Cela faisait plus de neuf mois que le nouveau capitaine du Standard, Jelle Van Damme, n'avait plus donné de longue interview à Sport/Foot Magazine. Avant le clasico, il est revenu sur ses années anderlechtoises et sur son attachement au Standard. En toute transparence et décontraction.

Est-ce que le match à Anderlecht a quelque chose de spécial pour vous ?

Non. C'est un match comme un autre. J'ai fait quatre bonnes saisons là-bas mais c'est du passé. Et si les supporters veulent me siffler, c'est leur choix.

Pourtant, vous serez attendu par les supporters anderlechtois qui ne vous ont jamais pardonné d'avoir dragué puis opté pour le Standard...

Moi, je m'en fous des critiques. Quoi que tu fasses, tu seras l'objet de critiques. C'est la vie. Ça ne me touche pas. Il faut relativiser tout cela. Je sais que ce sujet est sensible pour les supporters d'Anderlecht. Avant, j'étais un des meilleurs joueurs à leurs yeux ; maintenant, je suis un zéro. C'est comme ça.

Quand vous avez reçu une offre du Standard, vous avez pensé à la réaction des fans d'Anderlecht ?

Non. Je ne réfléchissais pas aux risques. Je savais qu'ils le prendraient mal. Mais c'est mon choix, ma responsabilité. Je n'ai jamais agi en fonction des réactions des gens.

Mais être sifflé par tout un stade alors que vous avez tout donné pour ce club, cela ne vous atteint pas ?

Il faut passer au-dessus de cela. Je n'ai jamais eu de problèmes avec la pression du public. Au contraire, cela m'encourage. Moi, j'ai toujours respecté Anderlecht et j'ai toujours une bonne relation avec le président, Herman Van Holsbeeck ou Ariel Jacobs, que je considère comme un des meilleurs entraîneurs belges. J'ai vécu quatre bonnes saisons là-bas, en gagnant la Coupe et deux titres.

Est-ce que vous vous sentiez à Anderlecht comme à la maison ? Au début, pas. Il y avait un peu de doutes de la part de Philippe Collin. Mais à la fin, plus du tout.

Au Standard, quand on vous a proposé le brassard pour votre premier match à Anderlecht, avez-vous pensé refuser ? Non car je prends toujours mes responsabilités. Être capitaine au Standard me touche vraiment. Je suis fier de cela. Cela signifie qu'on m'apprécie beaucoup.

Estimez-vous être au même niveau que celui de vos meilleures années anderlechtoises ?

Oui. J'ai besoin de confiance pour bien jouer. Ici, j'en reçois. Cependant, à l'époque d'Anderlecht, j'étais très efficace. J'avais marqué cinq buts lors des dix derniers matches. Je dois encore retrouver cela même si j'ai déjà inscrit trois buts cette saison.

On sait que même quand vous évoluiez à Anderlecht, le Standard signifiait quelque chose pour vous...

C'est un club qui m'a toujours parlé. En 2005, quand j'ai pu quitter le Werder de Brême, la première équipe qui s'est manifestée, c'est le Standard. Michel Preud'homme me contactait tous les deux mois mais la proposition du Standard était trop faible et la différence avec le Werder de Brême trop grande. C'est pour cette raison que j'avais opté pour Anderlecht.

Est-ce que ce club vous correspond mieux qu'Anderlecht ?

J'aime bien la mentalité et l'ambiance. Quand j'étais à Anderlecht, j'ai disputé mes meilleures rencontres à Sclessin parce que je savais que ça allait être chaud. J'attendais ces confrontations. Quand je me rendais en équipe nationale, je disais à Witsel, Defour et Fellaini, qu'un jour je porterais le maillot du Standard. Je suis vraiment bien ici.

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Jelle Van Damme dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.

Stéphane Vande Velde, Sport/Foot Magazine

Cela faisait plus de neuf mois que le nouveau capitaine du Standard, Jelle Van Damme, n'avait plus donné de longue interview à Sport/Foot Magazine. Avant le clasico, il est revenu sur ses années anderlechtoises et sur son attachement au Standard. En toute transparence et décontraction. Est-ce que le match à Anderlecht a quelque chose de spécial pour vous ? Non. C'est un match comme un autre. J'ai fait quatre bonnes saisons là-bas mais c'est du passé. Et si les supporters veulent me siffler, c'est leur choix. Pourtant, vous serez attendu par les supporters anderlechtois qui ne vous ont jamais pardonné d'avoir dragué puis opté pour le Standard... Moi, je m'en fous des critiques. Quoi que tu fasses, tu seras l'objet de critiques. C'est la vie. Ça ne me touche pas. Il faut relativiser tout cela. Je sais que ce sujet est sensible pour les supporters d'Anderlecht. Avant, j'étais un des meilleurs joueurs à leurs yeux ; maintenant, je suis un zéro. C'est comme ça. Quand vous avez reçu une offre du Standard, vous avez pensé à la réaction des fans d'Anderlecht ? Non. Je ne réfléchissais pas aux risques. Je savais qu'ils le prendraient mal. Mais c'est mon choix, ma responsabilité. Je n'ai jamais agi en fonction des réactions des gens. Mais être sifflé par tout un stade alors que vous avez tout donné pour ce club, cela ne vous atteint pas ? Il faut passer au-dessus de cela. Je n'ai jamais eu de problèmes avec la pression du public. Au contraire, cela m'encourage. Moi, j'ai toujours respecté Anderlecht et j'ai toujours une bonne relation avec le président, Herman Van Holsbeeck ou Ariel Jacobs, que je considère comme un des meilleurs entraîneurs belges. J'ai vécu quatre bonnes saisons là-bas, en gagnant la Coupe et deux titres. Est-ce que vous vous sentiez à Anderlecht comme à la maison ? Au début, pas. Il y avait un peu de doutes de la part de Philippe Collin. Mais à la fin, plus du tout. Au Standard, quand on vous a proposé le brassard pour votre premier match à Anderlecht, avez-vous pensé refuser ? Non car je prends toujours mes responsabilités. Être capitaine au Standard me touche vraiment. Je suis fier de cela. Cela signifie qu'on m'apprécie beaucoup. Estimez-vous être au même niveau que celui de vos meilleures années anderlechtoises ? Oui. J'ai besoin de confiance pour bien jouer. Ici, j'en reçois. Cependant, à l'époque d'Anderlecht, j'étais très efficace. J'avais marqué cinq buts lors des dix derniers matches. Je dois encore retrouver cela même si j'ai déjà inscrit trois buts cette saison. On sait que même quand vous évoluiez à Anderlecht, le Standard signifiait quelque chose pour vous... C'est un club qui m'a toujours parlé. En 2005, quand j'ai pu quitter le Werder de Brême, la première équipe qui s'est manifestée, c'est le Standard. Michel Preud'homme me contactait tous les deux mois mais la proposition du Standard était trop faible et la différence avec le Werder de Brême trop grande. C'est pour cette raison que j'avais opté pour Anderlecht. Est-ce que ce club vous correspond mieux qu'Anderlecht ? J'aime bien la mentalité et l'ambiance. Quand j'étais à Anderlecht, j'ai disputé mes meilleures rencontres à Sclessin parce que je savais que ça allait être chaud. J'attendais ces confrontations. Quand je me rendais en équipe nationale, je disais à Witsel, Defour et Fellaini, qu'un jour je porterais le maillot du Standard. Je suis vraiment bien ici. Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Jelle Van Damme dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine. Stéphane Vande Velde, Sport/Foot Magazine