Nous avons suivi les deux ex-machines du Standard, Axel Witsel et Steven Defour, dans leurs aventures portugaises. Observé, pour bien comprendre leur impact dans leur nouvel entourage. Tendu l'oreille, pour bien saisir l'image qu'ils donnent aux Portugais. Discuté avec des personnes pour lesquelles Porto et Benfica n'ont aucun secret.

Witsel, une affaire en or !

Le directeur du quotidien sportif A Bola est honnête quand il nous parle d'Axel Witsel. "Si je le connaissais avant qu'il arrive ici ? Euh... Non. Les médias sportifs portugais s'intéressent à beaucoup de monde mais pas en priorité aux footballeurs du championnat de Belgique. Pour nous, son transfert a été une grosse surprise. Et aujourd'hui, c'est une surprise hyper positive. Une vraie découverte. Il a déjà étalé un talent fou en quelques semaines et on décèle chez lui un potentiel énorme."

"Des joueurs qui étaient au-dessus du lot chez eux, qui débarquent ici et ont besoin d'une longue période pour s'acclimater, ça court les rues. Parce que le Portugal n'est pas un pays facile, c'est une culture compliquée, un championnat ardu pour celui qui ne le connaît pas. Je pourrais en citer beaucoup qui avaient plein de talent mais ont eu besoin d'un an ou deux pour trouver leurs marques. Avec Witsel, rien de tout ça, on dirait qu'il connaissait déjà notre football. On remarque qu'il joue depuis le début avec l'esprit complètement libéré, qu'il ne se pose pas de questions. Le coach est le premier surpris. Il avait clairement dit qu'il commencerait par l'aligner 20 ou 30 minutes en fin de match, le temps qu'il s'adapte. Mais il a vite été obligé d'en faire un titulaire. Oui, Axel Witsel est un étonnement total pour toute la presse sportive portugaise."

Et donc, son prix d'achat est considéré comme une affaire en or. Benfica a dépensé 6,5 millions dans un premier temps, et il y a des bonus. Dès la qualification pour la phase de poules de la Ligue des Champions, le Standard a touché sa première surprime : 500.000 euros. On affirme ici qu'à partir du moment où Benfica a réussi à fourguer son (mauvais) gardien Roberto à Saragosse pour 7,5 millions, l'achat de Witsel pour un montant équivalent est un excellent deal. "Roberto nous coûtait des points, Witsel nous en rapporte. Il y a un mois, nous le trouvions cher. Aujourd'hui, les avis ont complètement basculé. Point de vue rapport qualité/prix, il peut devenir une référence de l'histoire récente du club, du moins s'il confirme."

Porto a changé son système de jeu pour Defour

Depuis les années 90, Porto a une vraie tradition de 4-3-3. Si le coach aligne un triangle sur sa pointe, Steven Defour sera un des deux joueurs offensifs de l'entrejeu. Si le triangle est sur sa base, il reculera probablement, pour laisser la priorité à Moutinho dans un rôle offensif. Mais il n'est pas exclu que l'arrivée du Belge provoque à l'occasion un changement de système : récemment en championnat, Vitor Pereira a essayé une mi-temps en 4-4-2, histoire de voir ce que Defour était capable de produire dans l'axe avec cette occupation. Là aussi, il était plus créatif que défensif, il avait un homme dans son dos pour gérer la récupération. L'intention de l'entraîneur était claire : utiliser son transfert belge tout en gardant sur le terrain le trio médian qui a fait des merveilles la saison dernière (Moutinho, Fredy Guarin, Josef de Souza), et penser aussi à utiliser Fernando Belluschi.

Retrouvez l'intégralité de l'enquête menée au Portugal, le nouvel univers de Witsel et Defour, dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.

Pierre Danvoye, Sport/Foot Magazine

Nous avons suivi les deux ex-machines du Standard, Axel Witsel et Steven Defour, dans leurs aventures portugaises. Observé, pour bien comprendre leur impact dans leur nouvel entourage. Tendu l'oreille, pour bien saisir l'image qu'ils donnent aux Portugais. Discuté avec des personnes pour lesquelles Porto et Benfica n'ont aucun secret. Witsel, une affaire en or ! Le directeur du quotidien sportif A Bola est honnête quand il nous parle d'Axel Witsel. "Si je le connaissais avant qu'il arrive ici ? Euh... Non. Les médias sportifs portugais s'intéressent à beaucoup de monde mais pas en priorité aux footballeurs du championnat de Belgique. Pour nous, son transfert a été une grosse surprise. Et aujourd'hui, c'est une surprise hyper positive. Une vraie découverte. Il a déjà étalé un talent fou en quelques semaines et on décèle chez lui un potentiel énorme." "Des joueurs qui étaient au-dessus du lot chez eux, qui débarquent ici et ont besoin d'une longue période pour s'acclimater, ça court les rues. Parce que le Portugal n'est pas un pays facile, c'est une culture compliquée, un championnat ardu pour celui qui ne le connaît pas. Je pourrais en citer beaucoup qui avaient plein de talent mais ont eu besoin d'un an ou deux pour trouver leurs marques. Avec Witsel, rien de tout ça, on dirait qu'il connaissait déjà notre football. On remarque qu'il joue depuis le début avec l'esprit complètement libéré, qu'il ne se pose pas de questions. Le coach est le premier surpris. Il avait clairement dit qu'il commencerait par l'aligner 20 ou 30 minutes en fin de match, le temps qu'il s'adapte. Mais il a vite été obligé d'en faire un titulaire. Oui, Axel Witsel est un étonnement total pour toute la presse sportive portugaise." Et donc, son prix d'achat est considéré comme une affaire en or. Benfica a dépensé 6,5 millions dans un premier temps, et il y a des bonus. Dès la qualification pour la phase de poules de la Ligue des Champions, le Standard a touché sa première surprime : 500.000 euros. On affirme ici qu'à partir du moment où Benfica a réussi à fourguer son (mauvais) gardien Roberto à Saragosse pour 7,5 millions, l'achat de Witsel pour un montant équivalent est un excellent deal. "Roberto nous coûtait des points, Witsel nous en rapporte. Il y a un mois, nous le trouvions cher. Aujourd'hui, les avis ont complètement basculé. Point de vue rapport qualité/prix, il peut devenir une référence de l'histoire récente du club, du moins s'il confirme." Porto a changé son système de jeu pour Defour Depuis les années 90, Porto a une vraie tradition de 4-3-3. Si le coach aligne un triangle sur sa pointe, Steven Defour sera un des deux joueurs offensifs de l'entrejeu. Si le triangle est sur sa base, il reculera probablement, pour laisser la priorité à Moutinho dans un rôle offensif. Mais il n'est pas exclu que l'arrivée du Belge provoque à l'occasion un changement de système : récemment en championnat, Vitor Pereira a essayé une mi-temps en 4-4-2, histoire de voir ce que Defour était capable de produire dans l'axe avec cette occupation. Là aussi, il était plus créatif que défensif, il avait un homme dans son dos pour gérer la récupération. L'intention de l'entraîneur était claire : utiliser son transfert belge tout en gardant sur le terrain le trio médian qui a fait des merveilles la saison dernière (Moutinho, Fredy Guarin, Josef de Souza), et penser aussi à utiliser Fernando Belluschi. Retrouvez l'intégralité de l'enquête menée au Portugal, le nouvel univers de Witsel et Defour, dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine. Pierre Danvoye, Sport/Foot Magazine