Il a rangé ses spikes en 2017 et il a fait de même avec ses crampons il y a peu, après un test aux Central Coast Mariners, en Australie, mais Usain Bolt n'en reste pas moins une machine à sous. En 2016, quand il a signé un nouveau contrat avec Puma, pour 8,8 millions d'euros par an, les deux parties ont imaginé un filet de secours : au terme de sa carrière, le sprinter jamaïcain allait rester l'ambassadeur de la marque, en échange de quelque 3,5 millions par an.
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Il a rangé ses spikes en 2017 et il a fait de même avec ses crampons il y a peu, après un test aux Central Coast Mariners, en Australie, mais Usain Bolt n'en reste pas moins une machine à sous. En 2016, quand il a signé un nouveau contrat avec Puma, pour 8,8 millions d'euros par an, les deux parties ont imaginé un filet de secours : au terme de sa carrière, le sprinter jamaïcain allait rester l'ambassadeur de la marque, en échange de quelque 3,5 millions par an. " Bolt doit jouer un rôle important pour notre entreprise ", a déclaré Bjorn Gulden, le nouveau CEO, chargé par la maison-mère Kering (Brioni, Gucci, Yves Saint Laurent...) de mieux commercialiser le détenteur du record du monde sur 100 et 200 mètres. La collaboration entre Bolt et Puma remonte à 2002 mais deux ans plus tard, quand le sprinter a été éliminé en séries du 200 mètres des Jeux d'Atlanta, le géant allemand a voulu retirer la prise. C'est le CEO de l'époque, Jochen Zeitz, qui a sauvé le champion du monde junior. " Il ne s'entraîne probablement pas assez mais il a du potentiel. " Digicel, la société jamaïcaine de télécommunications, a suivi le même raisonnement. Puma et Digicel étaient les seuls sponsors de Bolt quand, recordman mondial du 100 mètres, il est parti aux Jeux de Pékin 2008. Après deux nouveaux records du monde, sur 100 (9.69) et 200 mètres (19.30), il a étoffé son portefeuille. Il a conclu des contrats avec, entre autres, Hublot (horloges), Virgin Media, Mumm (champagne), Gatorade (boisson énergisante), Visa, All Nippon Airways, Enertor (semelles) et Nissan. Durant ses meilleures saisons, Bolt a touché environ 18 millions d'euros par an. Les organisateurs qui souhaitaient sa présence devaient débourser un peu plus de 250.000 euros. S'il courait l'hectomètre en moins de dix secondes, la somme se chiffrait à 440.000 euros. " L'athlétisme n'était nulle part en marketing sportif, surtout par rapport à d'autres sports traditionnels comme le football, le tennis, le basket ou le base-ball, mais j'espère avoir amorcé un revirement ", a déclaré Bolt lors de ses adieux, quand il a fondé Champions Shave, une marque de produits de rasage, avec le footballeur brésilien Ronaldinho et annoncé le lancement d'une chaîne de fast-food (Track & Records) dans son pays natal et en Grande-Bretagne. Ses sociétés sont vantées chaque semaine sur ses comptes Instagram (8,9 millions de suiveurs) et Twitter (4,7 millions). " Les entraînements ne me manquent pas, contrairement à l'ambiance des stades ", vient-il de confier au CEO Magazine. " Je pensais que mes adieux au sport m'offriraient plus de temps libre mais ce n'est pas le cas. " Il faut nuancer : de juin 2017 à juin 2018, il n'a participé qu'à trois meetings et au Mondial mais il a gagné la somme record de 27 millions d'euros...