Elle est ainsi devenue la première joueuse issue des qualifications à décrocher un titre du Grand Chelem et aussi la plus jeune depuis la Russe Maria Sharapova qui avait remporté Wimbledon à 17 ans en 2004.

Son exploit est d'autant plus impressionnant que Raducanu, 150e mondiale, a tout emporté sur son passage, ne laissant aucune miette à ses adversaires: elle a gagné ses dix matches, qualifications comprises, par 20 sets à 0. La dernière à avoir réussi pareil "perfect" à l'US Open était Serena Williams en 2014.

En face d'elle se trouvait Fernandez (73e), l'autre sensation de la quinzaine new-yorkaise, qui, à défaut d'avoir balayé ses rivales, est parvenue à renverser des situations très compromises, aux dépens d'adversaires pourtant chevronnées.

Elle avait ainsi barré la route de trois des cinq meilleures joueuses mondiales: la Japonaise Naomi Osaka (3e) lauréate de l'an passé, de l'Ukrainienne Elina Svitolina (5e) puis de la Bélarusse Aryna Sabalenka (2e).

Mais cette fois, elle n'a rien pu faire face à Raducanu qu'elle retrouvait pour la première fois chez pros, trois ans après sa défaite contre la Britannique au 2e tour du tournoi juniors de Wimbledon en 2018.

Le contexte était évidemment tout autre, au coeur du chaudron du Arthur Ashe et ses quelque 23.000 fans électriques, dont Billie Jean King, une des plus grandes championnes de tous les temps qui a dû apprécier de voir le tennis de demain éclater au grand jour sous ses yeux.

Fernandez plombée par son service

Raducanu aura été, comme attendu, la plus agressive dans cette finale, à l'image de ce break d'entrée réussi, en profitant de la fébrilité au service de son adversaire qui ne cessera d'en payer le prix cher durant cette rencontre.

Fernandez a réussi à débreaker car elle a su rivaliser dans l'échange, démontrant qu'à défaut d'être aussi puissante, elle savait très bien contre-attaquer et imposer des rallyes. Mais après 58 minutes très disputées, c'est la Britannique qui a encore fait la différence sur service adverse, avec un superbe coup droit décroisé.

La Canadienne, plombée par une première balle dépassant à peine les 50% de réussite et une seconde souvent punie par les retours de son adversaire, a encore cédé deux fois son engagement dans la deuxième manche qu'elle avait pourtant bien commencée en breakant la première.

US Open: Raducanu nouveau joyau de la couronne et du tennis féminin, BELGA
US Open: Raducanu nouveau joyau de la couronne et du tennis féminin © BELGA

Après avoir sauvé deux balles de match à 5-2 sur son service, elle s'est battue comme une diablesse pour retarder l'échéance, en lâchant enfin ses coups. Sur l'un d'eux lui offrant une balle de débreak, Raducanu s'est rapé le genou gauche sur une glissade, une larme de sang coulant le long de sa jambe.

Après un temps mort médical, légèrement contesté par Fernandez consciente que son élan pouvait être brisé, la Britannique, après un smash difficile passé ric-rac, s'est offerte sa troisième balle de match. La bonne.

Raducanu s'est effondrée de joie sous les vivats. Une star est née à Flushing Meadows que personne n'a vue venir, hormis peut-être les observateurs qui se souviennent qu'à Wimbledon cet été elle avait atteint les 8e de finale, bénéficiant alors d'une invitation.

Elle avait alors abandonné en 8e de finale, étouffée par l'enjeu, victime de problèmes respiratoires. Cette fois c'est elle qui a coupé le souffle autour d'elle.

Une star est née à New York

"C'est une réussite remarquable à un si jeune âge, et cela témoigne de votre travail acharné et de votre dévouement", l'a félicitée la reine Elisabeth II, qui a donc veillé jusqu'à au moins 23h30, heure de Londres, pour assister à l'exploit de Raducanu, sacrée en finale en battant 6-4, 6-3 la Canadienne Leylah Fernandez, 19 ans.

"Quel match sensationnel! Félicitations Emma Raducanu. Vous avez fait preuve d'un talent, d'un sang-froid et d'un courage extraordinaires et nous sommes tous extrêmement fiers de vous", a tweeté dans un même élan le Premier ministre Boris Johnson.

Plus jeune lauréate en Majeur depuis la Russe Maria Sharapova qui avait remporté Wimbledon à 17 ans en 2004, la 150e mondiale (qui sera 23e dès lundi) a réussi un exploit d'autant plus impressionnant qu'elle a tout emporté sur son passage, gagnant ses dix matches, qualifications comprises, par 20 sets à 0. La dernière à avoir réussi pareil "perfect" à l'US Open était Serena Williams en 2014.

"J'espère être aussi résiliente que New York"

"C'était un match incroyablement difficile, le niveau était vraiment élevé. Elle a joué un tennis incroyable et a battu certaines des meilleures joueuses du monde. J'espère que nous nous affronterons dans de nombreux autres tournois et, espérons-le, en finales", lui a rendu hommage Raducanu.

"Cela montre l'avenir du tennis féminin et à quel point le réservoir de talent est grand en ce moment", a-t-elle ajouté.

"J'espère être de retour ici en finale et avoir le bon trophée. Je sais que c'est particulièrement dur aujourd'hui. Je veux juste dire que j'espère pouvoir être aussi forte et résiliente que New York l'a été ces vingt dernières années. Merci de m'avoir soutenue", a dit la Canadienne les yeux mouillés, évoquant le 20e anniversaire des attaques du 11 septembre.

