Ce week-end, l'équipe belge de Coupe Davis dispute, dans les installations du Primerose à Bruxelles, un match de barrage pour l'accès au groupe mondial. Son adversaire, la Suède, ne devrait pas poser de problème à David Goffin et Cie puisque son meilleur joueur, Robin Söderling, souffre d'une forme compliquée de mononucléose depuis un an et demi. Quant au reste de l'équipe, il incarne le malaise du tennis suédois. Michael Ryderstedt et Markus Eriksson, les deux joueurs alignés en simple, ne figurent même pas parmi le Top 450 mondial.

Ce pays, qui constituait jadis un exemple - il a fourni des générations entières de grands joueurs comme Borg, Wilander, Edberg, Enqvist et Norman, n'en touche plus une depuis des années. Et son avenir ne s'annonce pas rose.

En 1987, pas moins de 18 Suédois s'étaient fait une place dans le tableau final de Roland Garros. Cette année, il n'y en avait pas un seul. Pourquoi ? "Nous avons trop longtemps cru que nous pouvions continuer à miser sur la formule suédoise qui consistait à être fort tactiquement et physiquement", dit Johan Sjögren, directeur technique de la fédération. "Nous avons oublié de tenir compte de l'évolution technique du sport et de former des coaches. Ils sont d'ailleurs sous-payés chez nous."

Le manque de terrains de tennis dans ce pays étendu pourrait également être une des raisons de l'absence actuelle de grands joueurs. À cause de cela, ce sport perd en popularité au profit du football, du hockey sur glace ou du handball. D'anciens professionnels comme Magnus Norman, Niklas Kulti et Mikael Tillström ont lancé une académie de tennis à Stockholm mais si la Suède perd ce week-end en Belgique et quitte pour la première fois de son histoire le groupe mondial de Coupe Davis, la discipline risque encore de s'en ressentir.

Filip Dewulf, pour Sport/Foot Magazine

Ce week-end, l'équipe belge de Coupe Davis dispute, dans les installations du Primerose à Bruxelles, un match de barrage pour l'accès au groupe mondial. Son adversaire, la Suède, ne devrait pas poser de problème à David Goffin et Cie puisque son meilleur joueur, Robin Söderling, souffre d'une forme compliquée de mononucléose depuis un an et demi. Quant au reste de l'équipe, il incarne le malaise du tennis suédois. Michael Ryderstedt et Markus Eriksson, les deux joueurs alignés en simple, ne figurent même pas parmi le Top 450 mondial. Ce pays, qui constituait jadis un exemple - il a fourni des générations entières de grands joueurs comme Borg, Wilander, Edberg, Enqvist et Norman, n'en touche plus une depuis des années. Et son avenir ne s'annonce pas rose. En 1987, pas moins de 18 Suédois s'étaient fait une place dans le tableau final de Roland Garros. Cette année, il n'y en avait pas un seul. Pourquoi ? "Nous avons trop longtemps cru que nous pouvions continuer à miser sur la formule suédoise qui consistait à être fort tactiquement et physiquement", dit Johan Sjögren, directeur technique de la fédération. "Nous avons oublié de tenir compte de l'évolution technique du sport et de former des coaches. Ils sont d'ailleurs sous-payés chez nous." Le manque de terrains de tennis dans ce pays étendu pourrait également être une des raisons de l'absence actuelle de grands joueurs. À cause de cela, ce sport perd en popularité au profit du football, du hockey sur glace ou du handball. D'anciens professionnels comme Magnus Norman, Niklas Kulti et Mikael Tillström ont lancé une académie de tennis à Stockholm mais si la Suède perd ce week-end en Belgique et quitte pour la première fois de son histoire le groupe mondial de Coupe Davis, la discipline risque encore de s'en ressentir. Filip Dewulf, pour Sport/Foot Magazine