Comment juges-tu l'évolution de cette équipe en un an ?

MarcDegryse : Le départ a été difficile, notamment le deuxième match contre la Croatie. On a directement vu quel était notre adversaire numéro un. Perdre deux points contre la Croatie, ce n'est pas trop grave mais dans l'absolu, il convient toujours mieux de gagner à domicile. Le tournant se situe à Belgrade : on a eu un peu de chance pendant 20 minutes et on a pu compter sur un Courtois fabuleux, et puis De Bruyne qui ouvre sur Benteke. A partir de là, on était parti et on n'a plus encaissé qu'un but ! On tient là les trois joueurs (Courtois, De Bruyne, Benteke) qui ont lancé la campagne des Diables, emmenant toute l'équipe dans leur sillage. Cela prouve aussi que tous les choix de Wilmots ont été parfaits !

De Bruyne, Courtois, Benteke, les trois joueurs de la campagne, n'étaient pourtant pas titulaires avant celle-ci...

De Bruyne a vraiment pris son envol. Il faut dire que cela ne m'a pas vraiment surpris. Tout le monde avait perçu son talent ; on se demandait simplement quand il allait éclater. Il avait déjà montré lors de ses entrées au Pays de Galles et contre la Croatie qu'il ne se situait pas très loin du onze de base mais son entente avec Benteke a fait la différence. Mais en plus de ces trois joueurs, il ne faut pas oublier Witsel, qui a tout joué !

Peut-on le compter parmi les patrons ?

Oui. Witsel est régulier, jamais mauvais, le liant entre la défense et l'attaque. De Bruyne et Benteke ont excellé par phases mais Witsel est resté constamment à un haut niveau. C'est du talent et de la personnalité. Il n'est jamais blessé, performant, endurant. Je l'aimais particulièrement bien à Benfica au sein d'une équipe très technique, qui développait un football attractif. C'est lui qui dirige cette équipe belge. C'est le patron, pas tant dans ses gestes que dans son jeu. Il est très malin, voit aussi bien le jeu en possession de balle qu'en perte de balle. Il a une technique fabuleuse et trouve toujours la solution proprement. Il est très mur pour son âge. Lui est capable de faire un match parfait, sans une perte de balle. Il n'est peut-être pas spectaculaire pour le supporter neutre mais pour l'équilibre de l'équipe, c'est un joueur-clé.

Par Stéphane Vande Velde

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Marc Degryse dans votre Sport/Foot Magazine

Comment juges-tu l'évolution de cette équipe en un an ? MarcDegryse : Le départ a été difficile, notamment le deuxième match contre la Croatie. On a directement vu quel était notre adversaire numéro un. Perdre deux points contre la Croatie, ce n'est pas trop grave mais dans l'absolu, il convient toujours mieux de gagner à domicile. Le tournant se situe à Belgrade : on a eu un peu de chance pendant 20 minutes et on a pu compter sur un Courtois fabuleux, et puis De Bruyne qui ouvre sur Benteke. A partir de là, on était parti et on n'a plus encaissé qu'un but ! On tient là les trois joueurs (Courtois, De Bruyne, Benteke) qui ont lancé la campagne des Diables, emmenant toute l'équipe dans leur sillage. Cela prouve aussi que tous les choix de Wilmots ont été parfaits ! De Bruyne, Courtois, Benteke, les trois joueurs de la campagne, n'étaient pourtant pas titulaires avant celle-ci...De Bruyne a vraiment pris son envol. Il faut dire que cela ne m'a pas vraiment surpris. Tout le monde avait perçu son talent ; on se demandait simplement quand il allait éclater. Il avait déjà montré lors de ses entrées au Pays de Galles et contre la Croatie qu'il ne se situait pas très loin du onze de base mais son entente avec Benteke a fait la différence. Mais en plus de ces trois joueurs, il ne faut pas oublier Witsel, qui a tout joué ! Peut-on le compter parmi les patrons ? Oui. Witsel est régulier, jamais mauvais, le liant entre la défense et l'attaque. De Bruyne et Benteke ont excellé par phases mais Witsel est resté constamment à un haut niveau. C'est du talent et de la personnalité. Il n'est jamais blessé, performant, endurant. Je l'aimais particulièrement bien à Benfica au sein d'une équipe très technique, qui développait un football attractif. C'est lui qui dirige cette équipe belge. C'est le patron, pas tant dans ses gestes que dans son jeu. Il est très malin, voit aussi bien le jeu en possession de balle qu'en perte de balle. Il a une technique fabuleuse et trouve toujours la solution proprement. Il est très mur pour son âge. Lui est capable de faire un match parfait, sans une perte de balle. Il n'est peut-être pas spectaculaire pour le supporter neutre mais pour l'équilibre de l'équipe, c'est un joueur-clé.Par Stéphane Vande VeldeRetrouvez l'intégralité de l'interview de Marc Degryse dans votre Sport/Foot Magazine