David, qu'est-ce que cela vous fait d'être pour la première fois en quart de finale d'un tournoi du Grand Chelem ?

"Ce n'est que du bonheur ! Ces trois derniers jours ont été très fatigants. Durant deux jours, nous n'avons presque pas joué. C'était un peu l'enfer. C'est un match qui avait débuté difficilement pour moi, avec les conditions climatiques. Nous n'avions joué que trois jeux hier et c'était mal parti. Finalement j'ai réussi à disputer un bon match quand je suis remonté sur le terrain. On va savourer ça, même si demain, c'est déjà reparti."

Vous êtes-vous prouvé quelque chose, par exemple en matière de gestion de pression ?

"Je n'essaie pas de me prouver quelque chose. Atteindre les quarts de finale n'était pas spécialement un objectif, mais je suis très fier d'y être arrivé. Ce n'était pas une obsession en termes de classement ou de résultat. J'ai simplement cherché à faire le maximum pour que cela se produise. Cela prouve que le travail fourni a payé. Après ça, on se sent vraiment fier et heureux."

Dans quel état d'esprit êtes-vous arrivé à Roland Garros ?

"Je suis arrivé avec pas mal de confiance après une bonne semaine à Rome où j'avais retrouvé mon niveau et signé plusieurs belles victoires. Les sensations étaient excellentes, tant sur le plan tennistique que physique. J'avais également bien pu m'entraîner ici à Paris. Bref, mon jeu était bien en place. J'étais prêt."

Vous avez livré un excellent début de saison, atteignant les demi-finales à Indian Wells et Miami. Comment expliquez-vous cette progression ?

"J'ai beaucoup travaillé. J'essaye de m'améliorer dans tous les domaines, d'être plus offensif, de gagner en constance et en solidité. Je me sens de mieux en mieux sur terre battue. J'ai l'habitude d'évoluer sur cette surface depuis tout petit mais je suis encore plus puissant, plus solide qu'avant."

Lire le compte-rendu du match

De quoi êtes-vous le plus satisfait ici à Paris ?

"De la manière dont je gère la pression. Il y a beaucoup d'engouement autour de ce tournoi de la part des Belges. Tout le monde fait le déplacement, les supporters, les journalistes. Je ne dirais pas que j'ai l'habitude, mais je gère ça de mieux en mieux. C'est l'expérience. Hier, je n'étais pas dans le coup. J'étais presque sûr qu'on n'allait pas jouer mais ils ont tout de même voulu qu'on essaie. Il pleuvait sur le terrain. Je voulais rentrer. Aujourd'hui, je suis remonté sur le terrain avec de meilleures intentions. Même si j'ai perdu le premier set, je me suis immédiatement remis en selle."

Le regard des autres aussi a changé à votre égard ces derniers mois. De plus en plus de grands joueurs comme Djokovic, Nadal et Murray sont ravis de s'entraîner avec vous. Cela doit faire plaisir ?

"C'est une chance de pouvoir s'entraîner avec ces gars-là. Avec Murray et Nadal, l'intensité est incroyable. A chaque balle, chaque minute. Les heures comptent en quelque sorte double. J'essaie de m'accrocher et à chaque fois cela fonctionne. C'est peut-être pour cela qu'ils sont contents de jouer avec moi... (sourire)"

Rafael Nadal, que vous auriez dû rencontrer en quart de finale, vous a en outre fait un beau compliment ici à Paris, en affirmant que vous aviez clairement le niveau du Top 10...

"Cela fait plaisir bien d'avoir un compliment de Rafa. Il a dit que j'allais monter au classement, il n'y a plus tellement de places devant. (sourire). Le Top 10, on m'en parle beaucoup, mais ce n'est pas en l'évoquant que je vais y arriver. Je dois surtout me focaliser sur la manière de progresser."

Ce jeudi, vous affronterez votre ami Dominic Thiem. On se dit "chouette on joue un ami" ou "zut on joue un ami" ?

