Cette semaine, je vais évidemment revenir sur la manche retour des demi-finales de la Coupe de Belgique entre Genk et Anderlecht. Je trouve sympa la qualification des Limbourgeois : ils font une belle saison avec notamment un beau parcours en Europa League et ils mériteraient une récompense en fin de parcours. Et cette finale, ils ne l'ont pas volée. Ce n'est pas un hold-up. Ils ont simplement été les moins mauvais aux tirs au but. Je dis moins mauvais parce qu'un penalty bien tiré, en force dans le plafond ou à ras de sol à côté du poteau, ne peut jamais être arrêté par un gardien, même le meilleur du monde. Il suffit de voir celui de Julien Gorius, un expert en la matière : imparable.

Même s'il marque le tir au but décisif, Laszlo Koteles n'a pas été l'homme de cette séance. Ce sont les Mauves qui l'ont complètement loupée. C'est fou ce problème de pénos. Avec tout ce qu'il a déjà raté cette saison, je trouve étrange que Lucas Biglia se soit élancé le premier. Milan Jovanovic ne voulait pas tirer. On peut trouver ça lâche mais quand on ne le sent pas, il vaut mieux éviter de le faire. Il suffit de voir celui de Denis Odoi : il ne joue jamais et a fait un match moyen. Résultat : il a tué trois pigeons. Dans sa course d'élan, on sentait déjà qu'il allait le manquer.

Silvio Proto, lui, s'est fait hara-kiri. S'il pouvait arrêter de sans cesse haranguer le public et les adversaires, il gagnerait en concentration et en énergie. Silvio est un bon mec, c'est sa manière de se motiver, il n'y a pas de méchanceté là-dedans mais c'est de la provoc. Koteles est resté concentré et il a calmement placé hors de portée de Proto : au revoir et merci.

Je n'ai pas aimé les insultes de Jova à l'encontre de Tom De Sutter. Ce n'était pas nécessaire et quand on voit comme le Serbe est passé à côté de son match, il aurait pu faire preuve d'un peu plus de retenue. Quant au tackle de Guillaume Gillet, il était vraiment méchant et dangereux : il mérite une sanction.

A Genk, on a encore une fois pu mesurer l'importance de Jelle Vossen. Pour moi, il est indispensable également chez les Diables Rouges. C'est un vrai buteur, un finisseur. Il est intelligent, raffiné et élégant : un gentleman. Rien que pour lui, j'espère que Genk remportera cette coupe.

En championnat, Charleroi a perdu sur le fil contre Zulte-Waregem. Il n'y avait que 5.700 personnes dans le stade contre le deuxième du championnat et ce sera pire encore lors des play-offs 2. Combien se déplaceront pour un match contre Waasland-Beveren ? Ces PO2 ne servent à rien, il n'y a pas d'affiches et quasiment pas d'enjeu.

Cette victoire de Zulte-Waregem redonne par contre un peu de motivation pour les PO1. Cela dit, Anderlecht a clairement les cartes en mains. Leur seul adversaire, c'est eux-mêmes. Ils doivent être champion sur une jambe. Depuis 2013, le Sporting bafoue son foot. Certains joueurs se contentent du strict minimum. John van den Brom doit taper du poing sur la table et Anderlecht doit recommencer à jouer au foot comme il a pu le faire cette saison. Mais je ne m'en fais pas pour eux. Chaque équipe connaît un passage à vide à un moment ou l'autre du championnat : il vaut mieux pour eux que cela arrive maintenant plutôt que dans un mois. On y verra déjà beaucoup plus clair après les deux premiers matches des play-offs.

Propos recueillis par Jules Monnier

Cette semaine, je vais évidemment revenir sur la manche retour des demi-finales de la Coupe de Belgique entre Genk et Anderlecht. Je trouve sympa la qualification des Limbourgeois : ils font une belle saison avec notamment un beau parcours en Europa League et ils mériteraient une récompense en fin de parcours. Et cette finale, ils ne l'ont pas volée. Ce n'est pas un hold-up. Ils ont simplement été les moins mauvais aux tirs au but. Je dis moins mauvais parce qu'un penalty bien tiré, en force dans le plafond ou à ras de sol à côté du poteau, ne peut jamais être arrêté par un gardien, même le meilleur du monde. Il suffit de voir celui de Julien Gorius, un expert en la matière : imparable. Même s'il marque le tir au but décisif, Laszlo Koteles n'a pas été l'homme de cette séance. Ce sont les Mauves qui l'ont complètement loupée. C'est fou ce problème de pénos. Avec tout ce qu'il a déjà raté cette saison, je trouve étrange que Lucas Biglia se soit élancé le premier. Milan Jovanovic ne voulait pas tirer. On peut trouver ça lâche mais quand on ne le sent pas, il vaut mieux éviter de le faire. Il suffit de voir celui de Denis Odoi : il ne joue jamais et a fait un match moyen. Résultat : il a tué trois pigeons. Dans sa course d'élan, on sentait déjà qu'il allait le manquer. Silvio Proto, lui, s'est fait hara-kiri. S'il pouvait arrêter de sans cesse haranguer le public et les adversaires, il gagnerait en concentration et en énergie. Silvio est un bon mec, c'est sa manière de se motiver, il n'y a pas de méchanceté là-dedans mais c'est de la provoc. Koteles est resté concentré et il a calmement placé hors de portée de Proto : au revoir et merci. Je n'ai pas aimé les insultes de Jova à l'encontre de Tom De Sutter. Ce n'était pas nécessaire et quand on voit comme le Serbe est passé à côté de son match, il aurait pu faire preuve d'un peu plus de retenue. Quant au tackle de Guillaume Gillet, il était vraiment méchant et dangereux : il mérite une sanction.A Genk, on a encore une fois pu mesurer l'importance de Jelle Vossen. Pour moi, il est indispensable également chez les Diables Rouges. C'est un vrai buteur, un finisseur. Il est intelligent, raffiné et élégant : un gentleman. Rien que pour lui, j'espère que Genk remportera cette coupe. En championnat, Charleroi a perdu sur le fil contre Zulte-Waregem. Il n'y avait que 5.700 personnes dans le stade contre le deuxième du championnat et ce sera pire encore lors des play-offs 2. Combien se déplaceront pour un match contre Waasland-Beveren ? Ces PO2 ne servent à rien, il n'y a pas d'affiches et quasiment pas d'enjeu. Cette victoire de Zulte-Waregem redonne par contre un peu de motivation pour les PO1. Cela dit, Anderlecht a clairement les cartes en mains. Leur seul adversaire, c'est eux-mêmes. Ils doivent être champion sur une jambe. Depuis 2013, le Sporting bafoue son foot. Certains joueurs se contentent du strict minimum. John van den Brom doit taper du poing sur la table et Anderlecht doit recommencer à jouer au foot comme il a pu le faire cette saison. Mais je ne m'en fais pas pour eux. Chaque équipe connaît un passage à vide à un moment ou l'autre du championnat : il vaut mieux pour eux que cela arrive maintenant plutôt que dans un mois. On y verra déjà beaucoup plus clair après les deux premiers matches des play-offs.Propos recueillis par Jules Monnier