En juillet 2008, le monde du tennis a paru sur le point d'opérer des changements importants. Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic venaient d'être élus au conseil des joueurs de l'ATP. Pour la première fois de l'histoire du tennis, de vrais ténors allaient s'engager pour le bien-être de ce petit monde. Quelque cinq ans plus tard, il ne reste pas grand-chose de ces belles intentions. Federer est toujours président du conseil mais Nadal, ses illusions perdues, a démissionné: " Je n'ai ni le temps ni l'énergie de m'impliquer là-dedans. Rien ne change, de toute façon. " Quant à Djokovic, qui n'est plus membre non plus, il vient d'exprimer son mécontentement : " Quand Ivan Ljubicic (un ancien joueur, ndlr) était encore président, il impliquait tous les joueurs de haut niveau dans sa gestion. Il nous disait que notre voix comptait, que nous assurions le spectacle et que nous devions donc exprimer notre avis et nos souhaits. Selon moi, l'ATP devrait défendre nos intérêts avant ceux des autres. "

C'est évidemment là que ça coince. Trop de parties sont représentées au sein de l'ATP. Le conseil d'administration comprend sept membres : trois délégués des joueurs, trois directeurs de tournois et le président. Il va de soi que les professionnels, qui réclament plus d'argent pour moins de travail, sont toujours opposés aux directeurs des tournois, qui veulent l'inverse. S'y ajoute l'influence exercée par les chaînes télévisées, les groupes de management et les sponsors, sans parler des autres circuits, la WTA et l'ITF, qui contrôlent les tournois du Grand Chelem, la Coupe Davis et les Jeux Olympiques. L'exercice d'équilibre est quasi impossible. " Les joueurs n'ont pas le temps ni l'énergie de s'occuper de ça ", a affirmé Djokovic, à l'image de Nadal. Le Serbe plaide en faveur d'une réduction de la saison et moins d'obligations. " Il y a actuellement beaucoup d'aspects positifs mais aussi des points à améliorer. Nous, les joueurs, avons trop peu de pouvoir. "

Par Filip Dewulf

En juillet 2008, le monde du tennis a paru sur le point d'opérer des changements importants. Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic venaient d'être élus au conseil des joueurs de l'ATP. Pour la première fois de l'histoire du tennis, de vrais ténors allaient s'engager pour le bien-être de ce petit monde. Quelque cinq ans plus tard, il ne reste pas grand-chose de ces belles intentions. Federer est toujours président du conseil mais Nadal, ses illusions perdues, a démissionné: " Je n'ai ni le temps ni l'énergie de m'impliquer là-dedans. Rien ne change, de toute façon. " Quant à Djokovic, qui n'est plus membre non plus, il vient d'exprimer son mécontentement : " Quand Ivan Ljubicic (un ancien joueur, ndlr) était encore président, il impliquait tous les joueurs de haut niveau dans sa gestion. Il nous disait que notre voix comptait, que nous assurions le spectacle et que nous devions donc exprimer notre avis et nos souhaits. Selon moi, l'ATP devrait défendre nos intérêts avant ceux des autres. "C'est évidemment là que ça coince. Trop de parties sont représentées au sein de l'ATP. Le conseil d'administration comprend sept membres : trois délégués des joueurs, trois directeurs de tournois et le président. Il va de soi que les professionnels, qui réclament plus d'argent pour moins de travail, sont toujours opposés aux directeurs des tournois, qui veulent l'inverse. S'y ajoute l'influence exercée par les chaînes télévisées, les groupes de management et les sponsors, sans parler des autres circuits, la WTA et l'ITF, qui contrôlent les tournois du Grand Chelem, la Coupe Davis et les Jeux Olympiques. L'exercice d'équilibre est quasi impossible. " Les joueurs n'ont pas le temps ni l'énergie de s'occuper de ça ", a affirmé Djokovic, à l'image de Nadal. Le Serbe plaide en faveur d'une réduction de la saison et moins d'obligations. " Il y a actuellement beaucoup d'aspects positifs mais aussi des points à améliorer. Nous, les joueurs, avons trop peu de pouvoir. " Par Filip Dewulf