Le mois dernier, on a aimé voir Elise Mertens (25 ans) et sa partenaire Su-Wei Hsieh (35 ans) fêter leur victoire au Masters 1000 d'Indian Wells. Notre compatriote s'est marrée grâce au chapeau dont s'accoutre la Taïwanaise avant et après chaque match, mais elle a surtout savouré sa victoire dans ce que beaucoup dépeignent comme le "cinquième Grand Chelem". Après Wimbledon, c'était le deuxième trophée d'envergure glané par Mertens et Hsieh cette année. Le tout sur un total de huit tournois disputés depuis avril, moment où la Limbourgeoise a dû changer de partenaire après qu'Aryna Sabalenka a revu ses priorités. Pourtant, en 2019, Mertens a gagné Indian Wells et l'US Open ...

Le mois dernier, on a aimé voir Elise Mertens (25 ans) et sa partenaire Su-Wei Hsieh (35 ans) fêter leur victoire au Masters 1000 d'Indian Wells. Notre compatriote s'est marrée grâce au chapeau dont s'accoutre la Taïwanaise avant et après chaque match, mais elle a surtout savouré sa victoire dans ce que beaucoup dépeignent comme le "cinquième Grand Chelem". Après Wimbledon, c'était le deuxième trophée d'envergure glané par Mertens et Hsieh cette année. Le tout sur un total de huit tournois disputés depuis avril, moment où la Limbourgeoise a dû changer de partenaire après qu'Aryna Sabalenka a revu ses priorités. Pourtant, en 2019, Mertens a gagné Indian Wells et l'US Open puis, début 2021, l'Open d'Australie avec la Biélorusse. Toutefois, elle s'entend aussi bien avec Hsieh. Le stabilité du jeu de Mertens se marie bien avec les reprises de volée de Hsieh. Leur prochaine mission? Les WTA Finals à Guadalajara, qui se joueront à partir de mercredi prochain. Mertens ne s'y produit qu'en double, n'ayant pu se qualifier en simple. C'est la troisième fois qu'elle prend part au Mondial officieux qui réunit les huit meilleures équipes de double de l'année. En 2018, elle y a participé à Singapour avec Demi Schuurs et un an plus tard, à Shenzhen aux côtés de Sabalenka. Elle n'a toutefois pas franchi le cap des quarts de finale puis du premier tour. Cette fois, dispensée du simple, elle peut viser la victoire en double. Ce titre est le principal trou dans son palmarès en double, avec Roland-Garros. Si Mertens comble ces lacunes au Mexique, ainsi que l'année prochaine à Paris, elle sera la troisième joueuse du siècle à s'être adjugée les quatre tounoirs majeurs et les WTA Finals en double, après Lisa Raymond et Martina Hingis. D'aucuns jugent la combinaison simple et double trop éprouvante. Ce serait pour cette raison que Mertens manque parfois de fraîcheur en solo. Cette année, elle a en plus été victime de blessures. Mais Mertens, numéro 2 mondiale avec Hsieh, retire énormément de plaisir et de prestige des matches en double. Ainsi qu'un bonus financier non négligeable. Par exemple, la Limbourgeoise a gagné un million d'euros cette saison et occupe la 21e place au classement des primes. Rien qu'en double, elle a gagné 848.000 euros. Elle a gagné davantage grâce à ses titres en Australie, à Wimbledon et à Indian Wells qu'en simple. L'Australie lui a permis de toucher 400.000 euros grâce à son succès en double et 215.000 suite à sa qualification pour le quatrième tour. À Londres, elle a respectivement empoché 560.000 euros et 134.000 (elle a été éliminée au troisième tour du simple). Enfin, Indian Wells lui a valu 350.000 euros en double et 24.500 euros en simple, suite à son élimination au deuxième tour. Il n'est pas évident de renoncer à de telles sommes, d'autant qu'Elise Mertens a probablement atteint ses limites en simple. Si elle figure depuis trois ans dans le top 20 du classement WTA, c'est avant tout grâce à son travail, sa mentalité et sa régularité. Le top 10 lui reste inaccessible. Même chose dans les Grands Chelems, où la Belge échoue systématiquement entre le troisième tour et les quarts de finale depuis sa demi-finale à Melbourne en 2018. Par contre, en double, elle est parvenue à s'imposer dans de grands tournois. Dans ces conditions, le choix est vite fait.