Marcel Kittel, l'un des grands gabarits (1,89 m) du peloton, s'est imposé pour la deuxième fois depuis le départ du Tour de France, mardi à Saint-Malo, en conclusion d'une étape bretonne festive. Mark Cavendish, à l'origine de la chute du Néerlandais Tom Veelers, le "lanceur" de Kittel, a pris la troisième place de cette 10e étape. Derrière le champion d'Allemagne Andre Greipel, devancé dans les derniers mètres par le vainqueur du jour.

"Si je suis fautif, je suis désolé", a réagi ensuite sur son compte twitter "Cav", accusé par les images et les commentaires bien plus que par ses adversaires et les faits. Car le champion de Grande-Bretagne, qui a touché de l'épaule son adversaire (à terre dans la seconde suivante) en pleine décélération, a surtout cherché à garder le sillage des deux coureurs qui le précèdent (Greipel, Kittel).

"Tout d'un coup, Cavendish m'est rentré dedans", a raconté Veelers, dont la chute n'a pas eu heureusement de conséquences dramatiques, tant pour lui-même ("j'ai plein d'ecchymoses mais ça ira") que pour les coureurs qui le suivaient.

Son chef de file s'est montré fair-play. "Cavendish a voulu passer par la droite alors que Tom était en train de ralentir. Je ne peux pas imaginer qu'il l'ait fait exprès. On était près de l'arrivée et c'était chaotique", a estimé Kittel.

"La faute est commise par Veelers"

Le jury des commissaires, loin de se fier à l'émotion du moment, a d'ailleurs absous Cavendish qui a gardé son rang au classement de l'étape. "La faute est commise par Veelers qui ralentit et fait un mouvement comme pour se retourner. Cavendish le heurte à ce moment-là", a relevé le directeur de course, Jean-François Pescheux, en plein accord avec le président du jury.

Le champion de Grande-Bretagne, qui est passé à une époque pour le "bad boy" du sprint, s'est montré fataliste: "Je sais que vous avez tous envie de dire que Mark Cavendish est un sprinter méchant. Il y aura des forums sur internet avec des gens qui deviendront fous sur le sujet. Mais tout ce que j'ai fait, c'est de suivre ma route."

En revanche, Cavendish a reconnu sa défaite sportive. Son train, avec le Belge Get Steegmans pour dernier élément, n'a pu le lancer vers la 25e victoire d'étape attendue, du fait pour l'essentiel d'une concurrence de très haut niveau.