Vincent Vanasch à propos...

...du fait qu'il a mis du temps avant d'atteindre le haut niveau: "J'ai joué à la fois centre-avant et gardien jusqu'à mes 18 ans. Clairement, ça, ce ne serait plus possible aujourd'hui, la concurrence est devenue trop forte. C'est sans doute à cause de ça que je n'ai jamais été repris dans les sélections de districts avant mes 18 ans. Et même après, ça a été compliqué. En 2009, je suis transféré à Leuven où j'ai vraiment connu un sérieux down. Le club m'avait pris pour être titulaire parce que leur gardien partait, mais celui-ci, qui était aussi le beau-fils du président, est finalement resté. J'ai vécu un cauchemar, on me disait que je n'étais pas assez bon alors que ce n'était clairement pas ça le problème. À la fin, je n'étais même plus repris. Alors qu'en parallèle, j'étais toujours n°3 en équipe nationale... Cela n'avait pas de sens. Toujours est-il que j'avais 21 ans et que ça m'a détruit. J'ai même pensé à tout arrêter parce que je n'avais plus aucune confiance en moi. J'étais stressé pour un oui ou pour un non. Heureusement, j'ai pu me reconstruire aux Watducks. Mais là aussi, ça n'a pas été simple. Après un an, le président ne voulait pas me garder. Ma chance, ça a été que les joueurs et les coaches ont fait le pressing pour que je reste."

...du fait qu'il faudrait être fou pour être gardien : "Souvent, je vois des petits gars qui me disent : ouais, je veux être gardien moi aussi. Puis, je les vois jouer à l'entraînement et ils se retournent sur chaque balle. Ça, la peur, tu la vois directement parce que c'est rédhibitoire. Moi, je ne me suis jamais retourné et pourtant ça vient à du 130/140 km/h. Donc oui, je crois que c'est quand même vrai qu'il faut être un peu fou. D'autant que je joue avec un équipement un peu plus fin que d'autres. Ça vient du faire que j'ai toujours ressenti le besoin de me sentir libre. Cela relève de la chirurgie par moment : je coupe dedans, j'enlève des protections, etc. Beaucoup ne se sentiraient pas assez protégés avec mon équipement. Moi, ça me convient. Mais il faut aimer rentrer à la maison avec des bleus un peu partout."

...de la différence entre un gardien de hockey et un gardien de football: "Je crois que Thibaut Courtois a dit un jour : on peut juste sauver un match. Comprendre qu'on ne peut rien faire d'autre. On sera toujours dépendant des balles que l'on reçoit. Certaines sont inarrêtables. Donc je dirais que ce qui nous rapproche, c'est le côté ingrat du poste. Le fait que chaque petite erreur se transformera en goal. Il y a aussi une agilité en commun, une façon de devoir sentir le jeu. Et puis, sans surprise, la plus grosse différence, elle se situe au niveau de la popularité de ces sports respectifs. Je suis parfois jaloux des assistances dingues du foot. Jouer devant un stade comble tous les dimanches, j'avoue, ça me fait envie."

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Vincent Vanasch dans votre Sport/Foot Magazine

Vincent Vanasch à propos......du fait qu'il a mis du temps avant d'atteindre le haut niveau: "J'ai joué à la fois centre-avant et gardien jusqu'à mes 18 ans. Clairement, ça, ce ne serait plus possible aujourd'hui, la concurrence est devenue trop forte. C'est sans doute à cause de ça que je n'ai jamais été repris dans les sélections de districts avant mes 18 ans. Et même après, ça a été compliqué. En 2009, je suis transféré à Leuven où j'ai vraiment connu un sérieux down. Le club m'avait pris pour être titulaire parce que leur gardien partait, mais celui-ci, qui était aussi le beau-fils du président, est finalement resté. J'ai vécu un cauchemar, on me disait que je n'étais pas assez bon alors que ce n'était clairement pas ça le problème. À la fin, je n'étais même plus repris. Alors qu'en parallèle, j'étais toujours n°3 en équipe nationale... Cela n'avait pas de sens. Toujours est-il que j'avais 21 ans et que ça m'a détruit. J'ai même pensé à tout arrêter parce que je n'avais plus aucune confiance en moi. J'étais stressé pour un oui ou pour un non. Heureusement, j'ai pu me reconstruire aux Watducks. Mais là aussi, ça n'a pas été simple. Après un an, le président ne voulait pas me garder. Ma chance, ça a été que les joueurs et les coaches ont fait le pressing pour que je reste."...du fait qu'il faudrait être fou pour être gardien : "Souvent, je vois des petits gars qui me disent : ouais, je veux être gardien moi aussi. Puis, je les vois jouer à l'entraînement et ils se retournent sur chaque balle. Ça, la peur, tu la vois directement parce que c'est rédhibitoire. Moi, je ne me suis jamais retourné et pourtant ça vient à du 130/140 km/h. Donc oui, je crois que c'est quand même vrai qu'il faut être un peu fou. D'autant que je joue avec un équipement un peu plus fin que d'autres. Ça vient du faire que j'ai toujours ressenti le besoin de me sentir libre. Cela relève de la chirurgie par moment : je coupe dedans, j'enlève des protections, etc. Beaucoup ne se sentiraient pas assez protégés avec mon équipement. Moi, ça me convient. Mais il faut aimer rentrer à la maison avec des bleus un peu partout."...de la différence entre un gardien de hockey et un gardien de football: "Je crois que Thibaut Courtois a dit un jour : on peut juste sauver un match. Comprendre qu'on ne peut rien faire d'autre. On sera toujours dépendant des balles que l'on reçoit. Certaines sont inarrêtables. Donc je dirais que ce qui nous rapproche, c'est le côté ingrat du poste. Le fait que chaque petite erreur se transformera en goal. Il y a aussi une agilité en commun, une façon de devoir sentir le jeu. Et puis, sans surprise, la plus grosse différence, elle se situe au niveau de la popularité de ces sports respectifs. Je suis parfois jaloux des assistances dingues du foot. Jouer devant un stade comble tous les dimanches, j'avoue, ça me fait envie." Retrouvez l'intégralité de l'interview de Vincent Vanasch dans votre Sport/Foot Magazine