Elle est ainsi devenue la première joueuse issue des qualifications à décrocher un titre du Grand Chelem et aussi la plus jeune depuis la Russe Maria Sharapova qui avait remporté Wimbledon à 17 ans en 2004.Son exploit est d'autant plus impressionnant que Raducanu, 150e mondiale, a tout emporté sur son passage, ne laissant aucune miette à ses adversaires: elle a gagné ses dix matches, qualifications comprises, par 20 sets à 0. La dernière à avoir réussi pareil "perfect" à l'US Open était Serena Williams en 2014.En face d'elle se trouvait Fernandez (73e), l'autre sensation de la quinzaine new-yorkaise, qui, à défaut d'avoir balayé ses rivales, est parvenue à renverser des situations très compromises, aux dépens d'adversaires pourtant chevronnées.Elle avait ainsi barré la route de trois des cinq meilleures joueuses mondiales: la Japonaise Naomi Osaka (3e) lauréate de l'an passé, de l'Ukrainienne Elina Svitolina (5e) puis de la Bélarusse Aryna Sabalenka (2e).Mais cette fois, elle n'a rien pu faire face à Raducanu qu'elle retrouvait pour la première fois chez pros, trois ans après sa défaite contre la Britannique au 2e tour du tournoi juniors de Wimbledon en 2018.Le contexte était évidemment tout autre, au coeur du chaudron du Arthur Ashe et ses quelque 23.000 fans électriques, dont Billie Jean King, une des plus grandes championnes de tous les temps qui a dû apprécier de voir le tennis de demain éclater au grand jour sous ses yeux.Fernandez plombée par son service Raducanu aura été, comme attendu, la plus agressive dans cette finale, à l'image de ce break d'entrée réussi, en profitant de la fébrilité au service de son adversaire qui ne cessera d'en payer le prix cher durant cette rencontre.Fernandez a réussi à débreaker car elle a su rivaliser dans l'échange, démontrant qu'à défaut d'être aussi puissante, elle savait très bien contre-attaquer et imposer des rallyes. Mais après 58 minutes très disputées, c'est la Britannique qui a encore fait la différence sur service adverse, avec un superbe coup droit décroisé.La Canadienne, plombée par une première balle dépassant à peine les 50% de réussite et une seconde souvent punie par les retours de son adversaire, a encore cédé deux fois son engagement dans la deuxième manche qu'elle avait pourtant bien commencée en breakant la première. Après avoir sauvé deux balles de match à 5-2 sur son service, elle s'est battue comme une diablesse pour retarder l'échéance, en lâchant enfin ses coups. Sur l'un d'eux lui offrant une balle de débreak, Raducanu s'est rapé le genou gauche sur une glissade, une larme de sang coulant le long de sa jambe.Après un temps mort médical, légèrement contesté par Fernandez consciente que son élan pouvait être brisé, la Britannique, après un smash difficile passé ric-rac, s'est offerte sa troisième balle de match. La bonne. Raducanu s'est effondrée de joie sous les vivats. Une star est née à Flushing Meadows que personne n'a vue venir, hormis peut-être les observateurs qui se souviennent qu'à Wimbledon cet été elle avait atteint les 8e de finale, bénéficiant alors d'une invitation.Elle avait alors abandonné en 8e de finale, étouffée par l'enjeu, victime de problèmes respiratoires. Cette fois c'est elle qui a coupé le souffle autour d'elle.Une star est née à New York"C'est une réussite remarquable à un si jeune âge, et cela témoigne de votre travail acharné et de votre dévouement", l'a félicitée la reine Elisabeth II, qui a donc veillé jusqu'à au moins 23h30, heure de Londres, pour assister à l'exploit de Raducanu, sacrée en finale en battant 6-4, 6-3 la Canadienne Leylah Fernandez, 19 ans."Quel match sensationnel! Félicitations Emma Raducanu. Vous avez fait preuve d'un talent, d'un sang-froid et d'un courage extraordinaires et nous sommes tous extrêmement fiers de vous", a tweeté dans un même élan le Premier ministre Boris Johnson.Plus jeune lauréate en Majeur depuis la Russe Maria Sharapova qui avait remporté Wimbledon à 17 ans en 2004, la 150e mondiale (qui sera 23e dès lundi) a réussi un exploit d'autant plus impressionnant qu'elle a tout emporté sur son passage, gagnant ses dix matches, qualifications comprises, par 20 sets à 0. La dernière à avoir réussi pareil "perfect" à l'US Open était Serena Williams en 2014."J'espère être aussi résiliente que New York" "C'était un match incroyablement difficile, le niveau était vraiment élevé. Elle a joué un tennis incroyable et a battu certaines des meilleures joueuses du monde. J'espère que nous nous affronterons dans de nombreux autres tournois et, espérons-le, en finales", lui a rendu hommage Raducanu."Cela montre l'avenir du tennis féminin et à quel point le réservoir de talent est grand en ce moment", a-t-elle ajouté."J'espère être de retour ici en finale et avoir le bon trophée. Je sais que c'est particulièrement dur aujourd'hui. Je veux juste dire que j'espère pouvoir être aussi forte et résiliente que New York l'a été ces vingt dernières années. Merci de m'avoir soutenue", a dit la Canadienne les yeux mouillés, évoquant le 20e anniversaire des attaques du 11 septembre.