Le premier come-back de Kim Clijsters a été un succès. Elle a remporté deux autres tournois du Grand Chelem (US Open 2010 et Australian Open 2011) et est redevenue numéro un mondiale mais son corps lui a de nouveau joué des tours. Après l'US Open 2012, elle a jeté l'éponge. C'est pourquoi l'annonce de ce deuxième Kimback a surpris tout le monde.

Ou presque. Car la société de production De Mensen était dans le secret. À la demande de Clijsters et de son nouvel agent, Bob Laes, cela fait six mois qu'elle prépare un documentaire sur son come-back. Elle a aussi préparé la vidéo annonçant le début de sa troisième carrière. Tout était donc bien réfléchi.

"Puis-je être à la fois une bonne mère pour mes trois enfants et une bonne joueuse de tennis?", se demande-t-elle. Elle veut essayer. Ses chances de réussite? Le corps de Kim I était instable. Kim II avait beaucoup travaillé, fait de la prévention, de la souplesse et de la posture. Elle était aussi plus forte mentalement.

Kim III, encore un peu joufflue, n'a sans doute pas perdu grand-chose de ses qualités techniques. Elle a déjà contré la puissance des Williams tout en finesse mais le temps ne pardonne pas. Chez les hommes, les trentenaires se portent bien mais aucun des membres du Big Three n'a quitté le circuit pendant sept ans. Et à 36 ans, on est moins souple, moins rapide, moins explosive.

Kim III disputera moins de tournois que Kim II. Elle se focalisera sur les grands rendez-vous, où les directeurs de tournois lui donneront des wild cards. Avec, dans un coin de sa tête, les Jeux Olympiques de Tokyo. En double, aux côtés de Mertens, actuellement deuxième mondiale de la spécialité.

Elise pourra choisir elle-même sa partenaire, à condition que celle-ci figure dans le top 300. Et ça ne fait aucun doute. En 2003, Kim a remporté Roland Garros et Wimbledon en double aux côtés d'Ai Sugiyama. Le double, c'est la discipline idéale pour les corps usés. Comme celui de Martina Navratilova qui, en 2006, à près de 50 ans, avait remporté le double mixte à New York...