Combiner école et tennis de haut niveau ? Le quotidien pour le jeune belge de 16 ans. Pourtant, la routine peut sembler éloignée de celle des adolescents du même âge. "Passer mes examens après la finale du Roland Garros ne me dérange pas", nous confie Bailly. Classé quatrième mondial chez les juniors, ce dernier tutoie à présent les sommets du tennis.

Premier service

L'amour pour la petite balle jaune provient de son paternel, Laurent et de son frère, Pierre-Yves. "Mon papa pratiquait le sport et mon frère y joue aussi actuellement. C'est un peu grâce à eux que j'ai commencé. Petit, j'aimais le foot aussi. Mais lorsque le choix s'est imposé, j'ai préféré le tennis", souligne le jeune prodige, qui depuis l'âge de six ans se trouve sous la tutelle de Dries Beerden.

Dix ans plus tard, il semble envisageable de vivre de sa passion. Un rêve qui n'est pourtant pas encore imminent dans l'esprit de Gilles-Arnaud : "Le chemin n'est pas facile dans ce sport, donc j'ambitionne de terminer mes études avant. Je dois encore faire une année. Et puis, je verrai où j'en suis dans le tennis", développe celui qui s'imagine bien, quoi qu'il arrive sur les courts, rester dans le circuit. "Pourquoi pas être coach dans le tennis, ou bien kiné ? Actuellement, c'est difficile à dire, je suis encore jeune."

"Dirtballer"

Juin 2022, Roland Garros. Au début du mois, le sociétaire du TC Visé participe au Grand Chelem à Paris. Au troisième tour, le Belge élimine l'Américain Bruno Kuzuhara, alors numéro 1 mondial chez les juniors (ndlr, actuellement troisième). Une victoire qui inspire de la confiance pour la suite de la compétition : "J'étais très content de gagner mon premier tour. Au cours du match contre Kuzuhara, j'étais persuadé de pouvoir le battre. J'ai dû sauver des balles de match. C'était très serré, mais ça m'a donné de la confiance pour les autres tournois."

En finale, le rêve s'estompe face à Gabriel Debru. Le Français, jouant à domicile, s'impose 7-6 au premier set, puis 6-3 au deuxième. Une finale perdue, mais davantage d'expérience acquise. Des leçons précieuses pour l'avenir de Bailly : "J'ai appris à être apte à gérer les moments importants. Surtout dans un Grand Chelem auquel participe le top 10 mondial. Avant la rencontre, je dispose d'un plan de jeu à appliquer. L'expérience des tournois m'aide à jouer dans des matchs de ce niveau-là".

Juillet 2022, entrée en lice à Klosters. Le sacre européen ne s'immisce pas encore dans l'imagination de Gilles-Arnaud. "Je me disais plutôt : on verra comment ça va se passer", explique-t-il. Six matches plus tard, Bailly récolte le fruit de son travail face au Croate Dino Prizmic. Le plus impressionnant ? L'adolescent conquiert l'Europe sans perdre un seul set.

Le point commun entre Roland Garros et Klosters ? La terre battue. "Je me sens plus à l'aise sur cette surface. J'aime bien quand les échanges sont plus lents, contrairement au gazon. J'ai plus de temps pour m'adapter. Donc oui, la terre battue est ma surface préférée", affirme le protégé de Dries Beerden.

Ambitions : synonyme de travail consistant

Kimmer Coppejans était, jusqu'il y a peu, le dernier champion d'Europe U18 belge (2012). Avant Roland Garros, Bailly figurait à la 20ème place du classement ITF Juniors. Aujourd'hui, il en occupe la quatrième position. Pourtant, ces chiffres et statistiques ne nourrissent pas l'envie du Belge : "Je pourrais me fixer comme objectif le top 1 car je n'en suis pas loin. Mais pour être honnête, ce n'est pas ma motivation principale. J'essaye juste d'améliorer mon jeu et de travailler dur. On verra où j'en suis dans deux ou trois mois, voire un an.".

Le prochain rendez-vous pour Bailly se déroule actuellement sur les courts de Bytom, en Pologne. Ce dernier défend les couleurs belges pour les qualifications de la Summer Cup. "J'éprouve une sensation exceptionnelle quand je joue pour la Belgique. C'est une fierté", s'enthousiasme le jeune espoir.

Après la Summer Cup, place à une nouvelle épreuve ; le monde professionnel. À domicile cette fois-ci puisque les tournois se déroulent à Eupen, Coxyde et Lambermont. "Je n'ai pas trop d'attentes. J'essayerai juste de voir match après match. Je vais jouer contre des joueurs plus expérimentés, donc ça va être un nouveau challenge. On verra comment je vais performer et ce que ça va donner" conclut Bailly.

Le futur du tennis belge semble en tout cas entre de bonnes mains. Pieds sur terre, Bailly est conscient de son potentiel, mais ne prend pas la grosse tête malgré ses succès récents. Avant de poursuivre ses ambitions, retour à la réalité. La rentrée scolaire approche à grands pas. Première heure, maths.

