C'est ce qui fait le charme de l'Australian Open, qui commence ce lundi 18 janvier... Depuis quelques années, les organisateurs cherchent à servir du tennis comme nulle part ailleurs. Melbourne Park, le lieu qui abrite le tournoi, se transforme ainsi, l'espace de deux semaines, en une immense plaine de jeux qui ne vibre plus uniquement au bruit des rebonds de la petite balle jaune. Pour 39 dollars australiens - l'équivalent de 26 € - le prix d'un ground pass, les fans peuvent aussi s'éclater au rythme de multiples animations pendant les matches.

Le centre névralgique du concept se nomme le Grand Slam Oval. Il s'agit d'un grand terrain en gazon situé entre la Rod Laver Arena et la Hisense Arena, deux des trois stades phares du complexe. On y trouve, pêle-mêle, un stand où mesurer sa vitesse au service, un îlot hot shots pour se faire photographier avec une réplique du trophée, un igloo, un bar avec transats et une boutique Lacoste où jouer avec des raquettes... d'1,50 m de haut.

La musique fait aussi partie intégrante de cette première levée du Grand Chelem de l'année. Et pas uniquement sous la forme de fonds sonores dans Garden Square, le grand jardin situé à l'ombre de la Rod Laver Arena, où le public pique-nique en regardant sur un écran géant les volées amorties de Roger Federer ou les aces de Serena Williams. Des concerts regroupant des artistes locaux animent chaque soir les nuits tennistiques melbourniennes qui s'achèvent régulièrement aux petites heures.

Ce n'est pas pour rien que l'Australian Open a été baptisé le Happy Slam, le Grand Chelem Joyeux. Aucun tournoi n'a sans doute, en effet, donné autant de raisons aux amateurs de tennis d'acheter des tickets et de s'offrir, vu qu'il s'agit des vacances d'été Down Under, une sortie idéale en famille. L'ambiance décontractée est d'ailleurs matérialisée par le fait qu'il y a même moyen de se rendre à Melbourne Park en... tram.

Cela paraît d'un autre temps avec les métros qui pullulent dans les grandes métropoles, mais c'est pourtant la réalité. Melbourne Park se situant en plein centre-ville, il suffit de monter dans le tram 70, qui relie les Docklands, c'est-à-dire le port, à Wattle Park, pour arriver pile poil face à l'entrée de la Rod Laver Arena, où se produisent les Nadal, Murray et Sharapova. Et le meilleur de l'histoire, c'est que pour ceux qui possèdent un ticket, le tram est gratuit!

Malgré le trajet en avion et le décalage horaire, la majorité des joueurs et des joueuses, Novak Djokovic, le quintuple vainqueur en tête, adore venir en Australie et échapper aux frimas européens et nord-américains. Parfum d'eucalyptus, soleil à profusion, organisation impeccable, ambiance festive, tout est réuni sous l'oeil des kangourous et des koalas pour qu'ils sortent leurs plus beaux coups de raquette et fassent de ce tournoi un fascinant rendez-vous.

David Goffin, le n°1 belge, ne s'y est pas trompé. Le Liégeois, 25 ans, qui a mené la Belgique en finale de la Coupe Davis l'automne dernier, n'a encore jamais dépassé le stade du deuxième tour à l'Australian Open, mais cela ne l'a pas empêché de prendre le chemin de Melbourne avant même la Noël, afin de mettre un maximum d'atouts de son côté. Il s'y est notamment entraîné, par 40 degrés, avec Marin Cilic, le vainqueur de l'US Open 2014. On verra, ces quinze prochains jours, si la tactique était la bonne...

Serge Fayat

C'est ce qui fait le charme de l'Australian Open, qui commence ce lundi 18 janvier... Depuis quelques années, les organisateurs cherchent à servir du tennis comme nulle part ailleurs. Melbourne Park, le lieu qui abrite le tournoi, se transforme ainsi, l'espace de deux semaines, en une immense plaine de jeux qui ne vibre plus uniquement au bruit des rebonds de la petite balle jaune. Pour 39 dollars australiens - l'équivalent de 26 € - le prix d'un ground pass, les fans peuvent aussi s'éclater au rythme de multiples animations pendant les matches.Le centre névralgique du concept se nomme le Grand Slam Oval. Il s'agit d'un grand terrain en gazon situé entre la Rod Laver Arena et la Hisense Arena, deux des trois stades phares du complexe. On y trouve, pêle-mêle, un stand où mesurer sa vitesse au service, un îlot hot shots pour se faire photographier avec une réplique du trophée, un igloo, un bar avec transats et une boutique Lacoste où jouer avec des raquettes... d'1,50 m de haut.La musique fait aussi partie intégrante de cette première levée du Grand Chelem de l'année. Et pas uniquement sous la forme de fonds sonores dans Garden Square, le grand jardin situé à l'ombre de la Rod Laver Arena, où le public pique-nique en regardant sur un écran géant les volées amorties de Roger Federer ou les aces de Serena Williams. Des concerts regroupant des artistes locaux animent chaque soir les nuits tennistiques melbourniennes qui s'achèvent régulièrement aux petites heures.Ce n'est pas pour rien que l'Australian Open a été baptisé le Happy Slam, le Grand Chelem Joyeux. Aucun tournoi n'a sans doute, en effet, donné autant de raisons aux amateurs de tennis d'acheter des tickets et de s'offrir, vu qu'il s'agit des vacances d'été Down Under, une sortie idéale en famille. L'ambiance décontractée est d'ailleurs matérialisée par le fait qu'il y a même moyen de se rendre à Melbourne Park en... tram.Cela paraît d'un autre temps avec les métros qui pullulent dans les grandes métropoles, mais c'est pourtant la réalité. Melbourne Park se situant en plein centre-ville, il suffit de monter dans le tram 70, qui relie les Docklands, c'est-à-dire le port, à Wattle Park, pour arriver pile poil face à l'entrée de la Rod Laver Arena, où se produisent les Nadal, Murray et Sharapova. Et le meilleur de l'histoire, c'est que pour ceux qui possèdent un ticket, le tram est gratuit!Malgré le trajet en avion et le décalage horaire, la majorité des joueurs et des joueuses, Novak Djokovic, le quintuple vainqueur en tête, adore venir en Australie et échapper aux frimas européens et nord-américains. Parfum d'eucalyptus, soleil à profusion, organisation impeccable, ambiance festive, tout est réuni sous l'oeil des kangourous et des koalas pour qu'ils sortent leurs plus beaux coups de raquette et fassent de ce tournoi un fascinant rendez-vous. David Goffin, le n°1 belge, ne s'y est pas trompé. Le Liégeois, 25 ans, qui a mené la Belgique en finale de la Coupe Davis l'automne dernier, n'a encore jamais dépassé le stade du deuxième tour à l'Australian Open, mais cela ne l'a pas empêché de prendre le chemin de Melbourne avant même la Noël, afin de mettre un maximum d'atouts de son côté. Il s'y est notamment entraîné, par 40 degrés, avec Marin Cilic, le vainqueur de l'US Open 2014. On verra, ces quinze prochains jours, si la tactique était la bonne...Serge Fayat