"Arrêtons l'hypocrisie. Il faut bien sûr respecter la présomption d'innocence, mais plus personne n'est dupe. La meilleure attitude à adopter est d'accepter le dopage. Et tout le monde aura la potion magique", affirme Noah.

S'interrogeant sur la domination des sportifs espagnols "sur les terrains de foot, les parquets de basket ou les routes du Tour de France", Yannick Noah se demande s'ils "auraient découvert des techniques et des structures d'entraînement avant-gardistes que personne avant eux n'avait imaginées". "J'ai beaucoup de mal à croire à cette hypothèse", répond le vainqueur de Roland-Garros en 1983, selon qui "aujourd'hui le sport c'est un peu comme Astérix aux jeux Olympiques: si tu n'as pas la potion magique, c'est difficile de gagner".

"Et là, on a l'impression que, comme Obélix, (les sportifs espagnols) sont tombés dans la marmite", accuse Yannick Noah: "Mais ces dernières années, ils ont dû un peu forcer sur la potion vu l'hécatombe de contrôle positifs", poursuit l'ancien tennisman, sans donner le moindre nom.

Et le chanteur de regretter "la schizophrénie bien française" qui fait que nous voudrions des champions mais que nous sommes "sans pitié dès qu'il y en a un qui se fait prendre".

La réponse espagnole n'a pas tardé

Le président du Comité olympique espagnol Alejandro Blanco a qualifié Yannick Noah d'"ignorant" sur le site web du quotidien "Marca", après que l'ancien joueur de tennis français eut expliqué les récents succès du sport espagnol par le recours au dopage.

"Il est très difficile pour des ignorants de comprendre le boom du sport espagnol. C'est le travail qui a été la clé du succès", affirme le président du Comité olympique espagnol, très remonté, dans l'édition internet de Marca. Blanco précise que "les 11.200 contrôles antidopage réalisés chaque année par l'Espagne" sont "la meilleure réponse que l'on puisse donner".

De son côté, le quotidien sportif AS cite des sources du Conseil Supérieur du Sport (CSD), le ministère des Sports espagnol, selon lesquelles "internationalement, il est reconnu que l'Espagne est à la pointe de la législation antidopage". "En Espagne, il n'y a pas plus ou moins de dopage que dans d'autres pays", expliquent ces mêmes sources du CSD.

Enfin, AS cite aussi le président de la Fédération espagnole de basket, José Luis Saez, qui qualifie Noah d'"irresponsable" et de
"jaloux". "Dans des questions aussi sensibles que le dopage, on ne peut pas accuser sans preuves, il faut démontrer les choses, sans semer au vent des doutes inutiles", insiste Saez.

SportMagazine.be, avec Belga.

"Arrêtons l'hypocrisie. Il faut bien sûr respecter la présomption d'innocence, mais plus personne n'est dupe. La meilleure attitude à adopter est d'accepter le dopage. Et tout le monde aura la potion magique", affirme Noah. S'interrogeant sur la domination des sportifs espagnols "sur les terrains de foot, les parquets de basket ou les routes du Tour de France", Yannick Noah se demande s'ils "auraient découvert des techniques et des structures d'entraînement avant-gardistes que personne avant eux n'avait imaginées". "J'ai beaucoup de mal à croire à cette hypothèse", répond le vainqueur de Roland-Garros en 1983, selon qui "aujourd'hui le sport c'est un peu comme Astérix aux jeux Olympiques: si tu n'as pas la potion magique, c'est difficile de gagner". "Et là, on a l'impression que, comme Obélix, (les sportifs espagnols) sont tombés dans la marmite", accuse Yannick Noah: "Mais ces dernières années, ils ont dû un peu forcer sur la potion vu l'hécatombe de contrôle positifs", poursuit l'ancien tennisman, sans donner le moindre nom. Et le chanteur de regretter "la schizophrénie bien française" qui fait que nous voudrions des champions mais que nous sommes "sans pitié dès qu'il y en a un qui se fait prendre".La réponse espagnole n'a pas tardéLe président du Comité olympique espagnol Alejandro Blanco a qualifié Yannick Noah d'"ignorant" sur le site web du quotidien "Marca", après que l'ancien joueur de tennis français eut expliqué les récents succès du sport espagnol par le recours au dopage. "Il est très difficile pour des ignorants de comprendre le boom du sport espagnol. C'est le travail qui a été la clé du succès", affirme le président du Comité olympique espagnol, très remonté, dans l'édition internet de Marca. Blanco précise que "les 11.200 contrôles antidopage réalisés chaque année par l'Espagne" sont "la meilleure réponse que l'on puisse donner". De son côté, le quotidien sportif AS cite des sources du Conseil Supérieur du Sport (CSD), le ministère des Sports espagnol, selon lesquelles "internationalement, il est reconnu que l'Espagne est à la pointe de la législation antidopage". "En Espagne, il n'y a pas plus ou moins de dopage que dans d'autres pays", expliquent ces mêmes sources du CSD. Enfin, AS cite aussi le président de la Fédération espagnole de basket, José Luis Saez, qui qualifie Noah d'"irresponsable" et de "jaloux". "Dans des questions aussi sensibles que le dopage, on ne peut pas accuser sans preuves, il faut démontrer les choses, sans semer au vent des doutes inutiles", insiste Saez. SportMagazine.be, avec Belga.