Federer dit enfin oui à Paris!

31/10/18 à 10:10 - Mise à jour à 10:09

Source: Afp

Le suspense aura duré 48 heures mais Roger Federer a fini par dire oui au Masters 1000 de Paris. Pour la première fois depuis trois ans, le Suisse aux vingt couronnes en Grand Chelem va jouer dans la capitale française.

Federer dit enfin oui à Paris!

Roger Federer dit enfin oui à Paris! © ISOPIX

Depuis son neuvième sacre à Bâle dimanche, c'était la question qui agitait organisateurs, journalistes et spectateurs: Federer allait-il, enfin, faire le déplacement pour le tournoi parisien ou le zapper une fois de plus ? La réponse est tombée vers 16h00, de la bouche du principal intéressé, après deux jours à guetter ses moindres faits et gestes, de son arrivée à Paris à son premier entraînement à Bercy, débuté peu après 14h30.

"Je sens que c'est mieux pour moi de jouer des matches plutôt que de rester à l'entraînement, tant que je n'ai pas le sentiment de prendre des risques au niveau physique en vue de Londres", qui accueille le Masters de fin d'année (11-18 novembre), réunissant les huit meilleurs joueurs de la saison, "ou pour la suite de ma carrière", a expliqué le Suisse en conférence de presse, à la sortie d'une quarantaine de minutes d'entraînement.

"J'ai le sentiment d'avoir bien récupéré de la semaine dernière. Aujourd'hui (mardi), je me sens bien", a-t-il ajouté, deux jours après son neuvième sacre à Bâle, dans sa ville natale.

- Raonic pour débuter -

Exempté de premier tour, le N.3 mondial affrontera mercredi le redoutable serveur canadien Milos Raonic (21e), tombeur au bout d'un match de près de trois heures de Jo-Wilfried Tsonga.

Sa participation entérinée, Federer, 37 ans et une deuxième partie de saison fade par rapports à ses standards, reste très prudent sur ses chances de soulever dimanche un historique centième trophée, lui qui ne s'est imposé qu'une fois dans la salle parisienne, en 2011.

"C'est très compliqué de gagner cinq matches d'affilée, en cinq jours, dans un tournoi de ce calibre-là", d'autant plus "avec le retour de Nadal et Djokovic tellement en forme", a estimé le Suisse, en qualifiant son tirage de "difficile".

Centième de Roger ou pas, après une édition 2017 décimée (forfait de Federer et Djokovic, abandon de Nadal avant son quart de finale), les organisateurs, le directeur de l'épreuve Guy Forget en tête, poussent un soupir de soulagement.

- Djokovic toujours impérial -

Novak Djokovic lui n'a pas laissé s'installer très longtemps le suspense pour son entrée en lice dans le tournoi. Légèrement accroché au premier set face au Portugais Joao Sousa, le Serbe, lancé dans un duel avec Rafael Nadal cette semaine pour tenter de lui ravir le trône mondial, s'est bien repris pour finalement s'imposer et deux sets 7-5, 6-1. S'il a semblé un peu nerveux au premier set, "Nole" a assuré ne pas l'avoir été "plus que d'habitude en tout cas."

"Quand on joue ce genre de match, il faut amener de l'intensité, un peu de tension, mais rien d'inhabituel", a-t-il confié.

Il affrontera en 8e de finale le Bosniaque Damir Dzumhur, tombeur du Grec Tsitsipas.

Le tour de l'Espagnol, à l'arrêt depuis début septembre (genou), viendra mercredi, contre Verdasco (27e).

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