Il ne faut pas avoir fait l'effort de comprendre les règles du World Team Tennis (WTT) pour apprécierle retour en forme de Kim Clijsters. Plus qu'un réveil aux ambitions, c'est au renouveau d'une marqueque les suiveurs ont eu l'occasion d'assister, le plus souvent depuis leur canapé. À Greenbrier, en Virginie-Occidentale, la quadruple lauréate en Grand Chelem a enchainé les (mini)succès probants, retrouvé la confiance, sa première balle et des soubresauts de sasouplesse d'antan. Trois éléments indispensables pour ne pas transformer ce come-back improbableen délire oubliable.

Gagner cinq bouts de matches à la suite, c'est une chose, s'imposer contre des joueuses de la trempede Sofia Kenin (4e à la WTA) ou Sloane Stephens (37e) en est une autre. Les deux anciennes lauréates de l'Open d'Australie 2020 et de l'US Open 2017 étaient pourtant aux premières loges pourassister au rebond d'une championne visiblement très peu touchée par les commentaires peu élogieux sur son état de forme après ses deux premières sorties pré-Covid. Deux défaites alors inégales contre des joueuses de premier plan - Garbiñe Muguruza et Johanna Konta - qui avaient fait craindre un bide, mais révélé le contours de ce qui apparait aujourd'hui plus précis.

Dans la victoire, comme dans la défaite, Kim Clijsters tire le circuit féminin vers le haut. Souriante, avenante et de bon conseil, l'attitude affichée par Clijsters ces derniers jours aux États-Unis dans le cadre des WTT, où neuf villes américaines s'affrontent, renforcent l'image d'une sportive épanouie, mais surtout d'une communicante hors pair.

Celle qui fut pendant longtemps la joueuse préférée des suiveurs réguliers de la WTA (journalistes, agents, organisateurs de tournois) au temps de sa splendeur, est restée la personne humble et débonnaire de l'époque. Plus que jamais, sa troisième carrière ne dément pas les standards du début du siècle. À la voir s'amuser et enchaîner les points sur le très chic site du "Greenbrier resort", la Limbourgeoise est déjà redevenue ce bourreau souriant. Cette passionnée capable de vous enfoncersur le court, mais de vous réconforter en dehors. "Je ne savais pas comment réagir quand on m'a dit que j'allais jouer en mixte avec elle", a déclaré Neal Skupski (29e mondial en double à l'ATP) à la presse américaine. "J'étais comme perdu. De quel côté vais-je jouer ? Mais en fait, avec elle, vous faites tout ce que vous voulez faire. Ça a très bien marché."

Qualifiée de "personne la plus douce du monde" par l'entraîneur de son équipe des New York Empire, Luke Jensen, Kim Clijsters ne fait pas l'unanimité que dans son propre camp. "Kim est géniale", déclarait encore Bethanie Mattek-Sands, des Chicago Smash. "Nous étions tous ravis de son grand retour cette année. C'est génial qu'elle soit là." Un rapide micro-trottoir qui dit que si son retour est toujours en sursis sportivement à cause du Covid 19, il est déjà nettement plus avancé d'un point de vue mondain.

Comptez les pros et les antis n'est pas encore l'essentiel en 2020, mais cela pourrait le devenir dans un futur proche. Parce qu'à 37 ans et tout juste déménagée dans le New Jersey, Kim Clijsters planche évidemment déjà sur l'avenir. En politique internationale, on vanterait son soft power, ce pouvoir de conviction si important dans la gestion des équilibres. Dans le tennis pro, on se contentera de dire qu'avec une telle cote de sympathie, toutes les portes sont désormais ouvertes pour Kim Clijsters. Un signe, peut-être, qu'indépendamment de ce à quoi ressemblera le palmarès de Kim dans un an, c'est en dehors des courts qu'il faut chercher les contours de la Kim de demain. Certains la disent destinée aux plus hautes fonctions sportives, d'autres la rêvent en ambassadrice d' une WTA en panne d'image et beaucoup en feraient bien leur coach. Un champ des possibles qui ne se réduira qu'à condition de faire un choix. Ne lui posez pas la question aujourd'hui, Kim vous rirait au nez. Une seconde nature chez elle, qui pourrait à nouveau la mener sur le toit de la planète tennis.

