Après une tournée australienne soldée par deux défaites en deux rencontres, David Goffin a remporté le cinquième titre de sa carrière sur le sol français. Probablement au moment où on s'y attendait le moins. Tête de série numéro deux, mais pas favori au vu de ses derniers résultats, le Belge a pris confiance dès son premier tour face au méconnu Benjamin Bonzi en gagnant une bataille en trois sets, arrachée 7-5 dans la troisième manche.

En quart de finale, il a solidement battu le redoutable Lorenzo Sonego avant de batailler en demi face au surprenant Egor Gerasimov, en trois sets. Sans surprise, Roberto Bautista Agut l'attendait en finale. Tête de série numéro un et treizième joueur mondial, l'Espagnol visait un dixième titre sur le circuit ATP, mais le résident monégasque s'est montré plus solide pour l'emporter à nouveau en trois manches.

Et si la particularité de Goffin était de surprendre quand on ne l'attend pas ? Tout le monde a à l'esprit son féérique Roland-Garros 2012, stoppé en huitièmes de finale par un certain Roger Federer en quatre sets à seulement 21 ans. Victorieux ensuite de son tout premier titre ATP en 2014 sur les terres autrichiennes du régional de l'étape, Dominic Thiem, le Liégeois était, jadis, souvent comparé au vainqueur de l'US Open 2020.

L'actuel disciple de Germain Gigounon a confirmé quelques semaines plus tard en remportant un deuxième titre, à Metz. Mais David a eu du mal à ajouter des étoiles à son palmarès et confirmer cet énorme potentiel, en butant notamment plusieurs fois en finale. Des défaites en 2014 à Bâle, en 2015 à 's-Hertogenbosch et Gstaad, en 2016 à Tokyo et trois nouvelles désillusions en 2017 : à Sofia, Rotterdam et enfin, la plus retentissante, aux Masters face à Grigor Dimitrov, où il n'était, à nouveau, pas attendu. Sans oublier les finales de Coupe Davis en 2015 et 2017 lors desquelles il a amené les hommes de Johan Van Herck aux portes de la victoire.

Il a fallu attendre la fin de sa meilleure saison, 2017, pour qu'il inscrive deux nouveaux titres à son palmarès, et ce à nouveau en l'espace de quelques semaines : Shenzhen et Tokyo. En 2019 il a encore échoué en finale sur gazon, à Halle, mais a atteint pour la première fois de sa carrière la finale d'un Masters 1000 à Cincinatti, où il s'est incliné face à Daniil Medvedev.

Ce dimanche, Goffin a donc ajouté un cinquième titre tant espéré, mais peu attendu, et en tant qu'homme de séries, il essaiera d'aller glaner une cinquième couronne à Rotterdam dès cette semaine.

Mariano Spitzer (st.)

Après une tournée australienne soldée par deux défaites en deux rencontres, David Goffin a remporté le cinquième titre de sa carrière sur le sol français. Probablement au moment où on s'y attendait le moins. Tête de série numéro deux, mais pas favori au vu de ses derniers résultats, le Belge a pris confiance dès son premier tour face au méconnu Benjamin Bonzi en gagnant une bataille en trois sets, arrachée 7-5 dans la troisième manche. En quart de finale, il a solidement battu le redoutable Lorenzo Sonego avant de batailler en demi face au surprenant Egor Gerasimov, en trois sets. Sans surprise, Roberto Bautista Agut l'attendait en finale. Tête de série numéro un et treizième joueur mondial, l'Espagnol visait un dixième titre sur le circuit ATP, mais le résident monégasque s'est montré plus solide pour l'emporter à nouveau en trois manches.Et si la particularité de Goffin était de surprendre quand on ne l'attend pas ? Tout le monde a à l'esprit son féérique Roland-Garros 2012, stoppé en huitièmes de finale par un certain Roger Federer en quatre sets à seulement 21 ans. Victorieux ensuite de son tout premier titre ATP en 2014 sur les terres autrichiennes du régional de l'étape, Dominic Thiem, le Liégeois était, jadis, souvent comparé au vainqueur de l'US Open 2020. L'actuel disciple de Germain Gigounon a confirmé quelques semaines plus tard en remportant un deuxième titre, à Metz. Mais David a eu du mal à ajouter des étoiles à son palmarès et confirmer cet énorme potentiel, en butant notamment plusieurs fois en finale. Des défaites en 2014 à Bâle, en 2015 à 's-Hertogenbosch et Gstaad, en 2016 à Tokyo et trois nouvelles désillusions en 2017 : à Sofia, Rotterdam et enfin, la plus retentissante, aux Masters face à Grigor Dimitrov, où il n'était, à nouveau, pas attendu. Sans oublier les finales de Coupe Davis en 2015 et 2017 lors desquelles il a amené les hommes de Johan Van Herck aux portes de la victoire. Il a fallu attendre la fin de sa meilleure saison, 2017, pour qu'il inscrive deux nouveaux titres à son palmarès, et ce à nouveau en l'espace de quelques semaines : Shenzhen et Tokyo. En 2019 il a encore échoué en finale sur gazon, à Halle, mais a atteint pour la première fois de sa carrière la finale d'un Masters 1000 à Cincinatti, où il s'est incliné face à Daniil Medvedev. Ce dimanche, Goffin a donc ajouté un cinquième titre tant espéré, mais peu attendu, et en tant qu'homme de séries, il essaiera d'aller glaner une cinquième couronne à Rotterdam dès cette semaine. Mariano Spitzer (st.)