L'Espagnol, spécialiste de la terre battue, présente des statistiques brillantes mais il semble moins dominant que les saisons précédentes sur son revêtement préféré. À Monte Carlo, il a été balayé en deux sets par son compatriote David Ferrer (ATP 5), à Barcelone, Nicolas Almagro (ATP 24) a pris sa mesure en trois sets. Ce n'est pas de bon augure même s'il vient de remporter le tournoi de Madrid pour la quatrième fois, grâce à l'abandon pour blessure de Kei Nishikori, une des révélations de la saison et le premier Japonais à figurer dans le top dix.

Novak Djokovic, le numéro deux, peut-il rêver d'une première Coupe des Mousquetaires ? En 2011, le Serbe avait toutes les clefs en mains. À l'entame du tournoi, il restait sur 43 victoires d'affilée mais en demi-finales, il s'est heurté à un Roger Federer démonté. L'année suivante, il s'est qualifié pour la finale mais ses nerfs l'ont lâché. La saison passée, en demi-finales, il a été confronté à Rafael Nadal, pour la troisième fois. Il a combattu pendant cinq sets, il a eu sa chance mais... Nadal et Paris semblent inaccessibles à Djokovic, qui entame le tournoi avec quelques soucis.

À Monaco, le Serbe est apparu avec un tape impressionnant au bras droit, en demi-finale contre Roger Federer. Il a renoncé à Madrid, un des principaux rendez-vous avant Roland-Garros. "Je ne dois pas subir d'opération, ce qui constitue une bonne nouvelle. Une petite pause devrait suffire à me libérer de la douleur, d'après les médecins."

Stanislas Wawrinka peut-il constituer une menace pour Nadal ? En Australie, le Suisse est enfin sorti de l'ombre de Federer et il a signé un parcours impressionnant. Il a remporté son premier grand chelem après avoir pris la mesure de Tommy Robredo (ATP 18), de Djokovic, de Tomas Berdych (ATP 6) et de Nadal. En avril 2013, Wawrinka a commencé à travailler avec Magnus Norman, l'ancien numéro deux qui a mené Robin Söderling en finale à Paris en 2009 et, depuis, sa progression est spectaculaire. Jusque-là, son palmarès était maigrichon, avec trois succès seulement depuis 2006, mais son compteur est maintenant à sept : Oeiras, sur terre battue, Chennay, l'Open d'Australie et Monte Carlo, après des victoires contre Milos Raonic (10), David Ferrer (6) et Federer.

Du rang 17, il est passé au numéro trois. "Je dois l'essentiel de mon succès à mon entraîneur. Il m'insuffle beaucoup d'assurance. Parfois, des détails, comme l'adaptation de mon coup droit, ont un impact énorme", a confié Wawrinka au site ATPWorldTour.com.

Nadal, Djokovic, Wawrinka - surpris à Madrid par le qualifier Dominic Thiem - ou Federer, quadruple finaliste à Paris et vainqueur surprise en 2009 ? C'est peu probable. Il a atteint la finale de Monte Carlo, en battant notamment Jo-Wilfried Tsonga (12) et Djokovic, mais il a déclaré forfait à Madrid pour assister à l'accouchement de Mirka. Le numéro quatre mondial a peu joué ces dernières semaines, il est devenu père de deux autres jumeaux, Leo et Lenny, et n'a rejoint Rome qu'en dernière minute. "J'ai hésité mais Mirka m'a dit que je devais jouer." Le voyage a été court : il a été battu au premier tour contre Jeremy Chardy et est retourné chez lui. "C'est plus amusant que de gagner un tournoi."

PAR CHRIS TETAERT

L'Espagnol, spécialiste de la terre battue, présente des statistiques brillantes mais il semble moins dominant que les saisons précédentes sur son revêtement préféré. À Monte Carlo, il a été balayé en deux sets par son compatriote David Ferrer (ATP 5), à Barcelone, Nicolas Almagro (ATP 24) a pris sa mesure en trois sets. Ce n'est pas de bon augure même s'il vient de remporter le tournoi de Madrid pour la quatrième fois, grâce à l'abandon pour blessure de Kei Nishikori, une des révélations de la saison et le premier Japonais à figurer dans le top dix. Novak Djokovic, le numéro deux, peut-il rêver d'une première Coupe des Mousquetaires ? En 2011, le Serbe avait toutes les clefs en mains. À l'entame du tournoi, il restait sur 43 victoires d'affilée mais en demi-finales, il s'est heurté à un Roger Federer démonté. L'année suivante, il s'est qualifié pour la finale mais ses nerfs l'ont lâché. La saison passée, en demi-finales, il a été confronté à Rafael Nadal, pour la troisième fois. Il a combattu pendant cinq sets, il a eu sa chance mais... Nadal et Paris semblent inaccessibles à Djokovic, qui entame le tournoi avec quelques soucis. À Monaco, le Serbe est apparu avec un tape impressionnant au bras droit, en demi-finale contre Roger Federer. Il a renoncé à Madrid, un des principaux rendez-vous avant Roland-Garros. "Je ne dois pas subir d'opération, ce qui constitue une bonne nouvelle. Une petite pause devrait suffire à me libérer de la douleur, d'après les médecins." Stanislas Wawrinka peut-il constituer une menace pour Nadal ? En Australie, le Suisse est enfin sorti de l'ombre de Federer et il a signé un parcours impressionnant. Il a remporté son premier grand chelem après avoir pris la mesure de Tommy Robredo (ATP 18), de Djokovic, de Tomas Berdych (ATP 6) et de Nadal. En avril 2013, Wawrinka a commencé à travailler avec Magnus Norman, l'ancien numéro deux qui a mené Robin Söderling en finale à Paris en 2009 et, depuis, sa progression est spectaculaire. Jusque-là, son palmarès était maigrichon, avec trois succès seulement depuis 2006, mais son compteur est maintenant à sept : Oeiras, sur terre battue, Chennay, l'Open d'Australie et Monte Carlo, après des victoires contre Milos Raonic (10), David Ferrer (6) et Federer. Du rang 17, il est passé au numéro trois. "Je dois l'essentiel de mon succès à mon entraîneur. Il m'insuffle beaucoup d'assurance. Parfois, des détails, comme l'adaptation de mon coup droit, ont un impact énorme", a confié Wawrinka au site ATPWorldTour.com. Nadal, Djokovic, Wawrinka - surpris à Madrid par le qualifier Dominic Thiem - ou Federer, quadruple finaliste à Paris et vainqueur surprise en 2009 ? C'est peu probable. Il a atteint la finale de Monte Carlo, en battant notamment Jo-Wilfried Tsonga (12) et Djokovic, mais il a déclaré forfait à Madrid pour assister à l'accouchement de Mirka. Le numéro quatre mondial a peu joué ces dernières semaines, il est devenu père de deux autres jumeaux, Leo et Lenny, et n'a rejoint Rome qu'en dernière minute. "J'ai hésité mais Mirka m'a dit que je devais jouer." Le voyage a été court : il a été battu au premier tour contre Jeremy Chardy et est retourné chez lui. "C'est plus amusant que de gagner un tournoi." PAR CHRIS TETAERT