Daniel Van Buyten est parfaitement bien dans son corps et dans sa tête, ça se voit au premier coup d'oeil. Hyper détendu, Il s'est confié à Sport/Foot Magazine dans un resto italien de la périphérie de Munich.

L'équipe actuelle du Bayern est terrible, non ?

(Catégorique). Oui ! Je suis ici depuis plus de cinq ans et le Bayern n'a jamais été aussi fort. Nous sommes meilleurs qu'en 2009-2010 quand nous avions été champions, gagné la Coupe d'Allemagne et joué la finale de la Ligue des Champions avec Louis van Gaal. Il y a maintenant Neuer dans le but et Boateng en défense : deux énormes renforts.

Tu connais votre goal-average en championnat ?

26-3, ou quelque chose comme ça ? Le Bayern a encaissé ses trois buts contre Mönchengladbach et Hanovre : les deux seuls matches de championnat que je n'ai pas joués... Donc, je n'ai toujours pas pris un but ! Et un journaliste m'a appris hier que j'avais les meilleures statistiques de tous les joueurs du Bayern depuis le début de la saison. Je me focalise toujours en priorité sur les résultats de l'équipe, mais quand je peux y ajouter l'une ou l'autre satisfaction purement individuelle, c'est encore mieux!

Qui pourra battre ce Bayern ?

Je le dis depuis le début de la saison : nous-mêmes. Je l'ai répété avant le match à Naples : nous avons marqué contre notre camp. Et encore avant d'aller à Hanovre : nous prenons un carton rouge stupide et nous commettons un penalty ridicule. Il faudra rester concentré à 100% jusqu'au bout pour aller loin.

Les deux matches des Diables Rouges contre l'Allemagne sont les deux plus mauvais souvenirs de ta campagne éliminatoire ? Oui... Mais bon, à part le but, le match à Bruxelles s'est très bien passé pour moi, hein ! Il y a juste eu cette phase malheureuse. Le ballon m'arrive alors que je ne m'y attends pas et je suis ensuite surpris par Schweinsteiger qui s'était caché derrière un autre joueur. Volontairement ! Il me l'a dit : -Je savais que tu ne savais pas que j'étais là... Je dégage, pas de chance, machin bazar... j'ai l'habitude en équipe nationale ! J'étais dégoûté.

Les critiques ont été plus dures que jamais.

C'est une loi du foot. Mais cette fois-là, ça m'a fait très mal parce qu'on a dépassé certaines limites.

Ces critiques resteront un point négatif de ta carrière ?

Oui, l'aspect le plus négatif. Pourquoi cette envie permanente de vouloir voir ce qui ne marche pas plutôt que ce qui fonctionne ? Pourquoi ne veut-on pas regarder la réalité en face ? Je viens de Froidchapelle, en P4 : la plus basse division du foot belge. Donc, je sors de nulle part. Je franchis très vite des échelons. Je me retrouve défenseur chez les Diables alors que deux ans plus tôt, j'étais encore attaquant. Je réussis des trucs chouettes, je marque des buts importants. Mais dès que j'arrive en équipe nationale, on a envie de me taper dessus.

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Daniel Van Buyten dans votre Sport/Foot magazine de cette semaine.

Pierre Danvoye, Sport/Foot Magazine

Daniel Van Buyten est parfaitement bien dans son corps et dans sa tête, ça se voit au premier coup d'oeil. Hyper détendu, Il s'est confié à Sport/Foot Magazine dans un resto italien de la périphérie de Munich. L'équipe actuelle du Bayern est terrible, non ? (Catégorique). Oui ! Je suis ici depuis plus de cinq ans et le Bayern n'a jamais été aussi fort. Nous sommes meilleurs qu'en 2009-2010 quand nous avions été champions, gagné la Coupe d'Allemagne et joué la finale de la Ligue des Champions avec Louis van Gaal. Il y a maintenant Neuer dans le but et Boateng en défense : deux énormes renforts. Tu connais votre goal-average en championnat ? 26-3, ou quelque chose comme ça ? Le Bayern a encaissé ses trois buts contre Mönchengladbach et Hanovre : les deux seuls matches de championnat que je n'ai pas joués... Donc, je n'ai toujours pas pris un but ! Et un journaliste m'a appris hier que j'avais les meilleures statistiques de tous les joueurs du Bayern depuis le début de la saison. Je me focalise toujours en priorité sur les résultats de l'équipe, mais quand je peux y ajouter l'une ou l'autre satisfaction purement individuelle, c'est encore mieux! Qui pourra battre ce Bayern ? Je le dis depuis le début de la saison : nous-mêmes. Je l'ai répété avant le match à Naples : nous avons marqué contre notre camp. Et encore avant d'aller à Hanovre : nous prenons un carton rouge stupide et nous commettons un penalty ridicule. Il faudra rester concentré à 100% jusqu'au bout pour aller loin. Les deux matches des Diables Rouges contre l'Allemagne sont les deux plus mauvais souvenirs de ta campagne éliminatoire ? Oui... Mais bon, à part le but, le match à Bruxelles s'est très bien passé pour moi, hein ! Il y a juste eu cette phase malheureuse. Le ballon m'arrive alors que je ne m'y attends pas et je suis ensuite surpris par Schweinsteiger qui s'était caché derrière un autre joueur. Volontairement ! Il me l'a dit : -Je savais que tu ne savais pas que j'étais là... Je dégage, pas de chance, machin bazar... j'ai l'habitude en équipe nationale ! J'étais dégoûté. Les critiques ont été plus dures que jamais. C'est une loi du foot. Mais cette fois-là, ça m'a fait très mal parce qu'on a dépassé certaines limites. Ces critiques resteront un point négatif de ta carrière ? Oui, l'aspect le plus négatif. Pourquoi cette envie permanente de vouloir voir ce qui ne marche pas plutôt que ce qui fonctionne ? Pourquoi ne veut-on pas regarder la réalité en face ? Je viens de Froidchapelle, en P4 : la plus basse division du foot belge. Donc, je sors de nulle part. Je franchis très vite des échelons. Je me retrouve défenseur chez les Diables alors que deux ans plus tôt, j'étais encore attaquant. Je réussis des trucs chouettes, je marque des buts importants. Mais dès que j'arrive en équipe nationale, on a envie de me taper dessus. Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Daniel Van Buyten dans votre Sport/Foot magazine de cette semaine. Pierre Danvoye, Sport/Foot Magazine