21 secondes de retard sur Carapaz. Si Geraint Thomas, 18e, a chuté, il s'en sort finalement sans perdre de temps aujourd'hui et se trouve toujours à 36 sec de son équipier. Primoz Roglic, 20e, est lui désormais à 1'04" du coureur équatorien.Pour Richie Porte (+3'03"), Miguel Angel Lopez (+ 3'12"), Simon Yates (+ 6'51"), les choses semblent déjà bien mal embarquées dans leur quête d'un bon classement à Paris. Jack Haig, le leader australien de la Bahrain, a finalement du abandonner après sa chute avec Démare. Les débuts de grand tour ne réussissent décidément pas à cette formation qui avait déjà vu son leader Mikel Landa abandonner rapidement sur chute au Giro. Il faudra trouver dans l'équipe celui qui pourra imiter Damiano Caruso.Le constat est totalement différent du côté de l'équipe belge Alpecin-Fénix. Avec deux victoires d'étape et un maillot jaune, la formation invitée pour la première fois sur le Tour a déposé sa carte de visite. Avec la manière.