C'est LE moment de l'année tennistique 2020. New York, huitième de finale d'un US Open triste dès le départ parce que le public, Rafael Nadal et Roger Federer sont absents. Novak Djokovic affronte l'Espagnol Pablo Carreno-Busta. Sur le papier, une formalité pour le Serbe, numéro un mondial. Sauf que ce jour-là, Mozart n'est pas dedans. Il est nerveux. Un peu frustré que les choses ne soient pas, pour lui, aussi simples que d'habitude. Au moment de repartir vers sa chaise pour une pause, Djoko vide sa poche où il y a une balle. Il l'envoie vers le fond du court, sans viser rien ni personne. Mais son envoi, assez puissant (on parle de Djoko, quand même), percute de plein fouet la gorge d'une juge de ligne. Elle s'effondre. Direct, il fonce vers elle, se préoccupe de son état de santé. C'est sincère. Ça se voit. C'est Djoko. Un gentleman des courts depuis tant d'années. Une exemple de sportivité.

Mais le règlement du tennis est clair. Si on porte atteinte à l'intégrité physique d'un officiel, l'exclusion est automatique. C'est ce que l'arbitre explique à Djoko. Il conteste à peine. C'est Djoko. Un gars au regard d'acier mais réputé comme un des plus sympas du circuit. Il est donc dehors. On devine que le public aurait pris son parti si les spectateurs avaient été admis dans ce temple. Parce que le public du tennis a toujours adoré les enfants terribles, style John McEnroe, ainsi que les gars très bien, style Djoko, Nadal, Federer. S'il y a bien un jour où on aurait pu tenir compte de l'intention (ou plutôt l'absence d'intention) au lieu d'appliquer durement et scrupuleusement le règlement, c'était ce jour-là.

C'est LE moment de l'année tennistique 2020. New York, huitième de finale d'un US Open triste dès le départ parce que le public, Rafael Nadal et Roger Federer sont absents. Novak Djokovic affronte l'Espagnol Pablo Carreno-Busta. Sur le papier, une formalité pour le Serbe, numéro un mondial. Sauf que ce jour-là, Mozart n'est pas dedans. Il est nerveux. Un peu frustré que les choses ne soient pas, pour lui, aussi simples que d'habitude. Au moment de repartir vers sa chaise pour une pause, Djoko vide sa poche où il y a une balle. Il l'envoie vers le fond du court, sans viser rien ni personne. Mais son envoi, assez puissant (on parle de Djoko, quand même), percute de plein fouet la gorge d'une juge de ligne. Elle s'effondre. Direct, il fonce vers elle, se préoccupe de son état de santé. C'est sincère. Ça se voit. C'est Djoko. Un gentleman des courts depuis tant d'années. Une exemple de sportivité.Mais le règlement du tennis est clair. Si on porte atteinte à l'intégrité physique d'un officiel, l'exclusion est automatique. C'est ce que l'arbitre explique à Djoko. Il conteste à peine. C'est Djoko. Un gars au regard d'acier mais réputé comme un des plus sympas du circuit. Il est donc dehors. On devine que le public aurait pris son parti si les spectateurs avaient été admis dans ce temple. Parce que le public du tennis a toujours adoré les enfants terribles, style John McEnroe, ainsi que les gars très bien, style Djoko, Nadal, Federer. S'il y a bien un jour où on aurait pu tenir compte de l'intention (ou plutôt l'absence d'intention) au lieu d'appliquer durement et scrupuleusement le règlement, c'était ce jour-là.