Décidément, Tom De Sutter porte vraiment la poisse. Accablé par les blessures depuis 2008, le grand natif de Zottegem vient encore de se blesser aux adducteurs, jeudi après-midi à l'entraînement avec Anderlecht. L'homme venait tout juste de retrouver une place de titulaire chez les Mauves, et avait même refait son apparition en sélection nationale face à l'Azerbaïdjan.

Suite à sa petite déchirure aux adducteurs, Tom De Sutter sera à nouveau absent plusieurs semaines. Sport/Foot Magazine l'avait rencontré avant sa blessure, et lui avait demandé s'il ne lui arrivait pas de penser au cas Frutos...

"Non, cette pensée ne m'a jamais effleuré. Contrairement à Nicolas Frutos, je n'ai jamais subi de contretemps ou de coup d'arrêt lors de mes diverses rééducations. J'ai toujours bien progressé et toujours repris avec un temps d'avance. A aucun moment, je n'ai broyé du noir non plus. Et je ne pense pas être plus fragile qu'un autre. Je n'ai jamais eu de blessure musculaire. Les blessures aux cartilages et ligaments, ça fait partie du métier. Surtout quand on pèse 90 kilos, comme moi. Dans ce cas, les réceptions au sol sollicitent les articulations. Je ne suis pas le seul attaquant à y être exposé. Il faut pouvoir encaisser. A la limite, le plus dur n'est pas de revenir dans le parcours. Etre privé de temps de jeu, c'est ça qui est beaucoup plus difficile à avaler. C'est là que je me sens vraiment privé du plaisir que le football me procure. Et plus ça dure, plus cette joie s'estompe. Or, elle est mon moteur.

C'est pourquoi vous ne voulez sans doute plus vivre une campagne comme celle-ci?
Elle peut toujours se terminer en apothéose, pour le club comme pour moi. A près de 26 ans, mes plus belles années s'annoncent. Et je n'ai pas à coeur de les passer sur le banc de touche. En fin de saison, une mise au point s'impose avec la direction d'Anderlecht afin que je sache exactement à quoi m'en tenir. Je me rends fort bien compte qu'on ne peut pas faire de promesses dans le milieu du football. Mais je ne veux pas non plus être la doublure toute désignée.

Votre manager, Didier Frenay, estime que vous avez intérêt à partir.J'ai lu ça également mais je n'en sais pas plus car je ne l'ai plus entendu ces derniers temps. Je sais qu'il a du mal aussi à digérer cette situation. Il estime que je suis davantage qu'une simple roue de secours et aimerait sans doute que je me révolte. Ce n'est pas mon truc. En plus, je ne peux pas dire que je suis malheureux au Sporting. Bien entendu, je serais plus heureux si j'y bénéficiais de plus de temps de jeu.

Lisez l'interview complète de Tom De Sutter dans votre Sport/Foot Magazine, en vente actuellement dans les kiosques.

Bruno Govers et Sportfootmagazine.be

Décidément, Tom De Sutter porte vraiment la poisse. Accablé par les blessures depuis 2008, le grand natif de Zottegem vient encore de se blesser aux adducteurs, jeudi après-midi à l'entraînement avec Anderlecht. L'homme venait tout juste de retrouver une place de titulaire chez les Mauves, et avait même refait son apparition en sélection nationale face à l'Azerbaïdjan. Suite à sa petite déchirure aux adducteurs, Tom De Sutter sera à nouveau absent plusieurs semaines. Sport/Foot Magazine l'avait rencontré avant sa blessure, et lui avait demandé s'il ne lui arrivait pas de penser au cas Frutos..."Non, cette pensée ne m'a jamais effleuré. Contrairement à Nicolas Frutos, je n'ai jamais subi de contretemps ou de coup d'arrêt lors de mes diverses rééducations. J'ai toujours bien progressé et toujours repris avec un temps d'avance. A aucun moment, je n'ai broyé du noir non plus. Et je ne pense pas être plus fragile qu'un autre. Je n'ai jamais eu de blessure musculaire. Les blessures aux cartilages et ligaments, ça fait partie du métier. Surtout quand on pèse 90 kilos, comme moi. Dans ce cas, les réceptions au sol sollicitent les articulations. Je ne suis pas le seul attaquant à y être exposé. Il faut pouvoir encaisser. A la limite, le plus dur n'est pas de revenir dans le parcours. Etre privé de temps de jeu, c'est ça qui est beaucoup plus difficile à avaler. C'est là que je me sens vraiment privé du plaisir que le football me procure. Et plus ça dure, plus cette joie s'estompe. Or, elle est mon moteur. C'est pourquoi vous ne voulez sans doute plus vivre une campagne comme celle-ci?Elle peut toujours se terminer en apothéose, pour le club comme pour moi. A près de 26 ans, mes plus belles années s'annoncent. Et je n'ai pas à coeur de les passer sur le banc de touche. En fin de saison, une mise au point s'impose avec la direction d'Anderlecht afin que je sache exactement à quoi m'en tenir. Je me rends fort bien compte qu'on ne peut pas faire de promesses dans le milieu du football. Mais je ne veux pas non plus être la doublure toute désignée. Votre manager, Didier Frenay, estime que vous avez intérêt à partir.J'ai lu ça également mais je n'en sais pas plus car je ne l'ai plus entendu ces derniers temps. Je sais qu'il a du mal aussi à digérer cette situation. Il estime que je suis davantage qu'une simple roue de secours et aimerait sans doute que je me révolte. Ce n'est pas mon truc. En plus, je ne peux pas dire que je suis malheureux au Sporting. Bien entendu, je serais plus heureux si j'y bénéficiais de plus de temps de jeu. Lisez l'interview complète de Tom De Sutter dans votre Sport/Foot Magazine, en vente actuellement dans les kiosques.Bruno Govers et Sportfootmagazine.be