Le récupérateur français William Vainqueur, à peine débarqué dans notre championnat, a tout de suite donné libre cours à sa technique, sa créativité, son esprit collectif, son élégance, son désir d'offrir de bons ballons à ses équipiers. À la recherche d'un nouveau projet sportif, il l'a trouvé au Standard après un long passé nantais.

Peu de médians défensifs de D1 possèdent votre registre technique... Je l'explique par ma formation nantaise. Là, et même si cette marque de fabrique se perd, les jeunes apprennent à ne pas tenter une passe n'importe comment. Il faut que le destinataire soit bien servi. Si on fait n'importe quoi, l'adversaire revient très vite à la charge. Je préfère un jeu plus soigné qui permet de contrôler les événements ou du moins de ne pas perdre le fil. Et il m'arrive de chercher le bon service.

Et parfois de jouer trop latéralement ?

Peut-être, je ne sais pas. En tout état de cause, notre département se trouve de plus en plus facilement alors que tout était à faire. Il y a beaucoup de solutions qui passent par Van Damme, Buyens, Camara, Gonzalez, Seijas, Bia, Buzaglo, Berrier. Tout se met en place...

L'axe Van Damme-Vainqueur, c'est du solide là au milieu du terrain : Jelle, c'est un monstre, n'est-ce pas ? Oui, un monstre qui va au charbon. Il déblaye, bosse, impressionne, marque et défend. C'est super de jouer avec lui.

Mais qui est le dépositaire du jeu ?

Tout le monde doit y contribuer.

Berrier ? C'est un faiseur de jeu. Seijas et Gonzalez aussi. On a besoin de tout le monde, la saison est longue.

Pouvez-vous comparer la D 1 à la L1 française ?

En France, on ne connaît que le Standard, Anderlecht et le Club Bruges. Genk ? Non, en tout cas pas avant sa qualification pour les poules de la Ligue des Champions. J'ai été étonné par le niveau de ces clubs du top belge. Ils auraient leur place en France même si la L1 est plus tactique, plus défensive. Je suis en tout cas ravi de mes découvertes belges. A Nantes, j'étais arrivé au bout de mon aventure, surtout en L2. Je ne pouvais pas rester là-bas. J'avais connu une foule de coaches, parfois trois ou quatre en un an. C'était trop pour bien travailler et préparer mon avenir. Il fallait que je parte. J'ai eu des offres de clubs de L1 mais le discours de Jean-François de Sart m'a tout de suite plu. Il me connaissait de son époque de coach des Espoirs. Le projet me convenait et je ne suis pas trompé. J'apprécie la patte de José Riga et il y a cette Académie Robert Louis-Dreyfus : cela en dit long sur le sérieux et le travail en profondeur d'un club. C est digne du top européen.

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de William Vainqueur dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.

Pierre Bilic, Sport/Foot Magazine

Le récupérateur français William Vainqueur, à peine débarqué dans notre championnat, a tout de suite donné libre cours à sa technique, sa créativité, son esprit collectif, son élégance, son désir d'offrir de bons ballons à ses équipiers. À la recherche d'un nouveau projet sportif, il l'a trouvé au Standard après un long passé nantais. Peu de médians défensifs de D1 possèdent votre registre technique... Je l'explique par ma formation nantaise. Là, et même si cette marque de fabrique se perd, les jeunes apprennent à ne pas tenter une passe n'importe comment. Il faut que le destinataire soit bien servi. Si on fait n'importe quoi, l'adversaire revient très vite à la charge. Je préfère un jeu plus soigné qui permet de contrôler les événements ou du moins de ne pas perdre le fil. Et il m'arrive de chercher le bon service. Et parfois de jouer trop latéralement ? Peut-être, je ne sais pas. En tout état de cause, notre département se trouve de plus en plus facilement alors que tout était à faire. Il y a beaucoup de solutions qui passent par Van Damme, Buyens, Camara, Gonzalez, Seijas, Bia, Buzaglo, Berrier. Tout se met en place... L'axe Van Damme-Vainqueur, c'est du solide là au milieu du terrain : Jelle, c'est un monstre, n'est-ce pas ? Oui, un monstre qui va au charbon. Il déblaye, bosse, impressionne, marque et défend. C'est super de jouer avec lui. Mais qui est le dépositaire du jeu ? Tout le monde doit y contribuer. Berrier ? C'est un faiseur de jeu. Seijas et Gonzalez aussi. On a besoin de tout le monde, la saison est longue. Pouvez-vous comparer la D 1 à la L1 française ? En France, on ne connaît que le Standard, Anderlecht et le Club Bruges. Genk ? Non, en tout cas pas avant sa qualification pour les poules de la Ligue des Champions. J'ai été étonné par le niveau de ces clubs du top belge. Ils auraient leur place en France même si la L1 est plus tactique, plus défensive. Je suis en tout cas ravi de mes découvertes belges. A Nantes, j'étais arrivé au bout de mon aventure, surtout en L2. Je ne pouvais pas rester là-bas. J'avais connu une foule de coaches, parfois trois ou quatre en un an. C'était trop pour bien travailler et préparer mon avenir. Il fallait que je parte. J'ai eu des offres de clubs de L1 mais le discours de Jean-François de Sart m'a tout de suite plu. Il me connaissait de son époque de coach des Espoirs. Le projet me convenait et je ne suis pas trompé. J'apprécie la patte de José Riga et il y a cette Académie Robert Louis-Dreyfus : cela en dit long sur le sérieux et le travail en profondeur d'un club. C est digne du top européen. Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de William Vainqueur dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine. Pierre Bilic, Sport/Foot Magazine