Il ne faut pas avoir fait l'effort de comprendre les règles du World Team Tennis (WTT) pour apprécierle retour en forme de Kim Clijsters. Plus qu'un réveil aux ambitions, c'est au renouveau d'une marqueque les suiveurs ont eu l'occasion d'assister, le plus souvent depuis leur canapé. À Greenbrier, en Virginie-Occidentale, la quadruple lauréate en Grand Chelem a enchainé les (mini)succès probants, retrouvé la confiance, sa première balle et des soubresauts de sasouplesse d'antan. Trois éléments indispensables pour ne pas transformer ce come-back improbableen délire oubliable.Gagner cinq bouts de matches à la suite, c'est une chose, s'imposer contre des joueuses de la trempede Sofia Kenin (4e à la WTA) ou Sloane Stephens (37e) en est une autre. Les deux anciennes lauréates de l'Open d'Australie 2020 et de l'US Open 2017 étaient pourtant aux premières loges pourassister au rebond d'une championne visiblement très peu touchée par les commentaires peu élogieux sur son état de forme après ses deux premières sorties pré-Covid. Deux défaites alors inégales contre des joueuses de premier plan - Garbiñe Muguruza et Johanna Konta - qui avaient fait craindre un bide, mais révélé le contours de ce qui apparait aujourd'hui plus précis. Dans la victoire, comme dans la défaite, Kim Clijsters tire le circuit féminin vers le haut. Souriante, avenante et de bon conseil, l'attitude affichée par Clijsters ces derniers jours aux États-Unis dans le cadre des WTT, où neuf villes américaines s'affrontent, renforcent l'image d'une sportive épanouie, mais surtout d'une communicante hors pair.Celle qui fut pendant longtemps la joueuse préférée des suiveurs réguliers de la WTA (journalistes, agents, organisateurs de tournois) au temps de sa splendeur, est restée la personne humble et débonnaire de l'époque. Plus que jamais, sa troisième carrière ne dément pas les standards du début du siècle. À la voir s'amuser et enchaîner les points sur le très chic site du "Greenbrier resort", la Limbourgeoise est déjà redevenue ce bourreau souriant. Cette passionnée capable de vous enfoncersur le court, mais de vous réconforter en dehors. "Je ne savais pas comment réagir quand on m'a dit que j'allais jouer en mixte avec elle", a déclaré Neal Skupski (29e mondial en double à l'ATP) à la presse américaine. "J'étais comme perdu. De quel côté vais-je jouer ? Mais en fait, avec elle, vous faites tout ce que vous voulez faire. Ça a très bien marché."Qualifiée de "personne la plus douce du monde" par l'entraîneur de son équipe des New York Empire, Luke Jensen, Kim Clijsters ne fait pas l'unanimité que dans son propre camp. "Kim est géniale", déclarait encore Bethanie Mattek-Sands, des Chicago Smash. "Nous étions tous ravis de son grand retour cette année. C'est génial qu'elle soit là." Un rapide micro-trottoir qui dit que si son retour est toujours en sursis sportivement à cause du Covid 19, il est déjà nettement plus avancé d'un point de vue mondain.Comptez les pros et les antis n'est pas encore l'essentiel en 2020, mais cela pourrait le devenir dans un futur proche. Parce qu'à 37 ans et tout juste déménagée dans le New Jersey, Kim Clijsters planche évidemment déjà sur l'avenir. En politique internationale, on vanterait son soft power, ce pouvoir de conviction si important dans la gestion des équilibres. Dans le tennis pro, on se contentera de dire qu'avec une telle cote de sympathie, toutes les portes sont désormais ouvertes pour Kim Clijsters. Un signe, peut-être, qu'indépendamment de ce à quoi ressemblera le palmarès de Kim dans un an, c'est en dehors des courts qu'il faut chercher les contours de la Kim de demain. Certains la disent destinée aux plus hautes fonctions sportives, d'autres la rêvent en ambassadrice d' une WTA en panne d'image et beaucoup en feraient bien leur coach. Un champ des possibles qui ne se réduira qu'à condition de faire un choix. Ne lui posez pas la question aujourd'hui, Kim vous rirait au nez. Une seconde nature chez elle, qui pourrait à nouveau la mener sur le toit de la planète tennis.