"Le problème, c'est que les gens présentent les superstars du sport comme des Superman, comme si nous étions des sur-hommes", a-t-il expliqué lors d'un point-presse. "Je ne me vois pas comme ça, la perfection n'existe pas, tout le monde a ses défauts, moi aussi", a insisté l'ancien N.1 mondial.

Federer, 37 ans, est devenu samedi en battant le Grec Stefanos Tsitsipas (6-4, 6-4) en finale du tournoi de Dubaï le deuxième joueur de l'histoire, après l'Américain Jimmy Connors, à atteindre le chiffre mythique des 100 tournois gagnés sur le circuit masculin.

"Je n'ai jamais cru que c'était quelque chose que je pourrais faire, j'ai seulement commencé à y penser lors des deux derniers mois quand je suis arrivé à 96 ou 97 victoires", a assuré le joueur aux vingt titres du Grand Chelem.

Il avait décroché son 99e titre en octobre dernier lors de "son" tournoi à domicile à Bâle, mais il était passé à côté de la 100e victoire, à Paris-Bercy (défaite en demi-finales), lors du Masters de Londres (défaite en demi-finales) et à l'Open d'Australie (élimination en 8e de finale).

"C'est bien d'y être parvenu à la première tentative dans une finale, plutôt qu'on entende à chaque tournoi +Est-ce qu'il va y arriver cette fois?", a relevé Federer. "Tout le monde en aurait eu marre, les autres joueurs en particulier", a souri le maestro suisse.

Federer a assuré que chacun de ses 100 titres avait "une signification particulière" pour lui. "Certains sont plus importants que d'autres, plus beaux que d'autres, mais ils sont tous spéciaux", a-t-il noté.