"Pour moi, c'est plutôt chouette parce que je sais qu'il y aura une bonne ambiance sur le court. On ne se fera pas de cadeau mais l'ambiance et le respect seront là. Ce sera très difficile contre Dominic. Il joue très bien sur terre battue, c'est sa surface. Il a des frappes très lourdes du fond du court et il sert très bien. C'est notre premier quart de finale. Cela va être serré. Je l'ai déjà battu, lui aussi sur terre battue. Ce sera un match intéressant. J'espère gagner."

Propos recueillis par notre correspondant à Paris Serge Fayat

"Ce n'est que du bonheur ! Ces trois derniers jours ont été très fatigants. Durant deux jours, nous n'avons presque pas joué. C'était un peu l'enfer. C'est un match qui avait débuté difficilement pour moi, avec les conditions climatiques. Nous n'avions joué que trois jeux hier et c'était mal parti. Finalement j'ai réussi à disputer un bon match quand je suis remonté sur le terrain. On va savourer ça, même si demain, c'est déjà reparti.""Je n'essaie pas de me prouver quelque chose. Atteindre les quarts de finale n'était pas spécialement un objectif, mais je suis très fier d'y être arrivé. Ce n'était pas une obsession en termes de classement ou de résultat. J'ai simplement cherché à faire le maximum pour que cela se produise. Cela prouve que le travail fourni a payé. Après ça, on se sent vraiment fier et heureux.""Je suis arrivé avec pas mal de confiance après une bonne semaine à Rome où j'avais retrouvé mon niveau et signé plusieurs belles victoires. Les sensations étaient excellentes, tant sur le plan tennistique que physique. J'avais également bien pu m'entraîner ici à Paris. Bref, mon jeu était bien en place. J'étais prêt.""J'ai beaucoup travaillé. J'essaye de m'améliorer dans tous les domaines, d'être plus offensif, de gagner en constance et en solidité. Je me sens de mieux en mieux sur terre battue. J'ai l'habitude d'évoluer sur cette surface depuis tout petit mais je suis encore plus puissant, plus solide qu'avant."Lire le compte-rendu du match"De la manière dont je gère la pression. Il y a beaucoup d'engouement autour de ce tournoi de la part des Belges. Tout le monde fait le déplacement, les supporters, les journalistes. Je ne dirais pas que j'ai l'habitude, mais je gère ça de mieux en mieux. C'est l'expérience. Hier, je n'étais pas dans le coup. J'étais presque sûr qu'on n'allait pas jouer mais ils ont tout de même voulu qu'on essaie. Il pleuvait sur le terrain. Je voulais rentrer. Aujourd'hui, je suis remonté sur le terrain avec de meilleures intentions. Même si j'ai perdu le premier set, je me suis immédiatement remis en selle." "C'est une chance de pouvoir s'entraîner avec ces gars-là. Avec Murray et Nadal, l'intensité est incroyable. A chaque balle, chaque minute. Les heures comptent en quelque sorte double. J'essaie de m'accrocher et à chaque fois cela fonctionne. C'est peut-être pour cela qu'ils sont contents de jouer avec moi... (sourire)""Cela fait plaisir bien d'avoir un compliment de Rafa. Il a dit que j'allais monter au classement, il n'y a plus tellement de places devant. (sourire). Le Top 10, on m'en parle beaucoup, mais ce n'est pas en l'évoquant que je vais y arriver. Je dois surtout me focaliser sur la manière de progresser.""Pour moi, c'est plutôt chouette parce que je sais qu'il y aura une bonne ambiance sur le court. On ne se fera pas de cadeau mais l'ambiance et le respect seront là. Ce sera très difficile contre Dominic. Il joue très bien sur terre battue, c'est sa surface. Il a des frappes très lourdes du fond du court et il sert très bien. C'est notre premier quart de finale. Cela va être serré. Je l'ai déjà battu, lui aussi sur terre battue. Ce sera un match intéressant. J'espère gagner."Propos recueillis par notre correspondant à Paris Serge Fayat