Par Jacques Sys

Roger Van den Stock avait déclaré avant la compétition qu'Anderlecht devait vivre une saison de transition. Et lorsqu'Anderlecht a perdu son premier match à domicile contre Lokeren, le président s'était montré satisfait de ne pas voir son équipe sifflée. Selon lui, cela signifiait que les supporteurs adhéraient à la politique du club : intégrer les jeunes joueurs et leur donner l'occasion de se développer. En outre, la technique et la frivolité de ces jeunes étaient parfaitement adaptées au style de la maison.

Entre-temps, Anderlecht a perdu quatre fois en dix matches de compétition, le club est presque sûr de faire une croix sur la Ligue des Champions et après la défaite 0-1 contre Courtrai, la patience de ses supporters a atteint ses limites. Le football était d'un niveau absolument dramatique : pas d'organisation à l'arrière, pas d'empressement au milieu, pas de motivation dans l'équipe.

Anderlecht manque de mentalité et cette constatation n'a rien de nouveau. Chaque fois que l'équipe fait face à une crise, on parle de l'attitude des joueurs. Cette absence de mentalité est ancrée chez les Mauves quel que soit leur entraîneur, ce qui ne veut évidemment pas dire que John Van den Brom soit hors de cause. Il doit également réfléchir. Quelle est la structure de son équipe ? Où est la joie de jouer ? Comment se fait-il que cette équipe soit aussi peu inspirée et animée ? Pour l'instant, Anderlecht se dépêche de défendre l'entraîneur et de rétablir le calme, mais il est clair que la situation doit s'améliorer.

Depuis, le début de cette compétition, plusieurs entraîneurs se retrouvent en position difficile. Pensez à Harm Vanveldhoven à Malines, après sa bévue contre le Cercle de Bruges, ou à Glen De Boeck avec Waasland-Beveren, même si samedi il a obtenu une victoire importante contre Ostende. Et que réserve l'avenir à Ronny Vangeneugden, sa position à Louvain reste-t-elle incontestable ?

Bientôt, la moitié des clubs de Division 1 auront changé d'entraîneur. Car il y a déjà eu les licenciements d'Enzo Scifo, Juan Carlos Garrido et Víctor Fernández. Pour l'instant sans revirement perceptible.

Au Lierse, Cedomir Janevski a dû regarder un Mons très faible. Il avait l'air hésitant, comme s'il se demandait dans quoi il s'était embarqué. Au Club Bruges, Michel Preud'homme parlait d'un procès, un mot souvent utilisé par son prédécesseur. Durant la première mi-temps du match contre Louvain, Bruges a pourtant bien joué avec plus de mouvement, de pureté et surtout de profondeur, mais après l'exclusion de Maxime Lestienne, l'équipe a perdu son emprise sur le match. Et Mircea Rednic, le nouvel entraîneur de la Gantoise, a vu son équipe jouer une mi-temps convenable contre Genk, mais après 55 minutes, la fatigue était au rendez-vous. Fernandez n'aurait pas suffisamment entraîné les joueurs... Si c'est vrai, il est étrange que la direction l'ait laissé agir à sa guise pendant si longtemps.

Par Jacques SysRoger Van den Stock avait déclaré avant la compétition qu'Anderlecht devait vivre une saison de transition. Et lorsqu'Anderlecht a perdu son premier match à domicile contre Lokeren, le président s'était montré satisfait de ne pas voir son équipe sifflée. Selon lui, cela signifiait que les supporteurs adhéraient à la politique du club : intégrer les jeunes joueurs et leur donner l'occasion de se développer. En outre, la technique et la frivolité de ces jeunes étaient parfaitement adaptées au style de la maison. Entre-temps, Anderlecht a perdu quatre fois en dix matches de compétition, le club est presque sûr de faire une croix sur la Ligue des Champions et après la défaite 0-1 contre Courtrai, la patience de ses supporters a atteint ses limites. Le football était d'un niveau absolument dramatique : pas d'organisation à l'arrière, pas d'empressement au milieu, pas de motivation dans l'équipe. Anderlecht manque de mentalité et cette constatation n'a rien de nouveau. Chaque fois que l'équipe fait face à une crise, on parle de l'attitude des joueurs. Cette absence de mentalité est ancrée chez les Mauves quel que soit leur entraîneur, ce qui ne veut évidemment pas dire que John Van den Brom soit hors de cause. Il doit également réfléchir. Quelle est la structure de son équipe ? Où est la joie de jouer ? Comment se fait-il que cette équipe soit aussi peu inspirée et animée ? Pour l'instant, Anderlecht se dépêche de défendre l'entraîneur et de rétablir le calme, mais il est clair que la situation doit s'améliorer. Depuis, le début de cette compétition, plusieurs entraîneurs se retrouvent en position difficile. Pensez à Harm Vanveldhoven à Malines, après sa bévue contre le Cercle de Bruges, ou à Glen De Boeck avec Waasland-Beveren, même si samedi il a obtenu une victoire importante contre Ostende. Et que réserve l'avenir à Ronny Vangeneugden, sa position à Louvain reste-t-elle incontestable ? Bientôt, la moitié des clubs de Division 1 auront changé d'entraîneur. Car il y a déjà eu les licenciements d'Enzo Scifo, Juan Carlos Garrido et Víctor Fernández. Pour l'instant sans revirement perceptible. Au Lierse, Cedomir Janevski a dû regarder un Mons très faible. Il avait l'air hésitant, comme s'il se demandait dans quoi il s'était embarqué. Au Club Bruges, Michel Preud'homme parlait d'un procès, un mot souvent utilisé par son prédécesseur. Durant la première mi-temps du match contre Louvain, Bruges a pourtant bien joué avec plus de mouvement, de pureté et surtout de profondeur, mais après l'exclusion de Maxime Lestienne, l'équipe a perdu son emprise sur le match. Et Mircea Rednic, le nouvel entraîneur de la Gantoise, a vu son équipe jouer une mi-temps convenable contre Genk, mais après 55 minutes, la fatigue était au rendez-vous. Fernandez n'aurait pas suffisamment entraîné les joueurs... Si c'est vrai, il est étrange que la direction l'ait laissé agir à sa guise pendant si longtemps.