A un mois du début de Roland Garros, il semble que Rafaël Nadal ne soit pas repris parmi les quatre têtes de série, pour la première fois depuis 2005. Pourtant, il se sent bien. La blessure au genou qui l'a écarté des courts pendant sept mois l'année dernière est plus ou moins oubliée, son retour s'est opéré avec sans pli et la terre battue est son biotope.

Il est d'ailleurs le grandissime favori du tournoi parisien, qu'il pourrait s'adjuger pour la quatrième fois d'affilée, ramenant ainsi sa huitième Coupe des Mousquetaires à la maison. Las, sa longue absence lui joue des tours et pourrait offrir la place de quatrième tête de série à David Ferrer, d'autant que Nadal a beaucoup de points à défendre d'ici Roland Garros, puisqu'il avait enlevé les tournois de Monaco, de Barcelone et de Rome l'année dernière.

Du coup, pour la première fois depuis ses débuts à 19 ans, Nadal ne figurera pas parmi les quatre têtes de série à la Porte d'Auteuil. Ce n'est pas un problème pour l'Espagnol mais bien pour ses adversaires: un caprice du tirage au sort pourrait ainsi opposer Nadal à Novak Djojkovic en quarts de finales. Cela pourrait aussi embarrasser les organisateurs, qui souhaitent protéger leur chouchou autant que faire se peut.

Mais Roland Garros peut-il ainsi chambouler les règlements et accorder à Nadal une place plus élevée que ne le prévoit son classement ? Wimbledon a recours à un système particulier pour donner un coup de pouce aux partisans du gazon: l'organisation londonienne prend en compte les points ATP gagnés au cours de l'année plus 75% des points obtenus sur gazon. Compte tenu de la spécificité de la surface et du petit nombre de tournois disputés sur herbe, c'est un mode de calcul plutôt logique.

Mais la terre battue est nettement plus fréquente et elle est considérée comme une surface tout à fait normale. Théoriquement, Roland Garros ne peut donc faire d'exception. Nadal devra sans doute partir à la conquête de son huitième titre avec le statut de numéro cinq.

Par Filip Dewulf

A un mois du début de Roland Garros, il semble que Rafaël Nadal ne soit pas repris parmi les quatre têtes de série, pour la première fois depuis 2005. Pourtant, il se sent bien. La blessure au genou qui l'a écarté des courts pendant sept mois l'année dernière est plus ou moins oubliée, son retour s'est opéré avec sans pli et la terre battue est son biotope.Il est d'ailleurs le grandissime favori du tournoi parisien, qu'il pourrait s'adjuger pour la quatrième fois d'affilée, ramenant ainsi sa huitième Coupe des Mousquetaires à la maison. Las, sa longue absence lui joue des tours et pourrait offrir la place de quatrième tête de série à David Ferrer, d'autant que Nadal a beaucoup de points à défendre d'ici Roland Garros, puisqu'il avait enlevé les tournois de Monaco, de Barcelone et de Rome l'année dernière.Du coup, pour la première fois depuis ses débuts à 19 ans, Nadal ne figurera pas parmi les quatre têtes de série à la Porte d'Auteuil. Ce n'est pas un problème pour l'Espagnol mais bien pour ses adversaires: un caprice du tirage au sort pourrait ainsi opposer Nadal à Novak Djojkovic en quarts de finales. Cela pourrait aussi embarrasser les organisateurs, qui souhaitent protéger leur chouchou autant que faire se peut.Mais Roland Garros peut-il ainsi chambouler les règlements et accorder à Nadal une place plus élevée que ne le prévoit son classement ? Wimbledon a recours à un système particulier pour donner un coup de pouce aux partisans du gazon: l'organisation londonienne prend en compte les points ATP gagnés au cours de l'année plus 75% des points obtenus sur gazon. Compte tenu de la spécificité de la surface et du petit nombre de tournois disputés sur herbe, c'est un mode de calcul plutôt logique.Mais la terre battue est nettement plus fréquente et elle est considérée comme une surface tout à fait normale. Théoriquement, Roland Garros ne peut donc faire d'exception. Nadal devra sans doute partir à la conquête de son huitième titre avec le statut de numéro cinq.Par Filip Dewulf