Les tennismen ne manquent pas une occasion d'affirmer qu'ils n'ont jamais entendu parler de dopage. Pas plus tard que la semaine dernière, Rafael Nadal a cloué le bec à Christophe Rochus (voir par ailleurs), qui avait affirmé que les sept mois d'absence de l'Espagnol méritaient qu'on se pose des questions. Mais dans la foulée de l'affaire Lance Armstrong, les choses bougent. C'est ainsi que Novak Djokovic et Andy Murray ont déjà admis être moins contrôlés aujourd'hui qu'il y a sept ans. Alors qu'on distribue chaque année 300 millions de dollars de prix, deux millions seulement sont consacrés à la lutte contre le dopage. Une misère dans un sport de dimension mondiale. C'est ainsi qu'en 2011, vingt-et-un tests sanguins seulement ont été effectués hors compétition.

Effrayés par les événements, Nadal et Djokovic ont demandé plus de transparence et davantage de contrôles. On savait déjà que le Docteur Fuentes avait des tennismen parmi ses patients mais on a aussi appris que l'ex-médecin d'Armstrong, Luis Garcia Del Moral, travaillait depuis 2006 avec la TennisVal Academy de Valence, où s'entraînent notamment David Ferrer, Dinara Safina et Sara Errani. Arrêté par la douane australienne en 2010 en possession de huit flacons d'hormones de croissance, Wayne Odesnik a été suspendu pour deux ans, sanction ramenée à un an parce qu'il a collaboré à l'enquête de la commission de lutte contre le dopage. Récemment, son nom est revenu sur le devant de la scène à l'occasion du démantèlement d'un laboratoire de dopage en Floride. Et l'ITF n'a jamais dit clairement en quoi Odesnik avait collaboré lors de l'enquête. C'est ce brouillard qui fait que les gens se posent des questions. De plus, au cours des dernières années, le tennis est devenu un sport d'endurance explosif: les rencontres de cinq heures dans des tournois du Grand Chelem n'ont plus rien d'exceptionnel. Ce facteur, combiné à l'argent, peut amener des dérives. Et si le tennis veut garder son image de sport le plus propre, il doit faire le ménage.

Filip Dewulf

Les tennismen ne manquent pas une occasion d'affirmer qu'ils n'ont jamais entendu parler de dopage. Pas plus tard que la semaine dernière, Rafael Nadal a cloué le bec à Christophe Rochus (voir par ailleurs), qui avait affirmé que les sept mois d'absence de l'Espagnol méritaient qu'on se pose des questions. Mais dans la foulée de l'affaire Lance Armstrong, les choses bougent. C'est ainsi que Novak Djokovic et Andy Murray ont déjà admis être moins contrôlés aujourd'hui qu'il y a sept ans. Alors qu'on distribue chaque année 300 millions de dollars de prix, deux millions seulement sont consacrés à la lutte contre le dopage. Une misère dans un sport de dimension mondiale. C'est ainsi qu'en 2011, vingt-et-un tests sanguins seulement ont été effectués hors compétition.Effrayés par les événements, Nadal et Djokovic ont demandé plus de transparence et davantage de contrôles. On savait déjà que le Docteur Fuentes avait des tennismen parmi ses patients mais on a aussi appris que l'ex-médecin d'Armstrong, Luis Garcia Del Moral, travaillait depuis 2006 avec la TennisVal Academy de Valence, où s'entraînent notamment David Ferrer, Dinara Safina et Sara Errani. Arrêté par la douane australienne en 2010 en possession de huit flacons d'hormones de croissance, Wayne Odesnik a été suspendu pour deux ans, sanction ramenée à un an parce qu'il a collaboré à l'enquête de la commission de lutte contre le dopage. Récemment, son nom est revenu sur le devant de la scène à l'occasion du démantèlement d'un laboratoire de dopage en Floride. Et l'ITF n'a jamais dit clairement en quoi Odesnik avait collaboré lors de l'enquête. C'est ce brouillard qui fait que les gens se posent des questions. De plus, au cours des dernières années, le tennis est devenu un sport d'endurance explosif: les rencontres de cinq heures dans des tournois du Grand Chelem n'ont plus rien d'exceptionnel. Ce facteur, combiné à l'argent, peut amener des dérives. Et si le tennis veut garder son image de sport le plus propre, il doit faire le ménage.Filip Dewulf