Par Bruno Govers Au bout d'une campagne 2000-01 euphorique, qui avait vu Anderlecht s'imposer en Ligue des Champions face à Manchester United, le Dinamo Kiev, le PSV Eindhoven, la Lazio Rome et le Real Madrid, entre autres, le club bruxellois, victime de ces succès marquants, s'était fait tout bonnement plumer à l'intersaison 2001. Cet été-là, pas moins de 4 joueurs-cadres avaient quitté le Parc Astrid contre force monnaies sonnante et trébuchante : Jan Koller, Tomasz Radzinski, Bart Goor et Didier Dheedene.

Quelque 17 millions d'euros étaient à l'époque entrés dans les caisses du Sporting. Mais les Mauves avaient également perdu, dans l'aventure, 70% de leur force de frappe. Malgré ce joli pactole, le RSCA n'avait alors pas trouvé la parade sur le plan purement sportif. Hormis Nenad Jestrovic, acquis à l'Excelsior Mouscron, il n'était pas parvenu à attirer Ahmed 'Mido' Hossam de Gand et avait dû se rabattre, dès lors, sur des seconds couteaux en Belgique : le Coréen Ki-Hyeon Seol de l'Antwerp et Ode Thompson de Harelbeke. Deux attaquants qui n'allaient guère marquer leur passage au stade Constant Vanden Stock d'une empreinte indélébile...

Douze ans plus tard, il semble bel et bien que l'histoire replace les plats à l'ombre de Saint-Guidon. Ces dernières semaines, Anderlecht a vu ses caisses gonfler grâce aux ventes de Dieumerci Mbokani et Lucas Biglia notamment (au total, pas moins de 21 joueurs ont quitté le club) mais, en matière de renforts, les supporters restent singulièrement sur leur faim. Au même titre qu'en 2001, le Sporting doit constater que sa volonté est loin de correspondre à celle des clubs ou des joueurs avec qui il traite.

Il s'est, ainsi, heurté à une fin de non-recevoir du Standard concernant Michy Batshuayi et William Vainqueur. Idem du côté de Chelsea avec Thorgan Hazard. Sans compter que le médian du Barça, Jonathan Dos Santos, a préféré juré fidélité à la Liga plutôt que de poursuivre sa carrière en Belgique. Anderlecht est donc appelé à activer des plans B au lieu de plans A, à l'instar de ce qui s'était passé en 2001. Seule différence : il paraît quand même moins démuni aujourd'hui, vu que sa division offensive compte toujours quelques individualités. Comme Mati Suarez ou le revenant Gohi Bi Cyriac. Deux artistes au pied léger qui auraient toutefois besoin d'un puncheur à leurs côtés, type Mbokani afin de donner le meilleur d'eux-mêmes.

Le Sporting songe, depuis belle lurette, au Gantois Pelé Mboyo, pour occuper le poste de joueur le plus avancé sur le terrain. Mais la direction des Buffalos ne veut pas, elle, brader son attaquant. Après avoir loupé 'Mido' en 2001, s'orientera-t-on vers un même dénouement 12 ans plus tard ? Anderlecht aurait aimé présenter son nouveau forward cette semaine encore, histoire d'apaiser son public. Pour l'heure, toutefois, on est encore loin du compte...

Par Bruno Govers Au bout d'une campagne 2000-01 euphorique, qui avait vu Anderlecht s'imposer en Ligue des Champions face à Manchester United, le Dinamo Kiev, le PSV Eindhoven, la Lazio Rome et le Real Madrid, entre autres, le club bruxellois, victime de ces succès marquants, s'était fait tout bonnement plumer à l'intersaison 2001. Cet été-là, pas moins de 4 joueurs-cadres avaient quitté le Parc Astrid contre force monnaies sonnante et trébuchante : Jan Koller, Tomasz Radzinski, Bart Goor et Didier Dheedene. Quelque 17 millions d'euros étaient à l'époque entrés dans les caisses du Sporting. Mais les Mauves avaient également perdu, dans l'aventure, 70% de leur force de frappe. Malgré ce joli pactole, le RSCA n'avait alors pas trouvé la parade sur le plan purement sportif. Hormis Nenad Jestrovic, acquis à l'Excelsior Mouscron, il n'était pas parvenu à attirer Ahmed 'Mido' Hossam de Gand et avait dû se rabattre, dès lors, sur des seconds couteaux en Belgique : le Coréen Ki-Hyeon Seol de l'Antwerp et Ode Thompson de Harelbeke. Deux attaquants qui n'allaient guère marquer leur passage au stade Constant Vanden Stock d'une empreinte indélébile... Douze ans plus tard, il semble bel et bien que l'histoire replace les plats à l'ombre de Saint-Guidon. Ces dernières semaines, Anderlecht a vu ses caisses gonfler grâce aux ventes de Dieumerci Mbokani et Lucas Biglia notamment (au total, pas moins de 21 joueurs ont quitté le club) mais, en matière de renforts, les supporters restent singulièrement sur leur faim. Au même titre qu'en 2001, le Sporting doit constater que sa volonté est loin de correspondre à celle des clubs ou des joueurs avec qui il traite. Il s'est, ainsi, heurté à une fin de non-recevoir du Standard concernant Michy Batshuayi et William Vainqueur. Idem du côté de Chelsea avec Thorgan Hazard. Sans compter que le médian du Barça, Jonathan Dos Santos, a préféré juré fidélité à la Liga plutôt que de poursuivre sa carrière en Belgique. Anderlecht est donc appelé à activer des plans B au lieu de plans A, à l'instar de ce qui s'était passé en 2001. Seule différence : il paraît quand même moins démuni aujourd'hui, vu que sa division offensive compte toujours quelques individualités. Comme Mati Suarez ou le revenant Gohi Bi Cyriac. Deux artistes au pied léger qui auraient toutefois besoin d'un puncheur à leurs côtés, type Mbokani afin de donner le meilleur d'eux-mêmes. Le Sporting songe, depuis belle lurette, au Gantois Pelé Mboyo, pour occuper le poste de joueur le plus avancé sur le terrain. Mais la direction des Buffalos ne veut pas, elle, brader son attaquant. Après avoir loupé 'Mido' en 2001, s'orientera-t-on vers un même dénouement 12 ans plus tard ? Anderlecht aurait aimé présenter son nouveau forward cette semaine encore, histoire d'apaiser son public. Pour l'heure, toutefois, on est encore loin du compte...