La finale de Roland-Garros de Gilles-Arnaud Bailly

Combiner école et tennis de haut niveau ? Le quotidien pour le jeune belge de 16 ans. Pourtant, la routine peut sembler éloignée de celle des adolescents du même âge. "Passer mes examens après la finale du Roland Garros ne me dérange pas", nous confie Bailly. Classé quatrième mondial chez les juniors, ce dernier tutoie à présent les sommets du tennis. L'amour pour la petite balle jaune provient de son paternel, Laurent et de son frère, Pierre-Yves. "Mon papa pratiquait le sport et mon frère y joue aussi actuellement. C'est un peu grâce à eux que j'ai commencé. Petit, j'aimais le foot aussi. Mais lorsque le choix s'est imposé, j'ai préféré le tennis", souligne le jeune prodige, qui depuis l'âge de six ans se trouve sous la tutelle de Dries Beerden.Dix ans plus tard, il semble envisageable de vivre de sa passion. Un rêve qui n'est pourtant pas encore imminent dans l'esprit de Gilles-Arnaud : "Le chemin n'est pas facile dans ce sport, donc j'ambitionne de terminer mes études avant. Je dois encore faire une année. Et puis, je verrai où j'en suis dans le tennis", développe celui qui s'imagine bien, quoi qu'il arrive sur les courts, rester dans le circuit. "Pourquoi pas être coach dans le tennis, ou bien kiné ? Actuellement, c'est difficile à dire, je suis encore jeune."Juin 2022, Roland Garros. Au début du mois, le sociétaire du TC Visé participe au Grand Chelem à Paris. Au troisième tour, le Belge élimine l'Américain Bruno Kuzuhara, alors numéro 1 mondial chez les juniors (ndlr, actuellement troisième). Une victoire qui inspire de la confiance pour la suite de la compétition : "J'étais très content de gagner mon premier tour. Au cours du match contre Kuzuhara, j'étais persuadé de pouvoir le battre. J'ai dû sauver des balles de match. C'était très serré, mais ça m'a donné de la confiance pour les autres tournois." En finale, le rêve s'estompe face à Gabriel Debru. Le Français, jouant à domicile, s'impose 7-6 au premier set, puis 6-3 au deuxième. Une finale perdue, mais davantage d'expérience acquise. Des leçons précieuses pour l'avenir de Bailly : "J'ai appris à être apte à gérer les moments importants. Surtout dans un Grand Chelem auquel participe le top 10 mondial. Avant la rencontre, je dispose d'un plan de jeu à appliquer. L'expérience des tournois m'aide à jouer dans des matchs de ce niveau-là". Juillet 2022, entrée en lice à Klosters. Le sacre européen ne s'immisce pas encore dans l'imagination de Gilles-Arnaud. "Je me disais plutôt : on verra comment ça va se passer", explique-t-il. Six matches plus tard, Bailly récolte le fruit de son travail face au Croate Dino Prizmic. Le plus impressionnant ? L'adolescent conquiert l'Europe sans perdre un seul set. Le point commun entre Roland Garros et Klosters ? La terre battue. "Je me sens plus à l'aise sur cette surface. J'aime bien quand les échanges sont plus lents, contrairement au gazon. J'ai plus de temps pour m'adapter. Donc oui, la terre battue est ma surface préférée", affirme le protégé de Dries Beerden.Kimmer Coppejans était, jusqu'il y a peu, le dernier champion d'Europe U18 belge (2012). Avant Roland Garros, Bailly figurait à la 20ème place du classement ITF Juniors. Aujourd'hui, il en occupe la quatrième position. Pourtant, ces chiffres et statistiques ne nourrissent pas l'envie du Belge : "Je pourrais me fixer comme objectif le top 1 car je n'en suis pas loin. Mais pour être honnête, ce n'est pas ma motivation principale. J'essaye juste d'améliorer mon jeu et de travailler dur. On verra où j'en suis dans deux ou trois mois, voire un an.".Le prochain rendez-vous pour Bailly se déroule actuellement sur les courts de Bytom, en Pologne. Ce dernier défend les couleurs belges pour les qualifications de la Summer Cup. "J'éprouve une sensation exceptionnelle quand je joue pour la Belgique. C'est une fierté", s'enthousiasme le jeune espoir. Après la Summer Cup, place à une nouvelle épreuve ; le monde professionnel. À domicile cette fois-ci puisque les tournois se déroulent à Eupen, Coxyde et Lambermont. "Je n'ai pas trop d'attentes. J'essayerai juste de voir match après match. Je vais jouer contre des joueurs plus expérimentés, donc ça va être un nouveau challenge. On verra comment je vais performer et ce que ça va donner" conclut Bailly.Le futur du tennis belge semble en tout cas entre de bonnes mains. Pieds sur terre, Bailly est conscient de son potentiel, mais ne prend pas la grosse tête malgré ses succès récents. Avant de poursuivre ses ambitions, retour à la réalité. La rentrée scolaire approche à grands pas. Première heure, maths.