"Il faisait très chaud ce soir (lundi). J'avais l'impression de ne pas trouver d'air. Il n'y avait aucun courant d'air. J'ai eu du mal avec les conditions, l'humidité surtout, c'est toujours un danger ici", a expliqué le Suisse, numéro 2 mondial, 37 ans.

"C'est une des premières fois que ça m'arrive. C'est désagréable. Vous transpirez de plus en plus au fil du match, et ça vous fait perdre de l'énergie au fur et à mesure. Ça devient difficile de respirer, et quand ça te frappe, c'est très difficile de s'en sortir. Malheureusement, ça m'a affecté aujourd'hui mais j'ai quand même eu mes chances. Quand vous vous sentez comme ça, vous commencez à manquer des occasions, et j'en ai eues. C'est décevant. Mais à un moment donné, j'étais juste content que le match soit terminé... Depuis que le toit est installé (sur le court Arthur-Ashe, ndlr), l'air ne circule plus dans le stade. Je l'avais déjà remarqué lors de ma finale en 2015 (perdue contre Djokovic, ndlr). Ça en fait un US Open complètement différent. Vous êtes trempé, les balles aussi, et tout se ralentit alors que vous essayez de frapper des points gagnants. Ce n'est pas une question d'âge, c'est une question d'humidité. Quand tu joues dans des conditions comme ça pendant 4h (3h30, ndlr), c'est difficile à gérer. Ça peut arriver. C'est une des premières fois que ça m'arrive."

Millman "un peu coupable"

L'Australien John Millman se sentait "un peu coupable" d'avoir profité d'un jour sans du Suisse, numéro 2 mondial, accablé par la chaleur.

"Je me sens un peu coupable parce qu'il n'était pas dans sa meilleure forme aujourd'hui (lundi), c'est certain", a déclaré l'Australien de 29 ans qui défiera Novak Djokovic pour une place dans le dernier carré.

"Je suis pleinement conscient qu'il a connu une mauvaise journée. Probablement que pour que je le batte, il fallait qu'il ait un jour sans et que je sois dans un bon jour", a-t-il ajouté.

Nouveau venu en deuxième semaine en Grand Chelem, Millman a reconnu s'être senti comme "un lapin dans les phares" au cours du premier set, avant de "se sentir plus à l'aise au fil du match" face à un prestigieux adversaire qu'il considère comme "un héros".

"C'était un environnement légèrement intimidant", a-t-il encore déclaré.

Sous les lumières du court Arthur-Ashe, Millman s'est imposé contre toute attente aux dépens de Federer en quatre sets 3-6, 7-5, 7-6 (9/7), 7-6 (7/3) après plus de 3h30 de combat. L'Australien a même écarté deux balles de deux sets à zéro, puis une balle de deux manches à une. "Je vais m'en souvenir très, très longtemps", a-t-il confié.