On connaissait bien Yannick Noah, le champion français qui était une exception. Accessible, sympa, passionné. Comme coach aussi. Depuis qu'il est devenu une icône de la chanson ("des trucs inaudibles" rigole son fils basketteur Joakim) et la personnalité préférée des Français, on l'a perdu de vue.

Là, il assène un coup direct à tous ceux qui se battent pour un sport propre. Car s'il n'y a pas de sport de haut niveau sans dopage, il ne peut y avoir de sport sans lutte anti dopage. Son attitude consisterait à totalement démissionner.

Noah a toujours été un défenseur de l'individu face aux institutions oppressantes, mais se rend-il compte de ce qu'il lâche comme bombe en disant oui au dopage. Il obligerait purement et simplement le sportif doué à se doper s'il voulait avoir sa chance d'accéder au haut niveau. Il obligerait aussi des générations d'apprentis champion à se farcir des traitements médicaux risqués d'apprentis sorciers.

En plus, Yannick met tous ceux qui gagnent dans le même sac, Espagnols ou pas. Vainqueurs donc dopés ? C'est un peu facile. Mettons plutôt sa sortie sur le compte des désirs frustrés d'un papa qui a vu son rejeton perdre la finale de l'Euro de basket contre...l'Espagne.

Notons enfin que le Monde a sorti cette 'info' quelques jours après avoir été condamné pour avoir écrit sans l'étayer que le Barça avait recours à la filière dopante du Dr Fuentes !

John Baete, rédacteur en chef de Sport/Foot Magazine

On connaissait bien Yannick Noah, le champion français qui était une exception. Accessible, sympa, passionné. Comme coach aussi. Depuis qu'il est devenu une icône de la chanson ("des trucs inaudibles" rigole son fils basketteur Joakim) et la personnalité préférée des Français, on l'a perdu de vue. Là, il assène un coup direct à tous ceux qui se battent pour un sport propre. Car s'il n'y a pas de sport de haut niveau sans dopage, il ne peut y avoir de sport sans lutte anti dopage. Son attitude consisterait à totalement démissionner. Noah a toujours été un défenseur de l'individu face aux institutions oppressantes, mais se rend-il compte de ce qu'il lâche comme bombe en disant oui au dopage. Il obligerait purement et simplement le sportif doué à se doper s'il voulait avoir sa chance d'accéder au haut niveau. Il obligerait aussi des générations d'apprentis champion à se farcir des traitements médicaux risqués d'apprentis sorciers. En plus, Yannick met tous ceux qui gagnent dans le même sac, Espagnols ou pas. Vainqueurs donc dopés ? C'est un peu facile. Mettons plutôt sa sortie sur le compte des désirs frustrés d'un papa qui a vu son rejeton perdre la finale de l'Euro de basket contre...l'Espagne. Notons enfin que le Monde a sorti cette 'info' quelques jours après avoir été condamné pour avoir écrit sans l'étayer que le Barça avait recours à la filière dopante du Dr Fuentes ! John Baete, rédacteur en chef de Sport/Foot Magazine