La politique de contrôles antidopage sur le Tour de France gagnerait à être moins prévisible et plus agressive, estiment dans un rapport publié jeudi les observateurs indépendants de l'Agence mondiale antidopage (AMA) qui suggèrent même de déranger en pleine nuit les coureurs suspects.

L'Union cycliste internationale (UCI), qui avait été accusée en 2009 d'incompétence et de favoritisme par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), avait invité l'AMA à venir surveiller la Grande Boucle en juillet, dans l'espoir de faire taire les critiques. Les six observateurs se sont succédés par équipes de trois sur l'épreuve.

S'ils ne relèvent aucune erreur majeure ou défaillance grossière durant ces trois semaines, ils estiment que les contrôles inopinés étaient cette année même presque attendus par les coureurs, puisqu'ils surviennent toujours avant les étapes difficiles, notamment celles de montagne, ou les jours de repos. Ils notent aussi, sans les nommer, que quelques coureurs sur lesquels pesaient de forts soupçons n'ont été contrôlés par surprise que de rares fois, et que l'un a échappé à tout contrôle entre avril et le début du Tour.

Prônant "une approche plus agressive", les observateurs invitent l'UCI à "considérer sérieusement à mettre fin à la règle informelle et au confort voulant que les coureurs ne soient pas contrôlés au milieu de la nuit comme ils le savent tous bien."

Leur rapport évite de s'étendre sur le contrôle anormal de l'Espagnol Alberto Contador, le vainqueur de l'épreuve, dont le cas est toujours sous investigation.

Sportmagazine.be, avec Belga

La politique de contrôles antidopage sur le Tour de France gagnerait à être moins prévisible et plus agressive, estiment dans un rapport publié jeudi les observateurs indépendants de l'Agence mondiale antidopage (AMA) qui suggèrent même de déranger en pleine nuit les coureurs suspects. L'Union cycliste internationale (UCI), qui avait été accusée en 2009 d'incompétence et de favoritisme par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), avait invité l'AMA à venir surveiller la Grande Boucle en juillet, dans l'espoir de faire taire les critiques. Les six observateurs se sont succédés par équipes de trois sur l'épreuve. S'ils ne relèvent aucune erreur majeure ou défaillance grossière durant ces trois semaines, ils estiment que les contrôles inopinés étaient cette année même presque attendus par les coureurs, puisqu'ils surviennent toujours avant les étapes difficiles, notamment celles de montagne, ou les jours de repos. Ils notent aussi, sans les nommer, que quelques coureurs sur lesquels pesaient de forts soupçons n'ont été contrôlés par surprise que de rares fois, et que l'un a échappé à tout contrôle entre avril et le début du Tour. Prônant "une approche plus agressive", les observateurs invitent l'UCI à "considérer sérieusement à mettre fin à la règle informelle et au confort voulant que les coureurs ne soient pas contrôlés au milieu de la nuit comme ils le savent tous bien." Leur rapport évite de s'étendre sur le contrôle anormal de l'Espagnol Alberto Contador, le vainqueur de l'épreuve, dont le cas est toujours sous investigation. Sportmagazine.be, avec Belga